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Neelie Kroes

Les Partis Pirates menacent les équilibres politiques actuels pour Neelie Kroes

Dans un éditorial publié dans le journal suédois Svenska Dagbladet hier, la Commissaire Européenne à la Société numérique a fait une déclaration surprenante : les politiques européens doivent comprendre que la liberté du Net est importante, et prendre garde aux revendications du Parti Pirate, ou perdre leur boulot.

Neelie Kroes est membre de la Commission Européenne, ce qui est à peu près l’équivalent européen d’un ministère. Neelie Kroes y est responsable de la «Société numérique», à savoir des questions concernant les médias et l’information, les télécommunications et l’informatique.

La Commissaire Kroes était en Suède pour la conférence EuroDIG (Dialogue européen sur la gouvernance d’Internet), et a saisi l’opportunité pour écrire un éditorial pour un des journaux suédois les plus connus. Outre la classique louange des compétences uniques du pays hôte, ce qu’aurait fait tout bon politicien à cette occasion, Neelie Kroes a aussi osé une première à ce niveau.

Internet a été un grand succès économiquement parlant, moins politiquement parlant. La liberté du Net est pour la jeune génération aussi importante que l’était la vague verte pour la génération de 1968. Le printemps arabe, le débat sur ACTA et la montée des Partis Pirates montre que la liberté du Net est un problème majeur, que nos politiques doivent prendre en compte s’ils ne veulent pas perdre en influence.

Rick Falkvinge, le fondateur du Parti Pirate Suédois, s’en félicite :

C’est exactement le message que nous essayons de faire passer depuis six ans, et je suis ravi de voir qu’il a été reçu au plus haut niveau, et cela fait aussi plusieurs années que je maintiens la pertinence du parallèle avec le mouvement des Verts.

Malheureusement, même après avoir publié un tel papier, il semble qu’elle ait quand même été défendre à EuroDIG la nécessité du filtrage du Net pour censurer la pédopornographie. Nous savons bien que c’est un pansement sur une jambe de bois, et lorsque la Commission a été accusée d’être «paranoïaque», Neelie Kroes a choisi de ne pas répondre. Chère Commissaire Kroes : dans un monde où la réputation est tout, il ne faut pas seulement parler mais aussi faire.

Il est très intéressant de voir que son approche est du style «C’est l’influence politique et le poids électoral qui comptent, donc vous, politiciens, devriez vous intéresser à la liberté sur Internet» plutôt que «Nous sommes en Europe, nous portons l’héritage des Lumières, donc la liberté d’expression est primordiale pour nous.» Ceci dit, voilà bien l’approche pragmatique que défendent les Partis Pirates depuis six ans : mettez les équilibres de pouvoir en danger en volant des voix aux politiques, vous obtiendrez le respect des droits civiques.

Merci à Jacob Hallén pour ses commentaires et informations. Article remodelé d’une traduction pour Falkvinge.

Floraison

Échecs et réussites du Parti Pirate Français aux législatives 2012

Je vais être court sur la réussite, qui est évidente : le Parti Pirate avait 100 adhérents il y a quelques mois, et en a 700 pour l’instant. Très bon bilan. Il est passé de l’ombre à la lumière, en réussissant à présenter 100 candidats et à obtenir une couverture médiatique convenable. Ce qui fonctionne ne sera pas l’objet de cet article, concentré sur ce qu’il y a à améliorer.

  1. Introduction
  2. Le technique
    1. Un wiki national plus esthétique
    2. Des interfaces de blog locaux remodelées
    3. Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti
    4. Des serveurs qui tiennent la charge
  3. Le politique
    1. L’argent c’est le nerf de la guerre
    2. Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables
    3. Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?
    4. Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?
    5. Nous manquons clairement de programme
      1. La réexplication de notre réforme du droit d’auteur
      2. La régulation de la finance
      3. Les questions morales
      4. Cannabis, drogue
      5. Les questions agricoles
      6. La recherche
      7. Le revenu de vie
      8. À vous de compléter dans les commentaires… ;)
    6. La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant
    7. «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas
    8. Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique
  4. Le structurel

Introduction

Tout d’abord bravo à tous les candidats et leurs suppléants. Vous avez quelques retours de candidats ici. Ensuite, pour le boulot monstre abattu par les équipes élections et techniques, je salue très bas leur travail.

Je me permets de tirer un peu à moi la couverture pour l’équipe rédacteur et celle français de l’étranger. Pour l’équipe rédacteur je dois surtout remercier David Dufresne et Baptiste Marcel pour leur travail. Pour le vote des Français à l’étranger, c’est surtout Mathilde Cameirao, Benoît Sibaud et @letahoo (grand merci à lui) qui ont participé à la mise en place des dossiers de presse et de la com’ sur le vote par Internet.

Spéciale dédicace aussi à mon candidat bien aimé, Romain Devouassoux.

Désolé à ceux que je n’ai pas trouvé sur le web voir oublié ;( Rappelez-le moi au plus vite ;)

Il me semble qu’après les élections, le temps est venu du bilan. Je vais essayer de pointer des échecs selon moi du Parti Pirate et donc des points d’amélioration, ce qui est le plus important. Tous les commentaires sont les bienvenus.

J’ai organisé ces cafouillages en trois catégories : techniques, politiques, et structurels. Les points sont classés du plus au moins polémique à mon sens. Sachant que le diable est dans les détails et que le plus dur n’est pas de dire mais de faire. Ce billet est une esquisse. À sa lecture il doit vous paraître évident qu’il demande à être complété. D’ailleurs n’hésitez pas à remplir les paragraphes lacunaires dans les commentaires.

Le technique

J’ai signalé dans un journal sur LinuxFr que la multiplicité des canaux de discussion et diffusion des informations était une source de déperdition des efforts. Je vous laisse découvrir le contenu du post et les commentaires que je ne reprends pas ici. Je n’ai toujours pas trouvé de solution miracle. Cependant j’ai depuis pris un diagnostic relativement clair :

  • Le blog est à double usage, entre réaction médiatique et publication du programme.
  • Les forums font triple usage avec le blog, quelques listes de discussion et le wiki.
  • Les listes de discussion servent aussi bien pour la diffusion que les prises de contact que les groupes de travail que les discussions générales, et font double usage avec des outils de discussion instantanée.

J’ai bien une idée concrète pour faire avancer les choses : un wiki + une plateforme basée sur le même code que Linuxfr + quelques listes de travail + des outils de discussion instantanée. Le principal problème étant ensuite bien sûr que les équipes techniques suivent pour la mettre en place et que les adhérents soient d’accord pour arrêter de poster sur le forum et les listes publiques actuelles, qui seraient archivés mais désactivés.

