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Protéger les hommes, pas les profits

Cinq raisons de voter pirate

Ils ont surgi de toutes les mers, bravé des océans de paperasse, formé leurs équipages, remué codes électoraux et imprimeurs, et dimanche, ils/elles seront 101 candidat(e)s et autant de suppléant(e)s à l’abordage du Palais Bourbon. Souquez les artimuses !

Depuis quelques jours, sur les panneaux électoraux, devant les écoles, d’étranges affiches vertes et mauves fleurissent. Le Parti Pirate se présente pour la première fois à un scrutin national. Pour beaucoup, il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié). D’autres savent que des Partis Pirates existent déjà dans plusieurs dizaines de pays, notamment en Suède et en Allemagne où ils comptent de nombreux élus.

La plupart sont de jeunes moussaillons, certains de vieux loups de mer, aucun n’a fait de la politique son métier, nul apparatchik, tous sont des citoyens espérant relancer la démocratie.

Il y a mille raisons de monter à bord et de voter Pirate le 10 juin prochain.
En voici cinq:

  1. Mettre à jour la démocratie
  2. Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages
  3. Nous libérer de la prolifération des fichages
  4. Construire un parti internationaliste
  5. Financer un jeune parti

Mettre à jour la démocratie

La République est rongée par la collusion entre les pouvoirs économiques, politiques et judiciaires. Agissons afin de prévenir les conflits d’intérêts : nous réclamons une justice réellement indépendante avec, notamment, la création d’un Conseil supérieur de la justice, autonome. Nous visons une vie politique transparente et participative, traquant les conflits d’intérêt, le cumul de mandats à plein temps et le financement occulte des partis. Les citoyens doivent pouvoir harponner le Parlement via des pétitions par Internet, comme en Allemagne. Les entreprises en contrat avec l’État doivent publier leurs marges. L’État dispose d’un butin gigantesque de données déjà financées par les citoyens. Propulser dans les tuyaux d’Internet ces données pourraient permettre à des entreprises de prospérer, à des citoyens d’améliorer leurs projets collaboratifs et à tous de veiller à la qualité et à l’usage de ces données.

Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages

Avec le développement d’Internet, la société a changé. Les pratiques culturelles aussi. Le partage des œuvres est aujourd’hui une pratique courante. Pourtant, la classe politique traditionnelle, légiférant sous l’influence des industries dites culturelles, persiste à réprimer le partage. Le Parti Pirate veut synchroniser la législation et les pratiques en légalisant le partage non-marchand sur Internet. Voulons-nous « affamer les artistes » ? Non. De nombreuses études démontrent que ceux qui piratent le plus sont ceux qui achètent le plus. Nous souhaitons proposer d’autres formes de financement de la production artistique et culturelle, par un changement de la législation et une volonté politique innovante.

Nous libérer de la prolifération des fichages

LOPPSI, PNR, Cristina, Base-élève, CEL : Stop ! Nous sommes victimes de la spirale inflationniste des fichiers que produit l’administration pour quadriller la population. Quelles garanties avons-nous contre le croisement des fichiers? Et que dire des fichiers privés, collectés à notre insu et sans surveillance? En 1974, la légereté avec laquelle l’État traitait les données personnelles faisait scandale et aboutissait à la création de la CNIL. Presque quarante ans plus tard, les garde-fous ont sauté. Il faut reprendre le contrôle des fichiers et encadrer les dispositifs de surveillance au sens large : limiter la vidéosurveillance, anonymiser les cartes de transport, faire respecter la confidentialité des échanges privés (courriels, etc).

Protéger les hommes, pas les profits

Protéger les hommes, pas les profits

Construire un parti internationaliste

Les Pirates ont débarqué en 2006 en Suède, sur un coup de bluff d’un programmeur. Le nom était un pied de nez à ceux qui stigmatisent le partage culturel. Aujourd’hui, les Pirates sont présents au Parlement Européen. Qu’ils soient de Catalogne, de Suède, d’Allemagne ou de France, tous partagent les mêmes valeurs et déplorent le manque de démocratie de l’Union. Le Parlement Européen est capitaine de corvette : il devrait être amiral. C’est pourquoi tous les Pirates d’Europe présenteront un programme commun lors des prochaines élections européennes. Un premier pas vers une culture politique commune aux 27… voire au-delà : le mouvement Pirate s’étend déjà à tous les continents du globe.

Financer un jeune parti

Dimanche dernier, les quatre candidats du Parti Pirate de France qui se présentaient pour les circonscriptions des Français de l’Etranger ont tous obtenu plus d’1% des voix. Ces résultats indiquent où le vent souffle. Il nous porte. Si, de la centaine de candidats Pirates présents en métropole et outre-mer, la moitié au moins obtient un score similaire ce dimanche, alors notre navire aura de quoi s’offrir de nouvelles voiles et préparer les prochaines échéances. Car s’ouvrirait alors le financement public des partis, soit 8,15€ par voix sur cinq ans. Le «vote utile» prendra alors un tout autre sens.

Montez à bord. Le 10 juin, hackons les élections. Votez Pirate.

Voilà une foire aux questions pour savoir comment et où voter pirate. Pour ceux qui se demandent déjà quelle sera notre stratégie de l’entre-deux tours.

Vous pouvez retrouver le programme du Parti Pirate, rédigé et voté par ses adhérents et contacter directement les candidats.

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Internetwahl für die Parlamentswahlen in Frankreich: Eine bewiesene Sicherheitslücke

Ein Hacker hat gezeigt, dass es möglich ist, die Wahl während des Absendens des Stimmzettels zu manipulieren, ohne dass der Wähler dies bemerken kann. 700 000 Franzosen, die im Ausland leben, können dieses Jahr via Internet an den Parlamentswahlen teilnehmen.

Wir haben hier schon berichtet, dass einige Proteste gegen die Intrasparenz der Internetwahl in Frankreich sich erhoben haben. Nun scheint die Software nicht nur proprietär sondern noch unsicher zu sein.

Trotz der Medienoffensive des Außenministeriums am letzten Freitag, mit dem Ziel die Presse von der Zuverlässigkeit der Internetwahl zu überzeugen, ist nun die erste Sicherheitslücke dokumentiert. Auch wenn nicht sicher ist, dass diese Lücke ausgenutzt wurde, sollte sie dennoch hellhörig machen. Und das von Laurent Grégoire veröffentlichte Dokument beruhigt sicher nicht.

Der Entwickler erklärt in seiner ungefähr zwanzig Seiten umfassenden Beschreibung, dass er einfach ein Skript geschrieben hat, das das Wahlprogramm zum Teil ersetzt und die Wahl vom Bürger unbemerkt verändert. Das Skript injiziert die Veränderungen in der vom Ministerium zur Verfügung gestellten Java Anwendung. Dabei ist der Stimmzettel immer derselbe, egal was die ursprünglich Wahl des Wählers war. Die Veränderungen sind im Video vor dem Bestätigungsscreen hinzugefügt, aber sie könnten danach stattfinden, so dass der Wähler sie nicht bemerkt.

Der Hacker hackt hier nur seinen eigenen Computer. Aber ein Virus könnte ziemlich einfach das selbe Programm erhalten und weit verbreitet werden. Da die Mail Adresse aller Wähler den Kandidaten und ihren Teams zur Verfügung stehen, wäre es ziemlich einfach, die Computer der Wähler zu infizieren und ihre Wahl zu manipulieren. Das Ministerium empfiehlt außerdem noch, eine vorhandene Anti-Viren-Software beim Wählen auszuschalten.

Via Numerama Danke sehr @sekor für seine Korrekturen ! Ich bin natürlich für alle übrig gebliebenen Fehler verantwortlich :)

Das ganze Dokument stellt hier unten zur Verfügung :

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Internetwahl in Frankreich : Proteste gegen die Intransparenz

Seit dem 23. Mai bis zum 29. Mai können 700 000 Franzosen, die im Ausland leben, online abstimmen. Die französische Piratenpklartei prangert die Intransparenz und den Mangel an Sicherheit des Wahlverfahrens an, weil  sie die Ehrlichkeit und den Respekt dem Wahlgeheimnis gegenüber in Frage stellen.

Entsprechend des Wahlgesetz haben Vertreter der Piratenpartei von der Möglichkeit Gebrauch gemacht, den 18. Mai an der Veranstaltung teilzunehmen, wo die Schlüssel der elektronischen Urne generiert wurden. Diese Vertreter hatten mehrere Hürden zu überwinden, um die Unversehrtheit der Urne prüfen zu können:

  • Es war ihnen unmöglich, Zugang zum Quellcode der benutzten Software zu haben.
  • Es war ihnen unmöglich herauszubekommen, dass die angegebene Version der Software tatsächlich benutzt wurde.
  • Es war ihnen unmöglich, sich von der Unversehrtheit der zum Verschlüsseln benutzten Rechner zu überzeugen.
  • Es war ihnen unmöglich, die Sicherheit des im Internet betriebenen Servers sicherzustellen.

Neben diesen eher rein technischen Problemen musste die Beobachter leider auch feststellen, dass:

  • Für alle elf Auslandswahlbezirke, in denen sich mehr als zehn Parteien und 178 Kandidaten bewerben, hatten nur die Piratenpartei und die Linke Vertreter geschickt. Nur fünf Kandidaten haben sich über die Sicherheit des Wahlverfahren Sorge gemacht.
  • Die durch den Staat eingesetzten offiziellen Beobachter des elektronischen Wahllokals hatten nur begrenztes Wissen vom Verfahren. Diese sind eigentlich für die Sicherheit des ganzen Verfahrens verantwortlich und sie sollten die benutzte Mittel prüfen können.
  • Einige der benutzen Programme wurden für die Bürger intransparent von privaten Unterlieferanten entwickelt. Einige Server laufen zurzeit in Spanien!

Wir wollen auch darauf aufmerksam machen, dass jeder beliebige Bürger über die Internverbindung seines privaten Rechners wählen kann. Diese sind anfällig für Viren und Malware, weswegen es durchaus möglich ist , dass einige Bürger ihrer Wahlmöglichkeit durch diese Sicherheitslücke beraubt werden, oder dass ihr Wahlgeheimnis verletzt wird.

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger


Für die Piratenpartei stammen alle diese Probleme aus der Festlegung auf eine elektronische Wahl: die Beobachtung der Wahlen, die notwendig für die Legitimität der Ergebnisse ist, sollte nur von Bürgern ausgeübt werden, und nicht bloß von elektronischen Geräte oder Ingenieurs. Diese Beobachtung muss für jeden zugänglich sein.

Deshalb bittet die Piratenpartei alle Bürger vor, über die begegneten Störfallen und Schwierigkeiten zu berichten.

Die französischen Artikeln sind viel mehr verbreitet als die deutschen über dieses Thema. Wenn Sie mehr erfahren wollen, können Sie bei Ploum  (englisch) oder bei Le Figaro  und Numérama (französisch) mehr Infos enthalten.

Danke sehr Justus Römeth für die sehr effiziente Korrektur. Alle Fehler bleiben natürlich meine Schuld :)

Un possible logo pour le parti pirate européen

What would be a european pirate party ?

To help translating in other languages of the EU, please go this direction, thanks :) Déjà en français ici and auf Deutsch.

I propose to distribute the roles as follows : a lower chamber, made out of individuals, an upper chamber, made out of delegates of the local parties, and an executive, elected by the lower chamber and approved by the upper one. Below are the details, some justifications, and a sketch of the realisation.

  1. Division of labor
    1. Repartition of tasks between chambers
    2. Repartition of tasks inside chambers
  2. Modus decidendi
    1. The demographic factor
    2. How to measure and rank pirate activity
  3. Why not go for something completely different ?
    1. Goal of a european pirate party
    2. Cooperate, collaborate, mutualize !
    3. Innovation
    4. Balance of powers
    5. Transparency and participation
    6. About national minorities
    7. Nationalisms
  4. How would it look like concretely ?

Division of labor

Repartition of tasks between chambers

The tasks of the lower chamber would be to discuss and vote the programm, and to elect the executive.

The executive would be tasked with the moderation of the discussions in the lower chamber, with the representation of the pirate party, and should keep abreast the MEPs and the press about the debates and positions on the current topics.

The upper chamber would do the shuttle between the lower chamber and the local parties.

This upper chamber would have a veto right in order to regulate the disagreement cases between the european pirates and a majority of national parties (or a big enough minority, like a third). This veto right would come along with the obligation of the formulation of one or more alternatives proposals. To propose new motions on their own, members of the upper chamber would participate to the lower one just like everybody.

Said another way, the main role of the lower chamber would be decision, the one of the upper chamber synchronisation between lands, regions, and the lower chamber, and the one of the executive would be representation.

Repartition of tasks inside chambers

Inside both chambers, it should be possible to create specialized workgroups which would speed up the realisation of tasks.

Thus, it should be possible to create adhoc commissions, to which each member could participate on a voluntary basis. Those commissions should study propositions, turn them into motions, establish arguments for or against those propositions, and should give some vote recommendation.

To organize those commissions as fluently as possible, the german system of liquid democracy seems to me the most relevant one, at least to manage the lower chamber.

In order to facilitate the communication between local or european members of parlament, the executive will be tasked with weekly reports on the latest popular propositions and on the other news of both chambers. Those public reports will first be destinated to members of parlament, but should also be used by individual members and the press to gain some overview of what is happening in the party.

Modus decidendi

The demographic factor

Members of the upper chamber would represent (alone or in groups) their own country. Since not every country are equal in terms of population size, a ponderation scale should be constructed on this criterion. The standard scale woud be : each country has at least one vote, and above that each country has as many votes as he has inhabitants. Thus, Germany would have 82/500=16,3 voice, and Malta would have 1.

Another attractive system would be some kind of Jagiellonian compromise, as can be seen below :

Compromis jagiellonien

Compromis jagiellonien

For more information, a complete scientific study is avalaible there (pdf).

How to measure and rank pirate activity

Intuitively, this standard scale should be weighted by a second scale, which would be indexed on the number of members of the pirate party proportionnally to the size of the population of a country.

The problem is, such measurements are completely artificial.

Thus, one could decide that the «piratest» country should have an advantage of 27 points, and the least pirate, only one point more. 27 refers to the number of member states, but de facto, this is arbitrary. Why not a scale from 0 to 100 ? And what about the compatibility of this scale with the former one ?

One could also decide that the most pirate contries have a bonus of 10 points, the lesser ones having -10, with of course all intermediaries. But then, why not ±20 ?

As one can see, index the weighting of the national parties on their activities would require a second scale, and the joining of both scales would be totally abitrary and without common measures with the former one. Not very consensual.

Then, it seems to me reasonable not to index the weights of the local pirate parties on anything else that the size of their population.

But this is a problem, because France for example, could’nt justify via its pirate activity to weight 12,3 points. But this problem can be compensated by a lack of weighting of individual voices in the lower chamber. Then the most influent countries in this chamber would be automagically the most active, without nationality being for so much the most important criterion in this chamber.

That would signify that the role of the upper chamber would be, besides cooperation, to ensure the respect of the national interests, while it would not be the goal of the lower chamber, permitting thus an easy transnational collaboration.

Why not go for something completely different ?

Goal of a european pirate party

Unity is strenth, and unions happen only through compromises. Plus : the wider an union is, the stronger it is.

This has two consequences :

  • The interest of européens, at the global scale, is to strengthen their union.
  • The interest of pirates, at the european scale, is to unite as strongly as possible.

To strengthen the European Union, and the cooperation between parties, one should prefer institutions which favour compromises, typically those where the choice of the whole is the one of the majority. The European Union already understood that, since a significant part of the decisions are taken by the majority and not unanimously.

That way, separatists can always separate, but are hold in minority.

Such a goal is no coquetry.

At the global level, during the creation of the European Stability Mecanism, one could observe how important it is to speed up decisions that decisions be taken by the majority and not unanimously. I here only consider the institutionnal problem and not the questionable content of the treaty (even if some unanimity is required in order to launch it).

At the european level, in the majority of the european countries, the legislative competence gœs directly to Europe or is shared between Europe and its member-states, for a very large amount of domains. If pirates don’t decide themselves to efficiently act at the european level, they’ll stay some folkloric protest movements from some lost regions of the Union, be it Sweden, France, Catalogna or Poland.

For example, to fight against the illegal data processings of Google or Facebook, it is much more efficient to act at the european level if one wants to be able to have an impact on the policies of the american giant.

Another example, with a more social perspective : Europe would have every interest to put the pressure on its members in order to harmonize its social policy from the top, to avoid social dumping inside the union. This kind of measure can only be defended efficiently at the european level.

To summarize, if the pirates want to be efficient in their own national policies, and want to truly defend a democratic project at the european level, a strengthened cooperation or even the collaboration of pirates is to be compulsory.

Un possible logo pour le parti pirate européen

Un possible logo pour le parti pirate européen

This, as explained below, is not to be sustained by some episodic delegate meetings, but necessitate for reasons of efficiency, transparency, innovation, power balance, reject of nationalisms, and respect of the national minorities, that a truly democratic european party exists.

Cooperate, collaborate, mutualize !

I just said that it seems important to me that the european pirates strongly unite. The formula is vague, by design.

The european pirate party could either serve the purpose of cooperation of national pirate parties, or serve to the collaboration of european pirates, which are two related but different things.

It seems to me that the interest of the national or regional pirate parties is not that they create their programms on their own, without cooperating with the other european parties, to cooperate only afterwards, by comparing with the other european pirates what they have in common. This would establish as programms the lowest common denominator, and it is not in the interest of the whole, even if it is what could happen.

To the contrary, national pirate parties have every interest to work together as much as possible, as early as in the beginning of the redaction of their programm, id est, to collaborate to reach the most common denominator.

The mutualization of efforts has several advantages :

  • It has every chance to better the quality of all the programms, since one could hope that transnational exchanges be beneficial for everybody.
  • It allows for more efficiency at the european level for the national pirate parties, which is in their own interest.
  • It allows for the sharing of the efforts of everybody, instead of spending 27 times the same energy on the same things.

Besides the cooperation of parties, be it only for the sake of efficiency, one should then collaborate. And it has to seem obvious that parties collaborate as the better as their individuals members work together. In fact, what are parties except their members ? The european pirate party would be the place by excellence of this collaboration.

This dœs not prevent national or regional parties from deciding not to follow the european pirate party for a part of their programm, or even to get out the alliance. They are paramount at home.

But if the parties follow their interest, leaving an alliance is not what they’ll do first.

Innovation

Preventing individual participation would hamper innovations and the dynamism that any political party need to exist. This is a secret for no one that the first innovators are the individuals and not the established institutions, because they rather have interest that nothing change in order to preserve their monopoly.

This principle is as valid in politics as in economics, and the fervent defense of the pirates of all countries of the individual liberties as well as their fight against the majors in the music industry makes me believe that they already know this principle.

Transparency and participation

Preventing individuals from participationg or defending that the european pirate party should only be a coalition of national or regional parties (therefore excluding individuals), as is sometimes asserted on the PP-UE mailing-list, would have as consequence a lack of transparency and a deficit of participation. I already explained my view on this subject in another previous post.

Yet, the european pirate party should nevertheless be there to develop and defend european projects, and that is not trivial. A lack of democracy would then not be harmless.

Power balance

In a previous article, Mattias Bjärnemalm defines four groups which will be interested by the creation of a PP-EU. These groups are national and regional parties, individuals pirates, MEPs, and regional/national MPs.

Each group has its own interest, and those have to be preserved. This is what I am trying to do by trying to favour the collaboration of the greater number at the european scale.