Le wiki sert à retenir et organiser les informations. La plateforme à la Linuxfr sert à discuter publiquement du programme et à réagir aux actualités. Les listes de travail servent à la communication purement interne et la messagerie instantanée à … discuter en temps réel sans retenir les infos (surprenant non ?).

  • Un wiki national plus esthétique

    Soit Mediawiki requinqué à la sauce pirate, soit Twiki, qui a l’avantage d’avoir une gestion des droits très fine. Remarquez que je n’invente rien, je ne fais que demander de copier ce que font les allemands, pour le coup très bien organisés, et c’est normal et heureux, avec 30 000 adhérents de plus. Que mettre sur ce wiki ?

    • un annuaire des adhérents, avec des pages sur le modèle allemand. Sur chaque page d’adhérent, on devrait trouver, rempli par l’adhérent
      • les coordonnées du pirate
      • la liste des groupes de travail auquel il appartient et de ses responsabilités
      • une sorte de Curriculum Vitae ou de liste des activités à l’intérieur du Parti
      • les papiers publiés dans la presse ou des revues spécialisées, ainsi que bien sûr une photo si possible et les coordonnées du pirate.
    • un annuaire des groupes de travail et des partis régionaux
    • le programme et ses ramifications, qui ont plus leur place sur un wiki que sur un forum ou un blog
    • les archives des communiqués de presse
    • toutes les informations concrètes pour participer à un groupe de travail, adhérer, trouver une réunion publique dans les environs
    • les comptes-rendus de toutes les réunions rangés sur des pages dédiées et accessibles directement à partir des pages des groupes qui les ont fait
    • les informations de contact pour la presse ainsi qu’un organigramme des dirigeants et de la structure du parti
    • une aide pour savoir comment participer au wiki
    • les liens vers les autres sites importants liés au parti pirate, comme un agrégateur de blogs pirates, les autres partis européens
  • Des interfaces de blog locaux remodelées

    Il semble que le patron du blog des pirates d’Alsace va être utilisé. Formidable ! Un thème wordpress standard devrait être mis en place pour que les candidats et les sections régionales ne passent pas 10 heures à régler leur blog à chaque fois.

  • Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti

    La partie publication du programme du blog devra aller dans un wiki. La partie réaction médiatique devra être fondue avec la partie discussion générale et réactions des adhérents à l’actualité sur une plateforme dédiée. Pour ça le code de Linuxfr me paraît le mieux adapté. Je m’explique dans un autre billet plus en détail.

  • Des serveurs qui tiennent la charge

    J’enfonce une porte ouverte, mais à chaque grand évènement médiatique, le blog national ou des législatives est tombé. En plus d’être peu pratique, ça donne une mauvaise image. Je fais confiance à l’équipe technique pour s’occuper de la situation.

Le politique

  • L’argent c’est le nerf de la guerre

    Il me paraît clair qu’il est illusoire de vouloir faire plus de 0,3% à une élection si on ne propose pas suffisamment de bulletins. Une collecte de fonds via un site de financement participatif comme Kickstarter ou Bankeez sera nécessaire.

    Je suis aussi pour que le Parti Pirate se prononce franchement en faveur d’une réforme de la loi électorale qui permettent à l’État de prendre en charge les frais essentiels des partis comme les bulletins ou circulaires. Cette ouverture pourrait être contrebalancée par la nécessité d’un nombre suffisant de citoyens qui parrainent les partis.

    Ou alors on devrait remplacer les bulletins par des listes où l’on coche des croix, de sorte que les petits partis n’aient pas à financer de bulletins. Cette possibilité aurait l’avantage d’être plus économe et écologique pour tout le monde.

  • Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables

    Question de sociologie, et d’adéquation de notre programme à ces sociologies.

  • Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?

    Jouons nous assez du côté pirate ? Le clip par exemple, qui avait déjà le mérite d’exister, m’est apparu trop plat. Question de diction et de musique.

  • Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?

    Pour Christophe Masutti, c’est apparemment le cas :

    On est là pour construire un PP français, pas calquer un modèle germaniste/nordiste dans des circonscriptions qui ne collent pas avec. Qu’est ce que ca donne à Marseille ? En Alsace par contre ca peut à peu près marcher (je dis ca parce que j’y habite).[…]

    En France, ce n’est selon moi pas du tout la même chose que chez nos voisins nordiques (qui, individuellement, n’ont pas du tout la même culture politique) ou des pays de l’Est (où la notion de liberté individuelle a un sens très différent et souvent encore très douloureux à cause de l’histoire récente).

    Nous constituons une frontière culturelle, une sorte de barrière latine, et il faut absolument décliner le Parti Pirate en fonction de l’histoire si particulière de la France et en fonction d’un positionnement par grands thèmes : il faut traiter d’idéologie… L’Internationale des Pirates n’a de sens qu’en multipliant les clés de lecture de problèmes similaires.

    Certains articles ont déjà paru sur le sujet, qui nous prédisent un avenir noir parce que notre pays serait trop conservateur ou que les différences culturelles seraient trop fortes. Certes ces différences culturelles sont potentiellement intéressantes. Mais c’est aussi du sable, ie imprécis/vague comme fondation. J’ai personnellement fait de la sociologie, et je sais combien il peut être dur de définir «une culture». D’autant que la France et l’Allemagne, intuitivement, ne sont pas les pays les plus éloignés du monde.

    Au lieu de se fonder sur des différences culturelles certes peut-être réelles mais très sûrement aussi pas toujours là où on les attends et où elle sont revendiquées, et au lieu de mettre en exergue notre latinité contre l’exemplarité nordique, ce qui n’est, au fond, qu’un moyen commode de refuser de porter la faute des échecs en accablant notre culture politique, il me semble que l’on devrait d’abord résoudre les problèmes concrets que j’énonce par ailleurs dans cet article.

    Enfin, surtout, changer notre culture politique, n’est-ce pas ce que nous voulons ? Vouloir arrêter parce que notre culture politique n’est pas adaptée à notre mouvement est donc tout à fait contreproductif : c’est justement ce contre quoi nous voulons nous battre.

  • Nous manquons clairement de programme

    La Politique du Netz c’est bien, mais il n’y a pas que ça qui fait vivre son homme.
    Je propose comme pistes d’amélioration de s’intéresser à

    • La réexplication de notre réforme du droit d’auteur

      Non je ne suis pas obtus ;) À lire les commentaires dans les journaux à droit à gauche, j’ai l’impression qu’il n’y a pas 5% de la population française qui a lu cet article. Pourtant la réforme du droit d’auteur selon le Piratpartiet suédois au Parlement Européen est loin d’être utopique ou idiote. Elle mériterait d’être réexpliquée pour que nous ne passions pas simplement pour des farfelus qui veulent tout pirater gratuitement, ce qui n’est pas et n’a jamais été notre position.

    • La régulation de la finance

      Pour reprendre Christophe Masutti :

      Nous vivons des temps de crise économique, on débloque des milliards d’euros pour «sauver les banques» de leur propre connerie.

      Mais dites moi : les flux financiers, la rapidité des échanges mondiaux, la logique boursière… Depuis les téléscripteurs de Wall Street des années 1920 jusqu’à nos ordinateurs surpuissants en réseau d’aujourd’hui : n’est ce pas uniquement du numérique ?

      Le seul vrai «second Internet» est cette puissance dangereuse au-delà des États. C’est bien en substance cette puissance numérique qui fait de la finance une contre-puissance sociale, non ? Le traitement informatique des capitaux financiers ne devrait-il pas être lui-même sujet à une surveillance sociétale ? Ne manque-t-il pas un wikileaks de la finance ?

      Et sans vouloir jeter de l’huile : le traitement des fonds (publics) européens devrait à mon sens lui aussi être sujet à réflexion. Tout cela entre dans le souci de transparence prôné par le Parti Pirate mais cette transparence c’est à l’État de l’exiger en tant que garant des libertés.

    • Les questions morales

      J’ai été séduit par les très bons billets de Raphaël Isla sur l’euthanasie ou l’homosexualité. Ce sont des questions que nous devons absolument traiter à mon sens.

    • Cannabis, drogue

      Le Piratenpartei est pour la légalisation des drogues dites douces et pour une réévaluation politique de la nocivité des drogues et de leur interdiction sur des critères scientifiques. Pour eux, la répression ayant largement prouvé son échec pour lutter contre le trafic de drogue, il reste le chemin de la protection, de la prévention et de la responsabilisation. Leur position est traduite rapidement ici.

    • Les questions agricoles

      Carole Fabre l’avait déjà bien senti et expliqué dans une interview filmée, le brevetage du vivant via les OGMs nous est aussi absurde que le brevetage du logiciel mais encore plus ignoble, car des firmes comme Monsanto peuvent s’en servir pour condamner à mort des paysans criblés de dettes. Le Parti Pirate a là un boulevard pour proposer de nouvelles politiques agricoles durables et respectueuses de l’humain puis de la nature.

    • La recherche

      Le Parti Pirate Suédois a déjà une position assez tranchée et éclairée sur les brevets pharmaceutiques (traduite ici) et la recherche médicale, qui doit selon lui être publique et non privée, pour libérer le savoir et mutualiser les coûts. Le privé doit se contenter de produire des médicaments génériques à bas coût. Une telle position donne des pistes de réflexion intéressantes sur le financement de la recherche, où une question principale est : Quand est-il dans l’intérêt général que la recherche soit privée ou publique, ou entre-deux ? Quel équilibre ?

    • Le revenu de vie

      Le revenu de vie ou allocation universelle est une question qui me tient personnellement à cœur.

      Il s’agit de libérer la créativité des individus tout en garantissant à chaque citoyen français d’avoir les moyens de mener une vie digne sans pour autant se sentir un «assisté», en donnant à chacun une somme inconditionnelle suffisante pour arriver à vivre décemment (donc proche du seuil de pauvreté), qui ne soit pas assez haute pour ne plus du tout inciter à travailler pour gagner de l’argent.

      Les aides actuelles sont très sectorisées, chaque population a ses propres aides, et les règles sont parfois kafkaïennes.

      À mon sens, cela résulte d’une idéologie paternaliste : l’État nounou doit contrôler pas à pas tout ce que font ses rejetons. Ce faisant, l’État bride les initiatives individuelles qui n’entrent pas dans ses plans et dépense des millions d’euros dans une administration uniquement destinée à contrôler les droits des uns et des autres. Il faut supprimer la catégorie des dit-«assistés» (pas les personnes ! la catégorie) pour supprimer leur stigmatisation, tout en facilitant en encourageant chacun à réaliser ses ambitions personnelles, sans contrôle de l’État.

      En mettant tout cela à plat, nous gagnerons in fine de l’argent, en rendant toute un pan de la bureaucratie inutile.

      Nous avons en France une population qui se prête à une telle initiative, surtout chez les jeunes : elle est le plus souvent bien formée, mais souvent sous-employée par rapport à ses qualifications. Nous avons également toute une partie de la population coincée dans un chômage résiduel et dont l’accès à l’emploi classique paraît durablement compromis, mais qui doit tout de même sans cesse rendre des comptes à l’administration.

      Toute cette énergie qui s’épuise dans des boulots alimentaires ou des recherches d’emploi condamnées au détriment de sa propre formation, de sa propre réalisation, et donc de l’avenir du pays doit être libérée. Il faut permettre à tout un chacun de pouvoir recommencer des études ou fonder sa propre entreprise ou association sans craindre pour le lendemain.

    • À vous de compléter dans les commentaires… ;)
  • La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant

    Les plus médiatisés s’en sont les mieux sortis. Ceci dit, sur Internet, nous courons le risque de tourner en rond en nous congratulant les uns les autres. Au contraire il faut aller à la rencontre des populations et des électeurs. Sur la durée, les tractages et réunions publiques pour développer la base, le bouche à oreille, et la confiance ou bonne image qu’un contact direct peut apporter (ou pas :P) sont nécessaires.

    Certains députés qui ne sont jamais à l’Assemblée sont réélus ou en passe de l’être simplement parce qu’ils ont passé 3 mois à sillonner leur circonscription et à répondre à toutes les invitations.

  • «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas

    «Les gens» nous regardent avec des grands yeux incrédules, ou pensent que nous sommes d’extrême droite ou gauche. Le Parti Pirate devrait accepter son orientation de gauche libérale, voire libertaire (si, ça existe, c’est nous, pire que des libéraux, des libertaires, mais de gauche, car nous refusons de laisser crever notre voisin dans l’indifférence générale). Centre-gauche, c’est mieux qu’extrême-droite non ? Dans tous les cas, cet article ici sur le positionnement du Parti Pirate est à lire ;). Les concepts de liberté et de neutralité pirates sont aussi utiles à lire.

  • Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique

    Par exemple répondre publiquement à des commentaires insidieux dans des journaux à grand tirage qui pointent qu’un candidat a accordé une interview (très bonne au demeurant) à Minute ne devrait pas être polémique. De même les mesures locales c’est bien mais cela laisse courir le risque que certains programmes locaux paraissent un peu trop folklos.

Le structurel

Autant prévenir, c’est un sujet qui me met mal à l’aise, car une structure à mettre en cause, c’est aussi des personnes derrière. Je préfère donc en parler à l’intérieur du parti et j’avance donc sur des œufs. Cependant, il me semble que les personnes qui ont encaissés bravement une augmentation des effectifs de 600 personnes en deux mois ont un peu souffert.