Concerning national minorities being european majorities

It can be, and would even be normal, that representatives or delegates of the national parties be stung : Don’t they represent legitimatelly their own party, as delegates which are most of the time elected ?

This is not the question. Of course the elected delegates are legitimate.

This said, they don’t represent for so much every trend in their party. It is completely possible that in Poland and in France, some national minorities would agree with national majorities in Italy, Germany, England and Spain.

What to do then ? Neglect the national minorities and force those minorities to secede en bloc with their party ?

Obviously, this would be unjust for those minority pirates. Only those belonging to the majority, which firmly disagree with the rest of the european pirates, should secede, and the national minorities should have the possibility to work with the others.

Yet, only a party open to individuals could allow for the having a say of those national minorities.

Inversely, it would be also unjust that an assembly of european pirates vote decisions that be refused by a majority or a strong minority of national majorities. That’s why this is also important that the upper chamber have a veto right against the lower chamber.

Nationalisms

A simple meeting of national delegates won’t bring much because

  • no voting procedure will be found legitimate by everyone
  • it favours the self-interested defenses of his/her own and single nation, namely nationalisms.

We just saw above that the question of the repartition of weights is delicate, because if in the current state of the european pirate parties, indexing the weights of the national votes on the sizes of populations is not completely justified, weighting those weights lead to arbitrary evaluations.

Another solution would be «one country, one voice». Said another way, each one has a veto right on everything and anything.

In this case, paralysis would watch for the european pirate party, and that would lead to the bursting of the european pirate party into circumstancials subgroups. The european programm would be brought back to the lowest common denominateur, which gœs tendencially to the nothingness in a diversified european union.

This is not because pirates have nothing in common. Of course, they defend transparency of the political life, liberty on the Internet, fight against monopolisms, and so on. But as soon as one comes into details, or gœs outside the foundational scope of the Pirate Parties, the devil of discord will be awoken, and then, to camp on nationally already elaborated decisions is a bad choice, when the possibility of finding majorities at the european level exists.

Wanting to decide of everything at home is of course kind of a rational choice, and therefore to be understood and respected. But in my opinion this is also anti-european.

Thus, it is not surprising that on the mailing-list of the PP-EU, these are mostly englishmen who defend the unanimous vote, once seen that England is not really part of Europe neither of America, and because of that jealously preserve its (relatively illusory nowadays) independence. To be more precise, what I mean here is that England would surely be more integrated in the EU if there were no Commonwealth or USA, since England is kind of a bridge between those sets.

How would it look like concretely ?

The three organs could use the tools they want to accomplish their day-to-day tasks, while keeping in mind the constraints of transparency, decentralization and multilingualism.

Fora, mailing-lists and so on should be either public, either open to any member the pirate party.

Discussions should be mostly lead in writing, because multilingualism is simpler that way. It should be noted that translators would be of the higher importance, in order to permit to as many people as possible to participate. Translators teams should be introduced for both chambers and the executive, and members should translate as much as possible their own writings.

Meanwhile, I already could remark that translinguistic discussions are sometimes perfectly understandable, on Presseurop.eu for example.

Concerning the vote, the most probable is that we move toward multi-conferences where each attendee is a local assembly which transmits its results to the others. That way, voting is public (in each room and via the conference) and therefore safe, but not every vote is necessarely stocked by Google, thus avoiding the filing of each vote.

Finally, since the european pirate party which is presentend here before all serves the purpose of mutualization of the efforts at the european level, there is no need to found again every national party or to wait for the participation of purely european pirates.

There are no purely european pirates. There only are national pirates which collaborate at the european scale, in order to build a project that be as much as possible as european as national.

About the logo : see the propositions of the author.

Un possible logo pour le parti pirate européen

Que serait un parti pirate européen ?

Pour aider à traduire dans d’autres langues de l’UE, c’est par là, merci :) Déjà in english there et auf Deutsch.

Je propose de répartir ainsi les rôles : une chambre basse, composée d’individus, une chambre haute composée de représentants des partis locaux, et un exécutif, élu par la chambre basse et approuvé par la chambre haute. Ci-dessous le détail, les justifications, et l’esquisse de la réalisation.

  1. Division du travail
    1. Répartir les tâches entre les chambres
    2. Et répartir les tâches dans les chambres
  2. Mode de décision
    1. Le facteur démographique
    2. Mesurer et classer l’activité pirate
  3. Pourquoi ne pas faire autrement ?
    1. But d’un parti pirate européen
    2. Coopérer, collaborer, mutualiser !
    3. Innovation
    4. Équilibre des pouvoirs
    5. Transparence et participation
    6. À propos des minorités nationales
    7. Nationalismes
  4. Comment cela se présenterait concrètement ?

Division du travail

Répartir les tâches entre les chambres

La chambre basse aurait pour tâche de discuter et voter le programme et d’élire l’exécutif.

L’exécutif serait chargé de modérer les discussions de la chambre basse, de représenter le parti pirate, et de tenir au courant les eurodéputés et la presse des positions du parti pirate sur les différents dossiers.

La chambre haute serait chargée de faire la navette entre la chambre basse du Parti Pirate Européen et les partis locaux.

Cette chambre haute aurait un droit de veto pour régler les cas de désaccord entre les pirates européens et une majorité de partis nationaux (ou avec une grosse minorité de blocage, soit un tiers). Ce droit de veto s’accompagnerait de l’obligation de la formulation d’une ou plusieurs propositions alternatives. Pour présenter leurs propositions à titre individuel, les membres de la chambre haute participeraient à la chambre basse comme tous les autres membres.

Autrement dit, le rôle principal de la chambre basse serait la décision, celui de la chambre haute la synchronisation entre pays et régions, et celui de l’exécutif la représentation.

Et répartir les tâches dans les chambres

À l’intérieur des deux chambres, il doit être possible de créer des groupes de travail spécifiques afin d’accélérer la réalisation des tâches.

Ainsi, des commissions spécialisées devront pouvoir être créées, auxquelles chaque membre pourra volontairement participer. Ces commissions devront travailler à l’étude des propositions, à l’établissement des arguments pour ou contre les propositions qui leur sont soumises, et devront donner une recommandation de vote.

Pour organiser ces commissions de la manière la plus fluide possible, le système allemand de démocratie liquide me semble le plus pertinent, au moins pour gérer la chambre basse.

Afin de faciliter la communication entre les députés locaux ou européens, l’exécutif sera chargé de rédiger des rapports hebdomadaires sur les dernières propositions populaires et autres actualités des deux chambres. Ces rapports, publics, seront principalement destinés aux députés, mais devraient aussi servir aux membres et aux journalistes pour se repérer dans l’activité du parti.

Mode de décision

Le facteur démographique

Les membres de la chambre haute représenteraient (seuls ou à plusieurs) leur pays. Comme tous les pays ne sont pas égaux en terme de population, il faudra mettre en place une pondération qui suit ces critères. L’échelle standard serait : chaque pays a au moins une voix, et a sinon autant de voix qu’il y a proportionnellement d’habitants dans son pays. Ainsi, l’Allemagne aurait 82/500=16,3 voix soit 16,3 voix, et Malte aurait 1 voix.

Une autre solution serait un compromis jagiellonien, selon l’échelle suivante :

Compromis jagiellonien

Compromis jagiellonien

Pour plus d’informations, se rapporter à ce billet de blog en français ou cette étude (pdf en anglais).

Mesurer et classer l’activité pirate

Intuitivement, cette échelle standard devrait être pondérée par une seconde échelle indexée sur le nombre d’adhérents du parti pirate du pays proportionnellement à la population du pays.

Cependant, les mesures sont complètement artificielles.

Ainsi, on pourrait décider que le pays le plus «pirate» aurait 27 voix d’avance, et le moins pirate, seulement une voix de plus. Le chiffre de 27 est donné en référence au nombre de pays membres, mais de facto, il est arbitraire. Pourquoi pas une échelle de 0 à 100 ? Et quid de sa compatibilité avec la précédente ?

On peut aussi décider que les pays les plus pirates ont 10 voix d’avance, et les moins pirates, 10 voix de retard, avec bien sûr tous les pays intermédiaires recueillant des bonus-malus intermédiaires. Mais de même, pourquoi pas ±20 ?

Comme on le voit, indexer les pondérations des voix des partis sur leur activité nécessiterait une seconde échelle pour les classer, qui serait arbitraire et sans commune mesure avec la précédente. Très peu consensuelle donc.

Dès lors, il me semble raisonnable de ne pas indexer les poids des partis pirates locaux sur autre chose que la taille de leur population.

C’est cependant un problème, parce que la France par exemple, ne justifierait pas par son activité pirate actuelle de peser 12,3 voix. Mais pour autant que ce problème est compensé par une absence de pondération sur les voix en fonction de la nationalité dans la chambre basse, il est acceptable.

Cela signifierait que le rôle de la chambre haute serait, outre la coopération, de veiller au respect des intérêts nationaux, tandis que la chambre basse serait une chambre « purement » européenne, dédié à la collaboration individuelle.

Pourquoi ne pas faire autrement ?

But d’un parti pirate européen

L’union fait la force, et les unions n’adviennent qu’en faisant des compromis. De plus, plus une union est large, plus elle est puissante.

Ça a deux conséquences :

  • L’intérêt des européens au niveau mondial est de renforcer leur union.
  • L’intérêt des pirates au niveau européen est de fortement s’unir.

Pour renforcer l’Union Européenne, et la coopération entre partis, il faut privilégier des institutions qui favorisent les compromis, typiquement celles où le choix du tout est celui de la majorité. L’Union Européenne l’a déjà compris, puisqu’une bonne partie des décisions se prend à la majorité et non à l’unanimité.

De la sorte, les séparatistes ont toujours le droit de se séparer, mais sont mis en minorité.

Un tel but n’est pas une coquetterie.