La seule solution à mon avis est maintenant de plus déléguer à ceux jugés compétents (et actifs !) ainsi que de distribuer les responsabilités afin d’éviter les abus, tendanciels chez tous les humains. C’est un équilibre à trouver entre la prise de responsabilité et sa dilution pour empêcher les abus.

Pour l’instant, une bonne idée qui me viendrait à l’esprit serait d’enlever le Politique à Conseil Administratif et Politique, pour qu’on ait un conseil politique quotidien élu/une cour suprême en plus de l’assemblée générale des adhérents qui soit dissocié de l’administratif au quotidien.

Bateau Pirate

Révision des moyens de communication du Parti Pirate Français

Les listes de diffusion/discussion générale/travail+mumble+forums+pads+blog seraient avantageusement remplacés par une solution code de linuxfr+irc+mumble+pad+listes de travail/diffusion. Ça c’est uniquement pour la discussion et le travail. La sauvegarde devant se faire exclusivement sur un wiki comme je l’explique par ailleurs. Avertissement : je suppose que vous connaissez déjà Linuxfr. Allez y jeter un coup d’œil avant de revenir pour comprendre la suite ;)

Ceux qui connaissent déjà le site Linuxfr (page wikipédia) trouveront peut-être ma réaction normale : Quoi de mieux comme site de publication et de discussion générale pour le Parti Pirate qu’une plate-forme ouverte et spécialisée dans la publication de nouvelles par une communauté ?

Précision : je ne parle pas de mettre les forums du Parti Pirate sur Linuxfr, mais d’utiliser le code de Linuxfr à la place des solutions existantes dans le Parti Pirate. Ceci sert à remplacer une partie de l’usage du blog, l’autre usage terminant sur le wiki, un wiki servant à archiver collaborativement. Cet usage sera la publication des actualités du Parti Pirate. L’autre usage sera celui de la discussion générale et publique au Parti Pirate. Les deux vont intuitivement de pair.

À noter que la communauté Linuxfr existe depuis plus de 10 ans, et que le code a été refait il y a un peu plus d’un an. Vu que Linuxfr est une communauté d’informaticiens et que le code est ouvert, il y a tout à parier que leur outil de discussions communautaire continuera à exister et sera maintenu à long terme. Alors que les personnes à l’intérieur du Parti Pirate pourront facilement tourner. Et qu’un site développé spécialement pour le Parti Pirate risque d’être plus difficile à maintenir à long terme, à cause du manque de personnes au courant du code. Ceci dit le code de Linuxfr est en Ruby on Rails, a été développé par une équipe réduite et est assez statique. Pas sûr donc que tout le monde trouve techniquement ce choix extraordinaire.

Ceci dit, ce sont les fonctionnalités qui m’intéressent et si les développeurs du Parti Pirate arrivent à faire aussi bien voire mieux que Linuxfr autrement (performances et ergonomie comprise !), je suis partant ;)

Pour la discussion générale

Les forums et les listes de discussions (mailing-listes) sont redondants et peu pratiques tous les deux. Chacun ont leurs avantages et leurs défauts. Utiliser les deux, ça cumule les défauts plutôt que les avantages.

Par ailleurs, les listes comme les forums ont tendance à être utilisés pour de la communication instantanée en cross-post, ce qui rend l’ensemble difficile sinon impossible à suivre quand on manque de temps.

Pour les discussions générales de fond, je propose de réutiliser la plateforme de Linuxfr. Les avantages de commenter sur cette plateforme sont :

  • Il n’y a de commentaires que sur un contenu. On supprime déjà donc tous les messages qui ne parlent à personne et ne répondent à rien (ça arrive !), et on force les messages qui initient une conversation à déjà proposer quelque chose plutôt que de se contenter de trois lignes sibyllines mais trollesques.
  • Les commentaires sont lisibles car hiérarchisés et présentés via une interface web.
  • Ils sont publics, sous pseudonyme ou nom réel, ce qui est tout à fait dans l’esprit du Parti Pirate (transparence et anonymat).
  • Ils sont accessibles par n’importe que appareil doté d’un navigateur web.
  • Ils sont notés, de même que les posts auquel ils répondent. On a donc une idée de la réception des idées que les posts véhiculent.
  • Les auteurs sont dotés d’un karma (une réputation), qui donne leur note de départ lors de la publication d’un commentaire. Les gens sont donc incités à être bien notés par les autres pour pouvoir continuer à jouir de bonnes notes.
  • Les commentaires ayant des notes négatives sont repliés lorsque l’on est identifié. Les auteurs de commentaires sont donc incités à faire preuve de retenue dans leurs commentaires, car les insultes et autres remarques agressives terminent généralement repliées.
  • Il est possible de sauter directement aux derniers commentaires publiés lorsque l’on est enregistré, afin de ne pas perdre de temps.
  • Les commentaires ont tous leur propre adresse, ce qui permet de se référer facilement à des débats antérieurs, et de ne pas dupliquer les efforts de rédaction.
  • Aller regarder trois nouveaux commentaires est moins invasifs que recevoir trois nouveau mails. Les réponses à des discussions générales ne sont généralement pas les premières que l’on veut recevoir, au contraire des réponses à des questions de travail immédiates.

Site de presse et de discussions sur l’actualité

A-t-on besoin de tout Linuxfr seulement à cause des avantages sus-cités ?

Je propose que nous remplacions nos articles de blogs par des dépêches sur un site tournant avec le même code que Linuxfr, quand ceux-ci sont de l’actualité.

En effet, nous utilisons le blog pour les communications à la presse et la présentation du programme. C’est une chose de trop. Le programme doit être rédigé par tous et est du contenu statique et archivé, donc doit aller sur un wiki.

Il reste les communications avec la presse. Qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre position rapidement. Il vaut mieux envoyer cinq communiqués moyens par semaine qu’un très bon dans la même période. Poster un article sur le site national ou envoyer des communiqués devrait donc être plus facilement accessible aux groupes de travail spécialisés, au moins dans leur catégorie dédiée.

Tout cela est rendu facilement possible dans Linuxfr, avec le système de dépêches/journaux, et la rédaction collaborative des dépêches. Les journaux sont les contenus postés par les utilisateurs. Ces contenus n’engagent pas le parti mais les membres qui les postent. Les dépêches sont les contenus approuvés par la modération, donc par le parti. Certains journaux peuvent être promus en dépêche. Le contenu, rangé par date, est prévu pour être rapidement obsolescent, de même que des réactions à la presse.

Tout inscrit peut proposer de lui-même une dépêche ou une proposer un brouillon de dépêche collaborative. La publication de nouvelles par des groupes de travail est donc largement facilitée.