Au niveau mondial, lors de la création du mécanisme européen de stabilité, on a vu combien pouvait être nécessaire en terme de rapidité de décision que les décisions soient prises sur un mode majoritaire plutôt qu’à l’unanimité, et ce en considérant purement le problème institutionnel et non le contenu, discutable, du traité.

Au niveau européen, dans la majorité des pays européens, la compétence législative revient à l’Europe ou à la fois à l’Europe et aux pays-membres pour un éventail très large de domaines. Si les pirates ne se décident pas à agir efficacement au niveau européen, ils resteront des mouvements protestataires folkloriques issus de quelques provinces reculées de l’Union, que celles-ci soient la Suède, la France, la Catalogne ou la Pologne.

Par exemple, ne fut-ce que pour lutter contre les traitements illégaux de données personnelles par Google, il est nécessaire d’agir au niveau européen pour que les mesures prises aient un impact tel qu’elles soient en mesure de faire plier le géant américain.

Autre exemple, sur une optique plus sociale, l’Europe aurait tout intérêt à faire pression sur ses pays membres pour harmoniser les politiques sociales par le haut, afin d’éviter le dumping social à l’intérieur même de l’Union.

En résumé, si les pirates veulent eux-mêmes être efficaces dans leurs propres politiques nationales, et veulent défendre un vrai projet démocratique pour l’Europe, la coopération renforcée voire la collaboration des pirates est nécessaire.

Cela, comme expliqué par la suite, ne peut se contenter de quelques réunions de délégués, mais nécessite pour des raisons d’efficacité, de transparenced’innovation, d’équilibre des pouvoirs, de rejet des nationalismes, et de respect des minorités nationales, de faire vivre démocratiquement un vrai parti européen.

Coopérer, collaborer, mutualiser !

Un possible logo pour le parti pirate européen

Un possible logo pour le parti pirate européen.

Je viens de dire qu’il me semble important que les pirates européens s’unissent fortement. La formule est vague, à dessein.

Le parti pirate européen peut soit servir à la coopération des partis pirates nationaux, soit servir à la collaboration des pirates européens, ce qui sont deux choses liées mais différentes.

Il me semble que l’intérêt des partis pirates nationaux ou régionaux n’est pas de d’abord créer leur programme seul, sans coopérer avec les autres partis européens, pour ne coopérer qu’après coup, en comparant avec les autres partis pirates européens ce qu’ils ont en commun, pour établir comme programme européen le plus petit dénominateur commun. C’est ce qui risque actuellement de se passer, mais ce n’est pas le plus avisé.

Bien au contraire, les partis pirates nationaux ont tout intérêt à travailler ensemble autant que possible, dès la rédaction de leur propre programme, id est, à collaborer pour atteindre le plus grand dénominateur commun.

La mutualisation des efforts a plusieurs avantages :

  • Elle a toutes les chances d’améliorer la qualité de tous les programmes, puisqu’il faut espérer que les échanges transnationaux seront bénéfiques pour tout le monde.
  • Elle permet aux partis pirates nationaux d’être plus efficaces au niveau européen, ce qui est dans leur propre intérêt.
  • Elle permet de mettre en commun les efforts de tous, au lieu de dépenser 27 fois la même énergie.

Outre la coopération des partis, ne fut-ce que par efficacité, il faudra donc collaborer. Et il doit paraître évident que des partis travaillent d’autant mieux ensemble que leurs membres individuels travaillent ensemble. Le parti pirate européen sera le lieu par excellence de cette collaboration.

Cela n’empêche nullement les partis pirates nationaux ou régionaux de décider sur tout ou partie de leur programme de ne pas suivre le programme européen. Ils sont souverains chez eux, et la séparation est toujours possible.

Mais si les partis pirates nationaux suivent leur propre intérêt, ce n’est pas ce qu’ils feront en premier.

Innovation

Empêcher la participation individuelle serait entraver les innovations et le dynamisme dont a besoin tout parti politique pour exister. Il n’est un secret pour personne que les principaux innovateurs sont les individus et non pas les institutions établies, parce que celles-ci ont plutôt intérêt à ce que rien ne change pour préserver leur monopole.

Ce principe est autant valable en politique qu’en économie, et la fervente défense des pirates de tous les pays des libertés individuelles ainsi que leur lutte contre les majors dans l’industrie de la musique me fait croire que ces pirates connaissent déjà ce principe.

Transparence et participation

Empêcher les individus de participer ou défendre que le parti pirate européen ne devrait être qu’une coalition de partis nationaux et régionaux, comme il est parfois défendu sur la liste de discussion du PP-UE, entraînerait un manque de transparence et un déficit de participation. J’ai déjà détaillé ce point dans un autre billet.

Or, le parti pirate européen est quand même censé être là pour mettre sur pied et défendre des projets européens, ce qui n’est pas anodin. Un déficit démocratique n’y serait donc pas inoffensif.

Équilibre des pouvoirs

Dans un article précédent traduit ici-même, Mattias Bjärnemalm définit quatre groupes intéressés par la création d’un PP-UE. Ceux-ci sont les partis nationaux/régionaux, les individus pirates, les eurodéputés et les députés nationaux ou régionaux.

Chaque groupe a ses intérêts, et ceux-ci doivent être préservés. C’est ce que j’essaye de faire en essayant de privilégier la collaboration du plus grand nombre à l’échelle européenne.

À propos des majorités européennes nationalement minoritaires

Il est possible, et ce serait même normal, que les représentants des partis nationaux soient piqués dans leur fierté : Ne représenteraient-ils pas légitimement leur propre parti, en tant que délégués le plus souvent élus ?

Là n’est pas la question. Il est bien sûr que les délégués élus par leurs partis sont légitimes.

Ceci dit, ils ne représentent pas non plus toutes les tendances de leur parti. Il est tout à fait possible qu’en France et en Pologne, des minorités nationales soient d’accord avec les majorités nationales en Italie, Allemagne, Angleterre, Espagne.

Que faire alors ? Négliger les minorités nationales et obliger ces minorités à faire sécession en bloc avec leur parti ?

À l’évidence, ce serait injuste pour ces pirates minoritaires. Seuls ceux, majoritaires, qui sont en désaccord avec le reste des européens devraient le faire, et la minorité nationale qui fait partie de la majorité européenne devrait pouvoir travailler avec les autres.

Or, seul un parti pirate européen ouverts aux individus permet que de telles branches nationalement minoritaires avec les autres aient voix au chapitre.

À l’inverse, il serait aussi injuste qu’une assemblée de pirates européens vote des décisions refusées par une majorité de majorités nationales. C’est pourquoi il est aussi important que la chambre haute soit dotée d’un droit de veto contre la chambre basse.

Nationalismes

Une simple réunion de représentants ne mènerait nulle part, car

  • aucune procédure de vote ne paraîtra légitime aux uns ou aux autres
  • cela favorise les défenses intéressées de sa seule et unique nation, à savoir les nationalismes.

Nous venons de voir que la question de la répartition des voix est délicate, car si dans l’état actuel des partis pirates européens, indexer les poids des votes nationaux sur les tailles des populations n’est pas tout à fait justifié, pondérer cette échelle mène à des évaluations arbitraires.

Une autre solution serait «un pays, une voix». Autrement dit, chacun a un droit de veto sur tout et n’importe quoi.

Dans ce cas, la paralysie guettera le parti pirate européen, ce qui amènera à l’éclatement du parti pirate européen en sous-groupes de circonstances. Le programme européen se ramènera alors au plus petit dénominateur commun entre tous les partis, ce qui tend naturellement vers le néant dans une union européenne diversifiée.

Non pas que les pirates européens n’aient rien en commun. Bien sûr, ils défendent tous la transparence de la vie politique, la liberté du Netz, la lutte contre les monopoles. Mais dès qu’il faudra entrer dans les détails, ou sortir des thèmes fondateurs du Parti Pirate, camper sur des positions nationales déjà élaborées est un mauvais choix, quand la possibilité existe de trouver des majorités au niveau européen.

C’est bien sûr un choix rationnel, et à ce titre respectable, mais à mon sens anti-européen.

Ainsi, il n’est pas étonnant que sur la liste de discussion du PP-UE, ce soit surtout des anglais qui défendent le vote à l’unanimité, vu que les anglais ne font pas vraiment partie de l’Europe ni des États-Unis, et de ce fait préservent jalousement leur (à l’heure actuelle) relativement illusoire indépendance.

Comment cela se présenterait concrètement ?

Les trois organes pourraient utiliser les outils qu’ils veulent pour réaliser leurs tâches au quotidien, tout en gardant à l’esprit les contraintes de transparence, de décentralisation et de multilinguisme.

Les forums/mailing-lists/outils de discussion devraient donc soit être publics, soit être ouverts à l’inscription à n’importe quel membre sinon citoyen.

Les discussions devraient majoritairement se tenir par écrit, parce que le multilinguisme est plus simple de cette manière. Il est d’ailleurs à noter que les traducteurs se révéleront essentiels pour permettre au plus grand nombre de participer. Des équipes devront être mises en place pour les deux chambres et l’exécutif, et les membres devront être incités à traduire autant que possible leurs propres propos.

Par ailleurs, j’ai déjà pu remarquer que les discussions translinguistiques sont parfois tout à fait compréhensibles, sur Presseurop.eu par exemple.

Concernant le vote, le plus probable est que nous nous acheminions vers des multi-conférences où chaque participant est une assemblée locale qui transmet ses résultats aux autres. De la sorte, le vote est public (dans chaque salle et via la conférence) et donc sûr, mais tous les votes ne sont pas nécessairement stockés par Google, ce qui permet d’éviter à chacun que tous ses votes soient fichés.

Enfin, comme le parti pirate européen défendu ici sert avant tout à mutualiser les efforts au niveau européen, il n’est pas besoin de refonder tous les partis nationaux ou d’attendre la participation de pirates purement européens.