Des discussions générales sur des nouvelles d’actualité sur un site à la Linuxfr auront donc comme avantage d’être plus décentralisées, plus riches et plus faciles à naviguer:

  • Chaque membre peut poster son journal ou proposer sa dépêche.
  • Un ou deux modérateurs suffisent pour envoyer une dépêche.
  • L’ergonomie est largement supérieure à celle d’un forum classique ou de listes de diffusion à cause de l’absence de cross-post et de la possibilité de faire référence à des commentaires précédents facilement.
  • Le système de commentaire et de réputation incite chacun à vouloir être bien noté par les autres donc à être constructif.

La discussion instantanée et le travail de groupe

Après avoir traité les sujets des discussions générales qui doivent être publiques et de la diffusion à la presse et aux sympathisants/militants/adhérents du point de vue du parti, il reste à traiter le sujet du travail en groupe et de la discussion instantanée qui va avec, ou des discussions informelles et instantanées.

Irc me paraît largement suffisant pour les discussions instantanées écrites : possibilité de créer son propre groupe avec ses règles, d’être anonyme ou non, d’être public ou non, et d’utiliser une interface web pour les parfaits inconnus.

Pour la voix, mumble remplit parfaitement son rôle.

Pour l’édition collaborative, les pads remplissent très bien leur rôle. Ceci dit il faudra prendre l’habitude de stocker leur contenu sur des wikis.

Pour les groupes de travail sur le long terme, des conversations privées sont souvent nécessaires. Là, les listes de discussion spécialisées accessibles par le web pour les archives me paraissent le plus pratique et interopérable.

Conclusion

Finalement, le seul défaut de Linuxfr, c’est que c’est moche (mes excuses au développeur : c’est très pratique mais pas très beau ;). C’est pourquoi il faudra construire une véritable css pour le site. Ceci dit, Linuxfr est prévu pour être totalement customisable à coup de css (jargon pour mise en page), donc ce n’est pas un obstacle. C’est le seul travail de fond à faire.

Une urne pirate

Retours sur la campagne pirate pour les législatives 2012

Superposition de plusieurs retours sur la liste de diffusion nationale du parti pirate et d’ailleurs. Je les copie-colle ici pour éviter qu’ils ne se perdent dans les tréfonds des archives, et pour permettre à tout un chacun de les consulter, commenter tranquillement. Vous avez aussi à la fin des billets à lire sur d’autres blogs. N’hésitez pas à poster les vôtres en commentaire ou à me les envoyer à netz @ sploing.fr pour que je les rajoute. J’en profite pour signaler que j’ai aussi mes propres critiques/propositions d’amélioration.

Antoine Walter en Alsace

Antoine Walter est un des héros de cette campagne, avec un très bon score national (+2%) en Alsace. Voici son premier bilan.

Les Bons Points :

  • On anime la campagne, donc la presse nous aime bien. En leur envoyant chaque jour des infos, on a obtenu chaque jour au moins un entrefilet dans les journaux, plus 4 gros articles et 2 éditos. En harcelant les radios, on a obtenu des pastilles sur Nostalgie et une radio locale, plus un sujet dans le journal local de France 3, et un spot sur Alsace 20.
  • En jouant la carte du buzz, on gagne en notoriété, merci à tous pour votre soutien qui a permis de faire gonfler les scores et l’écho de notre Bref ! Il faut cependant être certain de rediriger derrière vers du concret plus «sérieux», d’où l’impératif d’avoir un site pas trop mal foutu et bien mis à jour.
  • Avec toutes les personnalités pirates, on a des spécialistes de tout. En bossant sur un modèle « logiciel libre » on a toujours eu une réponse à chaque interrogation : ce système horizontal est une bénédiction !
  • On a une cote de sympathie qui frise des scores communistes. En faisant les marchés, les soirées associatives, les sorties de gares et les centres commerciaux, on a rencontré énormément de gens et de militants d’autres partis, qui trouvent tous ça génial que des jeunes se lancent de façon un peu iconoclaste.

MAIS…

Les Points Négatifs :

  • D’une cote de sympathie énorme, on passe à un score sympa, mais bien plus faible. En gros l’électeur rigole, salue la démarche, trouve ça chouette qu’on soit là, mais vote pour quelqu’un d’autre. C’est aussi dû au fait que dans notre circo UMP + UMP + PS + FN = 90%. Ca laisse peu de place aux petits candidats, quand les gros votent utile.
  • Revers de la médaille de l’organisation horizontale, on s’est un peu perdus parfois dans les méandres de débats qui n’étaient pas directement liés aux législatives. C’est un peu dommage d’avoir perdu cette énergie, mais ça peut aider à construire la suite !
  • On a investi des pépètes par militantisme en se disant qu’on aurait accès au financement électoral, et qu’on grandirait plus vite, pari perdu : dommage ! N’aurait-il pas été intéressant de garantir à tous le remboursement des bulletins de vote (en abondant pourquoi pas un fond de solidarité) ? Parce que là, on avait quand même pas mal de signaux contradictoires. On a eu des mails affolés d’électeurs qui nous demandaient comment télécharger leur bulletin de vote, alors qu’on avait amplement suffisamment de bulletins dans les bureaux. Sur des élections qui n’intéressent pas spécialement les français, faire compliqué n’est pas une bonne solution je le crains.

Julie Decourbe en Alsace

  1. Ce qui s’est bien passé

    L’ambiance de la campagne était excellente ici au PPAlsace.

    On a toujours réussi à trouver un consensus quand les discussions s’échauffaient, on s’est entraidé pour régler les problèmes techniques (dépôts des dossiers en pref, collage d’affiche, tour des circos, diffusion des infos sur les débats publics des différents candidats).

    Je retire de cette première expérience électorale un bilan extrêmement positif au niveau humain.

    La couverture médiatique a été, dans l’ensemble, avant les résultats, très positive. Les médias régionaux, pour la plupart, nous ont pris au sérieux, contrairement à certains candidats concurrents rencontrés lors des débats publics, qui nous ont clairement traités avec condescendance.

    La campagne sur Twitter a été efficace. En tant que suppléante, et parce que j’utilisais mon compte personnel, je n’ai fait que RT le PP national et le PPAlsace, mais j’ai réussi à convaincre beaucoup de mes followers habituels de voter pour le candidat pirate de leur circo, ou au moins de prèter attention à nos idées.

    Enfin, à titre personnel, alors que je me suis toujours volontairement désintéressée de la politique jusqu’à la veille des présidentielles je n’avais pas choisi mon candidat et j’étais même quasiment certaine de voter blanc, j’ai adoré cette campagne électorale !

    Me «frotter» aux idées de l’UMP lors de notre unique réunion publique sur la circo 6701 a été véritablement une révélation, et je compte bien continuer dans cette voie.