Il n’y pas de pirates purement européens. Il n’y a que des pirates nationaux qui collaborent à l’échelle européenne, pour un projet autant que possible à la fois européen et national.

À propos du logo : voir les propositions de l’auteur.

Parti pirate européen

Procédures de vote au sein du PPUE : Qui votera quoi ?

Note : PPUE est le sigle temporaire en Français pour le potentiel Parti Pirate de l’Union Européenne/Européen. Ce billet est la traduction d’un message posté par Mattias Bjärnemalm sur la mailing-list du PPUE, merci à lui. In English there.

Ce qui m’intrigue le plus, c’est qu’il y a énormément d’intérêt pour le système de vote au sein du PPUE, mais quasiment aucun pour les sujets de vote. Je ne comprends pas comment on peut débattre du mode de scrutin sans avoir discuté du pourquoi de ces votes. D’autant que certains sujets seraient mieux traités par différentes manières de voter. Est-ce que les décisions sur la répartition des finances, les élections de représentants, la coordination des événements et la politique générale doivent être prises par le même système ? Je ne le pense pas, et j’espère que ce texte permettra de comprendre pourquoi.

  1. À qui servira cet outil ?
    1. Partis Nationaux/Régionaux
    2. Pirates
    3. Eurodéputés
    4. Députés
  2. Comment et pourquoi ?
    1. Élections Européennes
    2. Élection des représentants
    3. Coordination des événements
    4. Politique générale
    5. Action au niveau européen
  3. Conclusion

À qui servira cet outil ?

Une organisation est essentiellement un outil dont on doit se servir et dont le succès dépend de l’utilité qu’on lui prête. Un des problèmes des débats jusqu’à présent est que nous ne sommes d’accord ni sur le but, ni sur la construction de cet outil. Si nous ne trouvons pas de compromis sur ces questions, nous ne serons certainement jamais capable de nous accorder sur la fonctionnement de cette organisation.

Je distingue quatre groupes intéressés par l’outil PPUE.

Partis Nationaux/Régionaux

Les premiers sont les Partis Pirates Nationaux et Régionaux. Le PPUE leur serait utile pour formaliser leurs interactions en Europe. Je considère cette préoccupation comme particulièrement légitime compte tenu des campagnes coordonnées à venir pour les élections européennes. Dans la suite je suppose que leurs intérêts sont représentés par un bureau ou des représentants mandatés.

Pirates Européens

Le deuxième groupe est celui des Pirates Européens, comme individus. Pour eux, le PPUE permettrait de construire par la discussion et le débat un mouvement cohérent et une politique commune pour l’Europe

Eurodéputés

Le troisième groupe est celui des parlementaires européens. Pour eux le PPUE serait utile pour représenter les eurodéputés face aux autres groupes politiques du Parlement. À terme, le PPUE pourrait aussi être la base d’un groupe parlementaire au Parlement européen. Il pourraît aussi servir pour transférer l’expérience entre les mandatures.

Députés

Le quatrième groupe est celui des parlementaires régionaux et nationaux. Pour eux le PPUE pourrait être un outil utile pour représenter les intérêts de leur région. Particulièrement dans les cas où le parti pirate local est influent dans sa région.

Tous ces groupes sont concernés par les décisions prises au sein du PPUE, et négliger l’un d’eux affaiblirait l’organisation, au risque de voir se créer plusieurs organisations concurrentes pour l’attention et les ressources. Qui, donc, doit décider de quoi ?

Pourquoi et comment ?

Élections européennes

Les seuls à pouvoir participer aux élections européennes sont les partis nationaux, et parfois, dans certains pays, des individus. Pour le moment, aucun parti européen ne peut promouvoir de candidats, donc les acteurs au PPUE sur cette question seront les partis locaux. Puisque la coopération dépend par définition du bon-vouloir des coopérants, il faudra donc arriver à des consensus sur ces questions. Pour éviter les blocages, il pourrait y avoir des possibilités de coopération renforcée ou d’exclusion en cas de comportement non-coopératif, lors d’abus répétés de droit de veto par exemple.

Élection des représentants

Toute organisation a besoin d’un exécutif pour la représenter et gérer les affaires courantes. Cet exécutif sera nécessairement le visage du mouvement en Europe, ce qui la rend importante pour tous les groupes mentionnés précédemment, qui voudront donc décider de son mode d’élection et de sa composition. Les deux principaux intéressés sont les partis nationaux et régionaux et les individus.

Les partis auraient intérêt à avoir quelqu’un à l’intérieur du PPUE afin de faire circuler l’information au mieux et d’asseoir leur statut international.

Les Pirates, eux, seraient intéressés à titre individuel par un exécutif qui les représente et qui partage leurs idées sur le mouvement. Il faudra donc trouver un équilibre entre ces deux groupes.

Une solution est d’autoriser les partis à nommer les membres de l’exécutif et les individus à voter. Une autre est de mettre une limite sur le nombre de personnes venant d’un même parti qui peuvent être élues. Une dernière est d’utiliser un processus de double majorité où un candidat aurait besoin à la fois d’un vote majoritaire en individus et en pays participants.

Les parlementaires européens et locaux n’ont pas de raisons particulières d’avoir de droits particuliers sur cet exécutif, mais comme la coopération entre l’exécutif et les représentants des partis locaux sera cruciale, ils devraient pouvoir nommer des observateurs de l’exécutif.

Coordination des événements

Si on exclut les Assemblées Générales, où toutes les catégories seront concernées, et les évènements liés aux élections, qui concerneront surtout les partis nationaux et régionaux ; tous les pirates sont des participants potentiels à tous les événements. Les détails devraient donc être décidés par les individus.

Politique générale

Si le PPUE a pour but de représenter un mouvement européen unifié, le plus logique pour décider de la politique à soutenir serait que les Pirates ou leurs délégués le fassent, par exemple par un système de démocratie liquide (liquid feedback). Pour s’assurer que les décisions prises n’aboutissent pas à la rupture du mouvement, certains membres pourraient avoir un droit de veto, ou les partis pourraient refuser les décisions qui n’auraient pas reçu un soutien suffisant en interne.

Action au niveau européen

Ce ne peut être fait que par les Pirates qui, en postulant à travers leur parti national, seraient élus eurodéputés. Les réglémentations européennes à ce sujet disent très clairement que le parti qui leur a permis d’être élu ne peut les contraindre d’aucune manière.

Des députés élus par le PPUE pourraient donc adopter des positions différentes de celles du PPUE. Comme ils seront les seuls à être confrontés à la réalité terre-à-terre du travail parlementaire, ils s’allieront probablement pour s’entre-aider ou essayeront de coopérer avec les groupes auxquels ils pourront se rallier. S’ils préfèrent renoncer à toute influence réelle dans le Parlement, ils peuvent aussi être non-inscrits.

À terme, nous aurons probablement notre propre groupe, et si ce jour arrive, il faudra trouver un équilibre entre les intérêts du parti pirate européen et ceux des députés, comme les deux entités seront séparées (un groupe au Parlement Européen ne peut être composé que de députés).

Conclusion

Pour résumer, croire qu’une décision globale sur la procédure de vote à choisir serait la meilleure option, serait comme croire qu’un régime unique de droit d’auteur est la meilleure option pour encourager toutes les formes d’expression de l’humanité. Simpliste et faux.

Post sous licence CC-BY-SA. Un grand merci à Loïc Grobol pour avoir aidé à traduire et pour sa relecture !

Parti pirate européen

Voting in PPEU? By whom and on what?

Notice : PPEU is the temporary abbreviation in English of the maybe-to-be Pirate Party of the European Union/of Europe. This post was first posted on the mailing-list of the PPEU, and to facilitate reading, I copy it here. Thanks to Mattias Bjärnemalm for having written it. En français.

What puzzles me the most is that there seems to be a lot concern on how the voting system within PPEU should work, but little or no concern on what they should vote about. I fail to see how you can debate the voting procedure without having discussed what the voting is all about. Especially since it could be argued that different issues could benefit from different voting mechanisms. Should decisions regarding allocation of money, election of representatives, coordination of events and positions of policy all be decided through the same mechanism? I would say that perhaps they should not. I hope my text will clarify how I’ve come to that conclusion.

  1. Who will use this future tool ?
    1. National/Regional Parties
    2. Individuals
    3. MEPs
    4. MPs
  2. What for and how ?
    1. EU elections
    2. Election of representatives
    3. Coordination of events
    4. Policymaking
    5. Implementing policy on a European level
  3. Conclusion

Who will use this future tool ?

An organization is essentially a tool to be used by somebody. The success of an organization depends on the perceived utility of the organization. One problem with the discussions regarding PPEU sofar is that we don’t agree on the purpose of the tool, or even for whom the tool should be built. Without agreement, or at least some form of compromise, on the question of whose interests the PPEU is meant to serve we will probably never be able to agree on how the organization should be run.

I see four distinct groups of stakeholders that have an interest in having a PPEU tool.

National/Regional Parties

The first is the national/regional Pirate Parties. For them PPEU would be a useful tool to formalize interaction and cooperation with other Pirate Parties in Europe. I would especially assume this relevant regarding coordination of EU elections campaigns. When mentioned below I will assume that their interest is represented by a board or one or more individuals appointed by the party to do so.

Individuals

The second is individual Pirates living in Europe. For them PPEU would be useful to through dialogue build coherency within the movement and to find a common political vision for Europe.

MEPs

The third is elected Members of the European Parliament (MEPs). For them PPEU would be useful for representing the MEPs as a group vis-a-vis other political parties and in relation to the political groups within the European parliament. In the long run it could also be the backbone on which a separate Pirate Political Group within the parliament could be built. It could also serve as a vessel to transfer knowledge and contacts from one legislature to another.

MPs

The fourth is elected Members of National and regional parliaments (MPs). For them PPEU could be a useful tool to represent the national or regional interest of the area they represent. Especially in a case where the pirates should manage to acquire significant sway over local politics.