  2. Ce qui ne s’est pas bien passé

    1. Moyens inadaptés

      On a cherché à être originaux, économes et pratiques avec nos stickers, c’était gagné, mais ils se sont avérés insuffisants. Rien ne vaut une bonne vieille affiche en couleurs.

      On a mal évalué le territoire.

      Certains de nos candidats ont eut les pires difficultés à ratisser l’ensemble de leurs circonscriptions, et les candidats situés en zone urbaine ont eu d’avantage de facilités. Je parle pour moi, par exemple, j’ai équipé mes bureaux de vote à Strasbourg en une après midi sur mon vélo, tandis que nos collègues ont mis des jours à tout couvrir en voiture.

      Nous étions, dans l’ensemble, assez démunis, à courts de moyens et de bras.

      En fait, c’est sur le terrain que nous sommes inférieurs aux autres formations politiques, qui disposent d’une main d’oeuvre bien supérieure à la nôtre pour tracter, poser des affiches, etc.

      D’autre part, on a eu beaucoup de mal à se faire inviter aux débats entre candidats. En général, soit on organisait notre propre évènement, soit on s’incrustait dans les salles, avec le risque d’être collés dans le public.

    2. Retournement des médias

      Le soir du premier tour, les medias locaux, qui nous avaient largement soutenus, nous ont carrément tourné le dos, malgré nos nombreux appels à rejoindre notre «QG de campagne» situé (stratégiquement) en face des locaux de France 3 Alsace. Nos pirates ont été refoulés à l’entrée par le vigile, nous n’avons pas été invités à nous exprimer à l’antenne.

      Seule France bleue Alsace nous a accordé un petit temps d’antenne.

      D’autre part, sur certains medias ultra locaux et en vogue (rue 89 Strasbourg par exemple) nous apparaissons dans la rubrique “autre” alors que la semaine d’avant, ils encensaient les «pirates».

      Désagréable retournement de situation.

      Enfin, j’ai pas mal de potes en région parisienne qui étaient intéressés par le Parti Pirate qui gardent un sentiment un peu désagréables du genre «c’est super de répondre au medias et de vous faire connaitre, mais quid des électeurs, vous êtes où quand on vous pose une question concrète sur les bulletins de vote, quel est mon candidat etc.» et qui ont finalement laissé tomber faute de retour rapide.

      J’ai nuancé en expliquant que le timing était très réduit, que certains candidats n’avaient aucun moyen et se débrouillaient, que le national avait déjà du boulot par dessus la tête avec la gestion du site, de la demliqu, des forums, etc. mais du coup, y’a peut être des choses à faire pour progresser.

  3. Ce que j’ai appris

    On peut faire de la politique avec peu de moyens, mais surtout en conservant son identité et son franc parler.

    Je reviens sur cette réunion publique : à aucun moment je n’ai essayé de faire guindé, j’ai préféré parler vrai, avec mes mots, avec ce que j’avais appris et compris, plutôt que de faire du populisme et d’utiliser des termes abscons et des idées éthérées.

    J’ai vraiment eu le sentiment d’exprimer des valeurs qui m’étaient propres, et de ne pas faire un discours électoral de base.

    C’était rafraîchissant, enrichissant, et j’espère, comme il a été dit plus haut que le Parti Pirate conservera, même si on accède à des postes importants un jour, cette image do it yourself” franche, et pleine d’autodérision et d’humour.

    J’ai particulièrement apprécié de voir en direct sur twitter le boulot des autres candidats, les gens qui se sont déguisés pour poser leurs affiches, et surtout, un grand sourire collectif, contagieux, une belle énergie.

    Keep it real, garder l’espoir. Tiens, ouais, l’espoir, la foi en quelque chose, c’est un truc que j’avais perdu, et que j’ai retrouvé au Parti Pirate.

  4. Ce que je peux améliorer

    Je me rends compte (avec un peu d’appréhension d’ailleurs, car c’est une partie de la campagne que j’ai volontairement occultée) qu’il va nous falloir une véritable stratégie d’action et de communication «de contact» pour les prochaines échéances électorales. Mais je suis confiante, je sais qu’on aura des adhérents nombreux et motivés qui viendront donner un coup de main.

    Il va aussi falloir se faire un sacré carnet de presse, et même désigner un chargé de relations medias au sein de la section locale, un interlocuteur clé qui sait les draguer, leurs causer et les garder sous la main. J’aime pas ce fonctionnement, mais j’ai bien peur que ça soit nécessaire.

    Comme les prochaines échéances seront européennes, certains d’entre nous ont évoqué hier soir des visites plus fréquentes à nos voisins allemands et suisses pour nous rapprocher d’eux et avoir une stratégie commune. Nous avons aussi la chance à Strasbourg d’accueillir des parlementaires en session plénière, il faut maintenir le contact avec nos députés pirates européens. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux, et réciproquement.

François Ludwig en Alsace

François Ludwig, candidat en Alsace, répondait à Julie Decourbe.

Je suis rélativement d’accord, le gros manque de cette campagne est la décentralisation hors de LA grande ville.

En effet, les candidats en zone péri-urbaine voir carrément en campagne, n’ont eu aucune aide dans cette campagne alors que ceux ci ont aidé les citadins.

J’y trouve 2 raisons :

  • Le manque de militants
  • La volonté de tout centraliser au détriment des rares «aventuriers»

Selon moi, il y a 3 choses qu’on doit améliorer pour les prochaines
campagnes :

  • Pas de débat inutile à partir de la semaine précédente le début de la campagne, ca occupe les listes de discussion, ca empêche la participation et ca décourage (surtout ceux de l’équipe élections qui ne savent déjà plus où donner de la tête).
  • Une plus grande solidarité et décentralisation, faire par exemple un «apéro» ou une animation par secteur, avec au moins 4 ou 5 pirates, à 1 on est pas pris au sérieux (vécu)
  • Mutualiser les efforts, pas de double réponse à un journaliste ou sur un sujet contact, un ou deux correspondant presse, pas plus, faire des plannings avec plein de jolies couleurs pour ne pas faire 3 ou 4 fois la même chose à moins de 5 km… Bref, une vrai corrélation du travail d’équipe, et, ca en découle, un travail uni et une équipe soudée sur tous et chacun.

En dehors de ça, j’ai remarqué que la campagne Internet à jouer pour beaucoup dans les GRANDES villes, j’ai une ville de 35 000 personnes et fait très peu de voix, j’en ai fait plus dans les villages qui ne savent pas encore qu’ils y a des chaines TV après la 3…

Les marchés, ca sert à rien ou presque… J’estime à 30/40 voix celles obtenues dans les réunions publiques et les marchés, soit un peu moins de 10%. Ca à un but informatif, mais pas électoral pour un mouvement comme le PP.

Jouez sur le local ca sert… J’estime (d’après certains dires, stats et mon avis perso) que mon nom de famille et le logo local du PPAlsace ont joué pour 20% environ de mon électorat, et cela sans que les gens ne s’interesse au PP, donc c’est utile de mettre en avant le local… dans des circo très portées sur le local.

Le must : Une bonne presse… Les journaux locaux ont pas mal parlé de nous, les chaînes TV nous ont au contraire snober, les radios étaient curieuses mais on n’y a pas trouvé d’écho. Le fait est que la presse régionale (pas l’internet, surtout localement) nous a rapporté la majorité des voix hors-agglomération, pour preuve, on as un candidat qui n’a pas fait de campagne ( 30% de Bulletin, mais jamais aucune réponse à aucun journaliste ni présence sur le terrain) et qu’il as fait 0,74% (362 voix) dans la circonscription la plus campagnarde et dialectophone du département, donc la campagne internet n’a servi à rien pour lui, et pourtant c’est plus de 350 personnes qui ont voté… ce qui le place 8/10 devant LO et PPLD, pas si mal.

Bref, une campagne en mode ALPHA test qui nous aura surtout appris à faire campagne :) Bravo à tous, et merci à ceux qui se sont investis :)

Anne-Marie Victor en Alsace

En réponse à Julie Decourbe et François Ludwig.

Ma circonscription électorale comprenait une ville centre de 12 000 ha, Saverne, des bourgs ruraux et des petits villages dispersés sur un territoire très étendu.

Malgré quelques bonnes volontés qui me sont venues en aide, je me suis sentie seule devant la tâche d’apposer des stickers sur tous les panneaux électoraux. Je n’ai pu mener cette tâche à bien. Quand je l’ai pu, j’ai ajouté un tract-affiche au sticker pour plus de visibilité et lisibilité.

À l’inverse de François, j’ai eu l’impression d’avoir une campagne assez efficace en ville eu égard au peu de moyens déployés à Saverne avec un bon résultat de 1,21%. La rédaction locale des DNA y a contribué par une égalité de traitement entre candidats et un débat public bien médiatisé auquel j’ai participé. J’ai pu en outre bénéficier d’un débat organisé par une association locale bien implantée.

En revanche, il y a eu peu de possibilités de rencontres avec la population en territoire rural et dans les bourgs. La circonscription comprend peu de marchés et il y a peu de lieux de rassemblement. Les mairies mettent assez facilement des locaux à disposition, mais des réunions non préparées localement et annoncées seulement par un communiqué de presse publié aléatoirement ne servent à rien. J’ai eu 0 public à Drulingen (plus d’une heure de déplacement pour y aller).
Quand il a été possible de rencontrer des habitants et de leur parler, à l’occasion de marchés ou d’une braderie, cela a été intéressant, à mon avis positif, une expérience enrichissante pour moi et que j’aimerais renouveler. Le terrain est indispensable et une campagne internet ne peut la remplacer entièrement.

Une bonne dynamique de groupe au sein de la section strasbourgeoise, malgré l’isolement ressenti par les candidats «ruraux».

J’ai comme tous réalisé mon premier apprentissage d’une campagne électorale: presse, relations avec les autres candidats, les autres partis, interventions publiques, tenue d’un blog de campagne etc

Je partage entièrement les remarques de Julie sur l’attitude de la presse après les résultats. Mais malgré cela, et tout comme elle, je suis prête à recommencer. Contrairement à ma vision préconçue d’une campagne électorale, j’ai vécu une expérience humaine enrichissante et intense que je suis loin de regretter malgré les difficultés rencontrées.

Guillaume Tisserant pour le Languedoc Roussillon

Tout ça avec des affiches, des bulletins, et… pas de circulaires (malheureusement). A priori nos bulletins ont été répartis correctement. Personne n’a fait de décompte, donc on ne sait pas si des bulletins ont été non comptabilisés.

On se retrouve au milieu des « petits partis » qui pourtant ont pour la plupart une visibilité bien meilleure que la nôtre. Nos résultats montrent qu’à priori, on a été plus efficace en ville qu’en campagne. (Mais il y a d’autre facteurs… par exemple, dans le Gard, on s’attaquait à un endroit ou le FN avait à la fois un fort électorat, et une star médiatique…)

Les + :

  • Une section locale qui commence à concerner plus que 5 buveurs de bière qui se réunissent dans un bar pour discuter politique. On a réussi à mettre des affiches sur tout les panneaux de toutes nos circonscriptions, alors qu’il y en avait deux composés très majoritairement de petits villages.
  • Plein d’interviews un peu partout :)

Les – :
On est super fatigué par la campagne, on a mis (comme, je pense, beaucoup de pirates) une énergie complètement folle la dedans, pour des scores un peu décevants.

Edouard DUCRAY dans la 1° circo de la Haute Loire

Cumul de plusieurs difficultés :

  • zone très peu dense
  • un ministre député maire
  • vice président de communauté de commune sortant ( L Wauquiez)
  • UMP / PS : 80% , 91% si on ajoute le FN, près de 96% avec le FdG dur de se faire une place dans les urnes.

J’avais fait la totale :

  • circulaire pour tous
  • affiches de partout (certaines un peu à la bourre dans les régions les plus reculées -> 0 pointé )
  • bulletins dans les bureaux de vote + de l’énergie et un peu de présence.
  • j’ai répondu à toutes les sollicitations, bien qu’en général pas sur des thèmes très Pirates : en contrepartie les médias locaux ont joué le jeu.

Les plus : Une expérience magistrale et un excellent accueil auprès du public

Les moins : Beaucoup de fatigue accumulée et un budget conséquent (à mon échelle). Les réunions publiques tournaient souvent en une liste de griefs ou d’exemple de la maladie de notre démocratie.

Résultat : 380 suffrages pour 0.61%, premier petit parti ( devant LO POI Trefle MEI Alliance + sans étiquette) derrière Modem à 0.8% (7° sur 13 – oui il y avait deux PS).

Projet pour demain : Créer une section locale Auvergne.

Gérald Schwartzmann pour la 2ème circonscription de Côte d’Or

Gérard Schwartzmann a fait un compte-rendu plus complet sur son blog. J’ai sectionné-collé ses premiers paragraphes.

Mes résultats

J’ai 226 voix dans ma circonscription, soit 0,57% des exprimés ou encore 0,34% des inscrits. Je m’étais fixé plusieurs objectifs.

  • Le premier était d’aider le Parti Pirate à obtenir un clip de campagne sur les chaînes publiques ; l’objectif a été atteint.
  • Le deuxième était de faire connaître le Parti Pirate et là encore c’est gagné, les médias ont parlé de ma candidature et les affiches ont fait office de promotion. Une dépense d’environ 650€ (affiches et bulletins) pour que 39721 votants prennent connaissance de notre existence est un montant très correct.
  • Le troisième objectif que je m’étais fixé était de franchir la barre des 1% et là c’est raté ^^. Je voulais faire partie des candidats qui obtiendraient plus de 1% pour permettre au Parti Pirate d’obtenir un financement public et du coup lui donner une assise dans le paysage politique.