All these stakeholders have an interest in the decisions taken within the PPEU, and disregarding either group would weaken the organization, or, at worst, risk creating separate organizations competing for attention and resources. So who should decide what?

What for and how ?

EU elections

The only ones to participate in EU elections are the national parties (in some countries there’s also possibilities of individual candidates). At the moment no European Party can put forth candidates in the EU elections, so the actors within PPEU in this occasion are the national Pirate Parties.

Cooperation is by nature dependent on the willingness of the entities that cooperates (otherwise it is per definition coercion). That means that cooperation among the national Pirate Parties can only be realized through consensus among the participating parties.

To avoid individual parties to block the majority you could introduce possibilities of enhanced cooperation within the PPEU for a subset of member parties. And you could also include limitations that regulate how many time any individual party can exercise it’s right to veto before it is deemed so uncooperative that it gets excluded from the joint platform all together.

Election of representatives

Any organization will need a board to represent the organization and to handle day to day affairs. Such a board will unavoidably be seen by the outside as the spokespersons for the movement in Europe, which gives all stakeholders mentioned above an interest in how the board is elected, and who gets to be part of the board meetings.

The two major stakeholders will be the national/regional Pirate Parties and the individual members.

The parties benefit from having someone on the “inside” in the PPEU when it comes to information flows (informal information will always exceed formal) and it could also be useful in the national debate to show the importance of the party on the transnational level by having elected representatives in PPEU.

The individual pirates have a stake in electing representatives that they can identify themselves with and who they feel share their view of the development of the movement. A balance will have to be struck between these two groups.

One solution is allowing member parties to nominate and individual members to vote. Another is to put a restriction on the number of board members that can be elected from the same party. Yet another is to have a double majority system where a candidate needs both the majority of the votes at large and the majority of the votes from a majority of the member parties to be elected.

The MEPs and MPs should probably not have any special voting rights regarding representation, but as cooperation between the board and the elected representatives of the movement on regional/national/EU-level is crucial they should be given the right to appoint representatives that get attached to the board but without voting rights.

Coordination of events

If we exclude the GA, where all categories of stakeholders are affected, and events related to election coordination, which mainly concerns the national/regional Parties, all other events mainly concerns the individual pirates who are given the opportunities to participate. The details of such events should therefor be decided by the individual members. Either all members (potential participants) or those who sign up for the event (actual participants)

Policymaking

If the organization has the aim to represent the unified Pirate movement of Europe the most logical way to decide on policy would be to have individual pirates or delegates representing individual pirates (as for example is the case within a liquid feedback system) decide on the policy.

To ensure that such decisions does not risk dividing the movement we could give individual parties the option to state their disagreement with any policy taken by the individual members, or veto rights, or the option for the parties to vote down any policy decision that does not get the support of a certain percemtage of the member parties.

Implementing policy on a European level

This can only be decided by the individual pirates that, through candidacy for their national/regional parties, gets elected to become MEPs. The regulations regarding MEPs state quite clearly that they are bound by no decisions made by either PPEU or the parties that got them elected. Only they can decide on how to act if the position of the party that got them elected and the position of the PPEU differs.

As they are the only ones faced with the down to earth realities of the inside work of the parliament they will most likely counsel each other and try to find a structure for cooperation within the political group they align themselves with (or as non inscripts if they decide they prefer to forsake any real influence in the parliament to stay unattached to any other political grouping).

In the long run we will probably have a group of our own, and when that day arrives we will have to find a way to balance the interests of that group with the interests of the PPEU (as a political party at european level) as those two entities can not be the same (A political group in the parliament can only consist of the MEPs that belong to the group).

Conclusion

So, to sum it up. Beliving that a catch all decision making system within the PPEU would be the best option is like believing that one monolithic catch all copyright regime is the best option to encourage every kind of cultural expression know to mankind. It is simplified, and wrong.

Post under CC-BY

Parti pirate européen

Warum eine europäische Piratenpartei die Mitgliedschaft von den Individuen fördern sollte

In English und en français. Deutsch ist meine dritte Sprache. Korrekturen dort. Danke !

Die Piratenparteien wollen Transparenz in der Politik verteidigen. Das ist nur möglich, wenn jede(r) selber nachprüfen kann, was in der Partei passiert. Es erfordert deshalb, dass jede(r) mitmachen kann. In dieser Schrift werde ich probieren zu erklären, warum und wie es machbar ist. Die Vorschläge gelten für eine europäische Piratenplattform wie für eine folgende Partei.

Jede(r) BürgerIn von der Union oder Europas sollte in europäischen Piratenpartei mitmachen können. Mitmachen bedeutet Sätze vorschlagen, diskutieren und wählen.

  1. Warum ?
  2. Einige offensichtliche Gegenargumente
  3. Wie man die überwindet
  4. Und was mit den Offiziellen und mit der Vielfalt in der EU ?
    1. « Verschiedenen Ländern, verschiedene Gewichte »
    2. « Die Offiziellen haben die Oberhand »
  5. Zwei Häuser
  6. Wahlverfahren

Warum ?

Die Teilnahme von jedem/jeder am öffentlichen Leben ist ein Ziel an sich. Aber dieser Grundsatz ist in der Union von besonderer Bedeutung, besonders weil die Europäische Kommission und der Ministerrat oft hinter geschlossenen Türen debattieren. Es soll deshalb die Rolle von den Piraten sein, zu zeigen, dass ein anderes Modell konkret möglich ist. Wenn wir es nicht selbst schaffen, zu zeigen, dass die Basisdemokratie auf europäischer Ebene verwirklichbar ist, wer sonst ?

Einige offensichtliche Gegenargumente

Solch ein Projekt ist ungewiss weil :

  1. zu viele verschiedenen Sprachen in der EU benutzt werden
  2. Versammlungen in der ‘realen Welt’  stattfinden müssen, damit koordiniert und abgestimmt werden kann/li>
  3. ein sicheres und geheimes Wählen im Internet unmöglich ist

Wie man die überwindet

Well balanced and rock-solid

Bien équilibré et solide comme un roc


Zuerst bin ich mit denen völlig einverstanden, die sagen, dass die Demokratie ein echtes Chaos ist. Beziehen wir uns auf Platon, um es festzustellen. Dieses Chaos droht besonders, wenn es sich um geöffnete Demokratie auf der europäischen Ebene handelt.

Aber was sollte das wichtigste Ziel für die Piraten sein ? Jedem und jeder zu ermöglichen, am öffentlichen Leben teilnehmen zu können, oder effizient zu sein, auch wenn es ein Bruch vom Volk als Folge hat ? Deshalb sollten wir meiner Meinung nach die oben erwähnten Probleme lösen.

  1. Die Übersetzungen und die Mehrsprachigkeit machen die Kommunikation besonders schwierig, aber machen sie nicht unmöglich. Das kann auch zwingen, die Texte so verständlich wie möglich zu machen.
    1. Wir können immer mit unseren Entzifferungsbegabungen und den automatisierten Übersetzungen rechnen.
    2. Die meisten Europäer können Deutsch, Englisch, Französisch, Italienisch, Spanisch oder Polnisch. Wenn die Partei gross genug ist, werden wir genügend Menschen haben, um es zu schaffen, die Reaktionen und Beiträge zwischen diesen Sprachen zu übersetzen, und aus dort zu den kleineren Sprachen. Immer der «Best Effort»s Regel zufolge. Das unterstellt, dass die Mehrsprachigkeit als echtes Problem angenommen wird und dass die Piraten sich Zeit nehmen müssen, um anderen zu helfen, auf der europäischen Ebene zu kommuniezieren. Anders gesagt setzt es voraus, dass ein verbreiteter Kooperationsgeist existiert.
    3. Es wäre falsch zu behaupten, dass die Übersetzungen nur ein Verlust von Zeit sind. Meistens ist es notwendig, sich deutlich auszudrücken, um korrekt übersetzt zu werden. Dazu ist es oft für die Mehrsprachigen nützlich, mehreren Sprache zur Verfügung zu haben, um eine präzisere Idee von einem Text zu bekommen.
  2. Die asynchrone und dezentralisierte Hauptversammlungen sind viel zeit-intensiver als die Physische, aber gar nicht unmöglich.
    1. Jeden Tag gibt es Millionen Menschen, die sich auf Mailing Listen, Twitter/Status.net, Blogs und in Zeitungeskommentaren austauschen und manchmal eben Kompromisse schaffen.
    2. Reden und Entscheiden sind zwei getrennten Dinge. Die Wahl ist eigentlich da, um die Mehrheit entscheiden zu lassen, auch wenn auf keine Kompromisse eingegangen wurde.
    3. Da die Mailinglisten und Blogkommentaren eher schwierig zu lesen und zu folgen sind, würde eine Webseite mit hierarchisch angeordneten und bewerteten Kommentaren die Diskussionen vereinfachen. Ein System à la Slashdot oder Linuxfr, womit ein Wahlsystem würde hinzugefügt werden, würde das Ganze viel einfacher übersichtlich machen. Was linuxfr betrifft : da der Quellecode offen ist, braucht man «nur» die Oberfläche zu internationalisieren und die Möglichkeit einzuführen, alles automatisch und manuell übersetzen zu können.
  3. Es ist wahr, dass man keine sichere Geheimwahl im Internet organisieren kann. Es ist aber falsch, dass es nötig ist, geheim zu wählen. In den physischen Hauptversammlungen wählen am meisten die Leute durch Handaufheben und jeder/jede kann sie sehen. Warum sollte im Internet anders sein ? Durch die Klarnamen wird Betrug unmöglich.

Und was mit den offiziellen Vertretern und mit der Vielfalt in der EU ?

Auch wenn die Basisdemokratie ist was wir wollen, möchten wir auch, dass es ein Gleichgewicht zwischen den verschiedenen Länder und zwischen den Einzelpersonen und den offiziellen Vertretern gibt. Meine Meinung ist darüber offen. Ich skizziere also nur was mir vernünftig scheint.

Neben der Teilnahme von Individuen sehe ich zwei andere Kriterien, die das Entscheidungsverfahren von einer europäischen Partei erfüllen sollte :

« Verschiedenen Ländern, verschiedene Gewichte »

Es wäre für die Bevölkerungen und die Piraten der größten Länder unfair, dass sie anteilig weniger vertreten werden als die von den kleineren Länder. Ein Entscheidungsverfahren sollte also die folgende Kriterien berücksichtigen :

  • die Bevölkerung der Länder
  • der Erfolg der Parteien
  • die Anzahl von den lokalen Parteien

So dass die kleineren Länder die Entscheidungen blockieren können, die für sie ganz unrecht sind, sollte eine Regel wie die Doppelte Mehrheit vom europäischen Rat eingeführt werden. Diese Regel könnte verändert werden, um die oberen Kriterien zu beachten.

« Die Offiziellen haben die Oberhand »

Die offiziellen Vertreter von Piratenparteien sollten als legitimer als die Individuen gelten, weil die Letzteren eigentlich nur sich selbst vertreten, und nicht eine ganze Partei. Man kann dann dazu verlocken werden, einen Rat festzulegen, wo nur die offiziellen Vertreter von der europäischen Piratenpartei teilnehmen könnten und der ein Veto oder «letztere Entscheidung» Recht hätten, falls der Rat und die Hauptversammlung nicht einverstanden sind.

Zwei Häuser

Um diese beide Kriterien zu erfüllen ist ein Zweikammersystem denkbar.

Im Oberhaus würden wir die offizielle Vertreter von den lokalen Piratenparteien mit der oben skizzierten Gewichtung haben. Es könnte mehrere Vertretern pro Land geben. Im Unterhaus könnte jeder/jede PiratIn diskutieren und wählen, wie er/sie will, auch wenn er/sie eine andere Rolle im Oberhaus hat. Es würde auch keine Gewichtung von Stimmen geben. Da das Oberhaus die unannehmbaren oder ungerechten Sätze vom Unterhaus blockieren würde, würde die Missbrauchsrisiko vom Unterhaus eingeschränkt werden, während die Innovation im «wilden Feld» vom Unterhaus gefördert würde.

Wahlverfahren

In beiden Häuser bevorzuge ich eine Condorcet Wahlmethode, weil ich eher konsensuelle als harsche Entscheidungen mag. Das Mehrheitsurteil scheint zB vielversprechend. Solch eine Präferenz ist aber keine Folge von dem Thema dieser Schrift. Die Teilnahme von Individuen kann mit irgendwelchen öffentlichen Wahlverfahren erreicht werden. Was aber wichtig ist, ist dass beide Häuser entscheiden können, auch wenn nicht mit den selben Gewichten oder reservierten Themen.

Bitte korrigieren Sie die Sprachfehler dort :)

Parti pirate européen

Pourquoi un parti pirate européen devrait permettre et encourager les adhésions d’individus

In English et auf Deutsch
Les partis pirates veulent promouvoir la transparence de la vie politique. Ce n’est possible que si chacun peut vérifier de lui-même ce qui se passe dans le parti. Ça demande donc que chacun puisse participer. Dans ce billet, je vais tenter d’expliquer pourquoi et de suggérer comment y arriver. Les propositions valent autant pour une plateforme pirate européenne temporaire que pour un parti à venir.

Tout citoyen de l’Union ou d’Europe devrait être en mesure de participer au parti pirate européen. Participer signifie pouvoir soumettre des propositions, les discuter et les voter.

  1. Pourquoi ?
  2. Quelques obstacles évidents
  3. Comment les surmonter
  4. Quid des représentants et du respect de la divesité ?
    1. « À pays différents, poids différents »
    2. « Les officiels ont le pas sur les individus »
  5. Un système bicaméral
  6. Procédure de vote

Pourquoi ?

La participation ouverte de tous à la vie politique est un but en soi. Mais dans l’Union actuelle, cela prend un relief particulier puisque la Commission Européenne et le Conseil des Ministres décident souvent sinon toujours à huis clos, il faut montrer qu’un autre modèle est possible, concrètement. Si nous, les pirates, n’arrivont pas à montrer que la «Basisdemokratie» est possible, qui y arrivera ?

Quelques obstacles évidents

On peut douter de la viabilité d’un tel projet et trouver qu’il sera irréalisable parce que :

  1. trop de langues différentes sont utilisées en Europe
  2. des assemblées physiques doivent avoir lieu de temps à autre pour voter et délibérer
  3. un vote à la fois secret et sûr n’est pas possible sur Internet

Comment les surmonter

Well balanced and rock-solid

Bien équilibré et solide comme un roc


Tout d’abord, je suis tout à fait d’accord sur le fait que la démocratie est un sacré bazar. Remontons à Platon pour nous en convaincre. D’autant plus la démocratie ouverte au niveau européen.

Mais quel serait l’objectif le plus important pour les pirates européens ? Permettre à tous de participer ou être efficace même si cela signifie est être déconnecté de la population ? Il me semble donc que nous devons essayer de résoudre les problèmes cités ci-dessus.

  1. Les traductions et le multilinguisme rendent la communication particulièrement pénible, mais ne la rendent pas impossible. Cela peut même aider en forçant à rendre les textes aussi compréhensibles que possible.
    1. Nous pouvons toujours compter sur les traductions automatisées et nos talents de déchiffrage.
    2. La plupart des européens parlent anglais, allemand, français, italien, espagnol ou polonais. Si le parti est assez grand, nous aurons assez de monde pour arriver à traduire les débats et réactions d’une de ces langues aux autres, et de là aux langues les moins parlées, suivant la maxime du meilleur effort. Cela suppose uniquement que le multilinguisme est pris en compte comme un vrai problème et que les pirates prennent du temps pour aider les autres à parler à l’échelle européen. En d’autres mots, cela suppose un esprit de coopération largement répandu.
    3. Il serait faux de penser que les traductions ne sont qu’une perte de temps. La plupart du temps, traduire implique de reformuler et oblige à préciser sa pensée pour être correctement traduit. De plus quand vous maîtrisez plusieurs langues, les traductions sont utiles pour vous faire une idée plus précise du sens d’un texte.
  2. Des assemblées générales asynchrones and décentralisées sont bien plus lentes que les réunions physiques, mais pas du tout impossibles.
    1. Tous les jours, sur les listes de discussion, twitter/status.net, les commentaires de journaux et de blogs, des millions de gens discutent et parfois arrivent à s’accorder.
    2. Discuter et décider sont deux choses différentes. Le vote est précisément là pour laisser décider la majorité décider même si aucun accord n’a été trouvé en discutant.
    3. Puisque le plus souvent, les listes de discussion et les commentaires de blogs sont difficiles à parcourir, un site web où les commentaires seraient notés et hiérarchiquement organisé faciliterait les discussions. Un sytème à la Slashdot ou à la Linuxfr conjugué avec un sytème de vote rendrait les choses plus facilement supervisables. Concernant linuxfr, comme le code source du site web est ouvert et tout neuf, il n’y aurait «qu’à» ajouter l’internationalisation et à introduire la possibilité de traduire automatiquement et manuellement.
  3. Il est vrai qu’un moyen de vote à la fois sûr et secret n’est pas possible sur Internet. Mais il n’est pas vrai que les gens ont besoin de voter à bulletin secret. La plupart du temps, dans les assemblées générales, les gens votent en levant la main, et tout le monde peut les voir. Pourquoi est-ce que ce serait différent sur Internet ? La triche est impossible avec des votes comptables par tout un chacun.

Quid des représentants et du respect de la divesité ?

Même si la basisdemokratie est ce que nous voulons, nous aimerions aussi qu’il existe un équilibre entre les différents pays et entre les porte-paroles officiels et les individus. Mon opinion est plutôt ouverte sur ces questions, donc je vais principalement esquisser ce qui me semblerait une opinion raisonnable sur le sujet.

À côté de la participation des individus, je vois deux autres critères à remplir pour le système décisionnel d’un parti pirate européen :

« À pays différents, poids différents »

Il serait injuste pour les populations et les pirates des plus grands pays d’avoir proportionnellement moins de poids que ceux des petits pays. La procédure de décision devrait donc prendre en compte tout ou partie des paramètres suivants :

  • la population des pays
  • les succès des partis locaux
  • le nombre de membre des partis locaux

Afin de permetttre aux plus petits pays de bloquer des propositions tout à fait inéquitables pour eux, une règle de la double majorité comme celle en vigueur au Conseil Europeén pourrait être utilisée.

De manière générale, une règle de la double majorité modifiée pour inclure les paramètres ci-dessus pourrait raisonnablement être utilisée comme une base pour déterminer les poids officiels des différents partis locaux.

« Les officiels ont le pas sur les individus »

Les opinions officielles des partis pirates officiels devraient être considérées comme plus légitimes que celle d’individus qui, ua fond, ne réprésentent qu’eux mêmes, et non pas un parti entier. On peut donc être tenté d’établir un conseil ou une petite assemblée composée par les représentants officiels des partis locaux qui auraient un droit de veto ou de décision ultime en cas de désaccord entre les individus et les officiels du parti pirate européen.

Un système bicaméral

Afin de satisfaire à ces deux critères ,établir un système bicaméral est une option envisageable.

Dans la chambre haute, nous aurions les représentants officiels des partis pirates locaux, avec la pondération précédemment esquissée. Il pourrait y avoir plusieurs représentants par pays. Dans la chambre basse, tous les pirates européens pourraient voter et discuter comme bon leur semble, même s’ils ont un autre rôle dans la chambre haute, et il n’y aurait aucune pondération des voix. Comme la chambre haute aurait le droit de bloquer les propositions inéquitables ou inacceptables de la chambre basse, les risques d’abus venant de la chambre basse seraient limités, tandis que l’innovation serait encouragée dans le «terrain sauvage» de la chambre basse.

Procédure de vote

Dans les deux chambres, ma préférence va à une procédure de vote de type Condorcet, parce que je préfère les décisions consensuelles à celles tranchées, mais ceci n’est qu’une opinion personnelle non directement liée au sujet du billet. La participation des individus peut être atteinte avec n’importe quelle procédure de vote non secrète. J’utilise souvent le système debian comme une base de départ. Le jugement majoritaire semble aussi une alternative plus simple et valable.
Ce qui est important toutefois, c’est que les deux chambres aient voix au chapitre, même si ce n’est pas sur les mêmes sujet et avec le même poids. La chose la plus importante est que tout soit public dans les deux chambres.

Commentez de préférence dans une langue que je comprenne à l’écrit, à savoir anglais, français, allemand, ou une langue latine. .

Parti pirate européen

Why a European pirate party should allow (and promote) individual membership

En français and auf deutsch
The pirate parties want to promote transparency. This is only possible if everybody can check what is going on in the party. This calls for the possibility of any individual to participate. In this note I will try to explain why and suggest a way to achieve it. The propositions are valid for a European pirate platform or for a European pirate party.

Any citizen of the European Union, or of any state in Europe, should be able to participate to the European pirate party. Participation supposes that one can submit, discuss and vote on motions.

  1. Why ?
  2. Obvious reasons why it dœs not seem possible
  3. How to tackle those issues
  4. And the officials ? And the respect of diversity ?
    1. « Several countries, several weights »
    2. « Officials prevail on individuals »
  5. A bicameral system
  6. Voting procedure

Why ?

Open participation of everyone is in itself a goal. But in the current European Union, since the European Commission and the Council of Europe often or always deliberate behind closed doors, this would allow an European pirate party to show concretely how an alternative model is possible. If we, the pirates, don’t succeed in proving with our own organization that «Basisdemokratie» is possible on the European level, then who would?

Obvious reasons why it dœs not seem possible

It can be argued against individual participations that this would render the organization completely unmasterable because

  1. too many languages are used in Europe
  2. real life general assemblies must happen at some point in order to vote and coordinate
  3. no secret and secure vote can be held on the Internet

How to tackle those issues

Well balanced and rock-solid

Well balanced and rock-solid


First and foremost, I completely agree with the statement that democracy is a mess. See Plato for it. As the more open democracy at the European level. But what would be the most important goal for an European pirate party? To allow everyone to participate or to be efficient even if disconnected from the people?

So I think we should take into account and challenge all the problems caused by participation :

  1. Translation and multilingualism make communication painful, but not impossible. It can even help by forcing to render texts as understandable as possible.
    1. We can always count on automated translation and our guessing skills.
    2. Most Europeans speak English, German, French, Italian, Spanish or Polish, and if the party is big enough, we probably will have enough multilingual people to translate the debates or reactions in one of these languages to the others, and from all those big languages to the smallest languages, following the best effort maxim. This just supposes that multilingualism is taken as a real matter and that pirates take time to help the others communicate Europe-wide. In other words, this supposes a wide-spread cooperation spirit.
    3. One cannot think that translations are just a waste of time. Most of the time, translating involves reformulation and obliges one to explicit his thoughts in order to be correctly translated. So one can expect that texts translated in many languages can actually end more precise than at the beginning. And using the translations to have a more accurate idea on the meaning of a text is sometimes useful too, when you master several languages.
  2. Asynchronised and decentralized general assemblies are much slower than real-life meetings, but in no way impossible.
    1. Everyday, on mailings-lists, twitter/status.net, newspapers, blogs comments… people discuss and sometimes succeed in finding compromises.
    2. Discussions and decisions are different issues. Voting is precisely there to let the majority decide even if no agreement can be reached in the discussion.
    3. Since mailing-lists and blog comments are often a pain to browse, a web-based platform where comments are rated and hierarchically organized would facilitate discussions. Thus, a slashdot or linuxfr-like system conjugated with a voting system would render things more manageable. Concerning linuxfr, the source code of the website is open and brand new, so basically only the internationalization and the introduction of manual and automatic translations would have to be implemented.
  3. It is true that a voting system that be both secret and secure is not possible. But it is not true that people need to vote secretly. Generally, in real-life assemblies, people vote by raising their hands. And everybody can see them. Why would it be different on the Internet? Cheating is impossible with publicly countable votes.

And the officials? And the respect of diversity?

One must keep in mind that even if basisdemokratie is what we want, we also would want some balance between the countries and both the official and the individual voices to be respected. I am rather open on those questions, so I will merely sketch what could be a subjectively reasonable opinion on this matter below.

Besides the participation of individuals, I see two others criterions that the decision system that would be used by an European pirate party needs to fulfill

«Several countries, several weights»

It would be unfair for the populations and pirates of the big countries to have proportionally less weight than those of the smallest ones. So the decision process would have to take account of all or some of the following parameters :

  • the population of the countries
  • the success of the local pirates parties
  • the number of members of the local pirate party

In order to permit to the smallest countries to block completely unfair views for them, a double majority rule like the one in force in the European Council could be used.

Generally speaking, a double majority rule modified to include the above parameters could reasonably be used as a base to determine the official weights of the different local parties.

«Officials prevail on individuals»

The official views of the official pirate parties could be considered as more legitimate as those of individuals who, finally, just represent themselves, and not a whole party. So one might want to have a small assembly, or council, constituted by official representatives of the local parties, which would have a veto or final decision right in case of disagreement between the official and the individual members of the European pirate party.

A lower and a higher chamber?

In order to fulfill these two criterions, a possibility would be to have a bicameral system.

In the upper chamber, we would have the official representatives of the local pirate parties, with the previously sketched repartition of voting weights. There could be several representatives per country. In the lower chamber, every European pirate could vote and discuss as he likes, even if he has another role in the other chamber. No repartition rule would be imposed. Since the upper chamber would have the right to block any unfair submission from the lower chamber, risks of abuses from the lower chamber would be limited, while innovation would be encouraged in the «wild field» of the lower chamber.

Voting procedure

In both chambers, I would favour a Condorcet-like voting method, because I rather like consensual than harsh statements, but this is only my personal opinion, and not directly related to the subject of the participation of individuals, which can be achieved with public voting procedures. I often use the debian voting system as a starting point, but the Majority Judgment seems promising too.

What is important, however, is that both chambers rule, even if not on the same subjects and with the same weights. And the most important thing is that everything be public in both chambers.

(Note to the reader : if you can’t bear my mistakes in English, please inform me of them :) Comments in English/French/German/any latin language are welcome below.

frida-jolts

Manifestants à louer, pour la bonne cause bien sûr

Je suis quelqu’un qui plaide pour que les gens s’engagent, pour qu’ils s’occupent des affaires de notre petit État et n’acceptent pas sans broncher tout ce qui leur est dit. Je crois que le pouvoir peut aussi venir d’en bas et pas uniquement d’en haut. Mais je sais aussi que ce n’est pas évident, et plutôt pas très excitant, que de se bouger un dimanche après-midi au dépens de sa liberté pour aller en ville et porter une pancarte bricolée pendant trois heures. « Ça ne change rien ! » affirment les citoyens cyniques. Une nouvelle plateforme pourrait débloquer la situation en proposant de rémunérer l’engagement des gens, sur www.demonstrantenmieten.de ( manifestants à louer ) Non, ce n’est pas un poisson d’avril en retard.

Il semble que l’idée n’est pas nouvelle, comme Jürgen Vielmeier le fait remarquer. Selon Vielmeier il y a déjà eu la grève des médecins pendant laquelle des médecins ont engagé des chômeurs pour marcher avec eux en blanc. Ou la visite de Mahmud Ahmadinedjad à New-York.

Frida Jolt

Frida Jolt


Demonstrantenmieten.de ne fait donc que se laisser porter par la vague et propose des manifestants à louer pour 10 € de l’heure pour un étudiant jusqu’à un forfait journalier à 250€ (+les frais de dossier). Ainsi, ceux qui ont peur que leur propre manifestation n’ait pas assez d’écho peuvent se procurer des personnes comme Frida Jold pour 60€ par demi-heure pour protester contre le prix du lait, les mauvais traitements des animaux ou la fourrure. Et celui qui pense que c’est très cher, se trompe. Parce que non seulement Frida est toute équipée, mais en plus elle est même « apte aux interviews ». Oyez, oyez.

Derrière le projet se cache Tim Rohrer. L’idée lui est venue lorsqu’il a appris dans son entourage que quelqu’un était devenue manifestante professionnelle. Rorher a développé dans la foulée. Que toutes les demandes de manifestants ne soient pas sérieuses est évident. Certaines idées sont tellement invraisemblables qu’il faut se forcer. Mais le développeur propose quelques bons exemples et se propose pour 10€ de l’heure, pour la bonne cause bien entendu.

Mais au fond de quoi s’agit-il ? Quelle est la motivation d’une manifestation où personne n’est vraiment là pour la cause ? Est-ce que « s’engager » n’en devient pas ridicule ? Je vois déjà les politiques se rouler par terre et relativiser les nombres de manifestants :

« ACTA ? Ce sont surtout des retraités et des étudiants là pour gagner un peu d’argent. »

Pour le dire de manière tout à fait claire : Je trouve honteux une telle commercialisation de nos moyens de lutte pour nos droits. Et quoi encore ? Électeursàlouer.de ? Je suis peut-être étroit d’esprit. Peut-être qu’un tel site n’a pas d’avenir parce que les citoyens seraient honteux de commercialiser ainsi leur citoyenneté. Peut-être qu’une telle incitative sera conspuée sur la place publique. Mais si ce n’est pas le cas, alors nous n’avons plus besoin de nous étonner si nos politiques nous mènent par le bout du nez. Parce que nous l’aurons mérité.

Article original de Andreas Weck sous CC-BY. Cet article sous CC-BY-SA.