Première analyse des résultats

Avoir un candidat Pirate dans chaque circonscription de Côte d’Or ou encore une section locale du Parti aurait probablement créé une dynamique plus favorable pour atteindre ce dernier objectif. Vu le peu de visibilité du Parti Pirate, une circulaire aurait finalement été la bienvenue.

Grâce aux données publiques mises à disposition par le ministère de l’Intérieur, l’association Regards Citoyens met à disposition des fichiers contenant les résultats du 1er tour des législatives par circonscription ou par commune.

Ces données permettent de faire des analyses et éventuellement de développer des applications informatiques. Vous venez de comprendre ce qu’est l’Opendata. J’ai extrait les données qui me concernent et que vous pouvez télécharger ici (à lire avec LibreOffice).

Pour arriver à ce petit fichier, je suis passé par des étapes intermédiaires qui pourraient servir à d’autres candidats de ma circonscription ; je le leur mets donc à disposition, à lire avec LibreOffice. Vous venez de comprendre ce qu’est un modèle de travail collaboratif et mutualisé (modèle économique du logiciel libre).

Voici les communes où le pourcentage était le plus favorable au Parti Pirate :

  • Poncey-lès-Athée : 2,5%
  • Saint-Maurice-sur-Vingeanne : 1,72%
  • Jancigny : 1,56%
  • Billey : 1,53%
  • Dampierre-et-Flée : 1,37%
  • Drambon : 1,35%
  • Cirey-lès-Pontailler : 1,18%
  • Bézouotte : 1,06%

Les villes de plus de 1000 inscrits :

  • Dijon : 0,77%
  • Saint-Apollinaire : 0,39%
  • Auxonne : 0,43%
  • Varois-et-Chaignot : 0,63%
  • Mirebeau-sur-Bèze : 0%
  • Belleneuve : 0,29%
  • Saint-Julien : 0,3%

Je vous laisse interpréter ces premiers résultats.

Articles sur d’autres blogs

Pourquoi les candidats pirates Hors de France ont été bons par Pablo Martin-Gomez, candidat dans le Bénélux.
Petit Pimousse au rapport : Ce fut notre premier scrutin national. Et oui, cela nous a transformé. Par Xavier Mouton-Dubosc.

Protéger les hommes, pas les profits

Cinq raisons de voter pirate

Ils ont surgi de toutes les mers, bravé des océans de paperasse, formé leurs équipages, remué codes électoraux et imprimeurs, et dimanche, ils/elles seront 101 candidat(e)s et autant de suppléant(e)s à l’abordage du Palais Bourbon. Souquez les artimuses !

Depuis quelques jours, sur les panneaux électoraux, devant les écoles, d’étranges affiches vertes et mauves fleurissent. Le Parti Pirate se présente pour la première fois à un scrutin national. Pour beaucoup, il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié). D’autres savent que des Partis Pirates existent déjà dans plusieurs dizaines de pays, notamment en Suède et en Allemagne où ils comptent de nombreux élus.

La plupart sont de jeunes moussaillons, certains de vieux loups de mer, aucun n’a fait de la politique son métier, nul apparatchik, tous sont des citoyens espérant relancer la démocratie.

Il y a mille raisons de monter à bord et de voter Pirate le 10 juin prochain.
En voici cinq:

  1. Mettre à jour la démocratie
  2. Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages
  3. Nous libérer de la prolifération des fichages
  4. Construire un parti internationaliste
  5. Financer un jeune parti

Mettre à jour la démocratie

La République est rongée par la collusion entre les pouvoirs économiques, politiques et judiciaires. Agissons afin de prévenir les conflits d’intérêts : nous réclamons une justice réellement indépendante avec, notamment, la création d’un Conseil supérieur de la justice, autonome. Nous visons une vie politique transparente et participative, traquant les conflits d’intérêt, le cumul de mandats à plein temps et le financement occulte des partis. Les citoyens doivent pouvoir harponner le Parlement via des pétitions par Internet, comme en Allemagne. Les entreprises en contrat avec l’État doivent publier leurs marges. L’État dispose d’un butin gigantesque de données déjà financées par les citoyens. Propulser dans les tuyaux d’Internet ces données pourraient permettre à des entreprises de prospérer, à des citoyens d’améliorer leurs projets collaboratifs et à tous de veiller à la qualité et à l’usage de ces données.

Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages

Avec le développement d’Internet, la société a changé. Les pratiques culturelles aussi. Le partage des œuvres est aujourd’hui une pratique courante. Pourtant, la classe politique traditionnelle, légiférant sous l’influence des industries dites culturelles, persiste à réprimer le partage. Le Parti Pirate veut synchroniser la législation et les pratiques en légalisant le partage non-marchand sur Internet. Voulons-nous « affamer les artistes » ? Non. De nombreuses études démontrent que ceux qui piratent le plus sont ceux qui achètent le plus. Nous souhaitons proposer d’autres formes de financement de la production artistique et culturelle, par un changement de la législation et une volonté politique innovante.

Nous libérer de la prolifération des fichages

LOPPSI, PNR, Cristina, Base-élève, CEL : Stop ! Nous sommes victimes de la spirale inflationniste des fichiers que produit l’administration pour quadriller la population. Quelles garanties avons-nous contre le croisement des fichiers? Et que dire des fichiers privés, collectés à notre insu et sans surveillance? En 1974, la légereté avec laquelle l’État traitait les données personnelles faisait scandale et aboutissait à la création de la CNIL. Presque quarante ans plus tard, les garde-fous ont sauté. Il faut reprendre le contrôle des fichiers et encadrer les dispositifs de surveillance au sens large : limiter la vidéosurveillance, anonymiser les cartes de transport, faire respecter la confidentialité des échanges privés (courriels, etc).

Protéger les hommes, pas les profits

Protéger les hommes, pas les profits

Construire un parti internationaliste

Les Pirates ont débarqué en 2006 en Suède, sur un coup de bluff d’un programmeur. Le nom était un pied de nez à ceux qui stigmatisent le partage culturel. Aujourd’hui, les Pirates sont présents au Parlement Européen. Qu’ils soient de Catalogne, de Suède, d’Allemagne ou de France, tous partagent les mêmes valeurs et déplorent le manque de démocratie de l’Union. Le Parlement Européen est capitaine de corvette : il devrait être amiral. C’est pourquoi tous les Pirates d’Europe présenteront un programme commun lors des prochaines élections européennes. Un premier pas vers une culture politique commune aux 27… voire au-delà : le mouvement Pirate s’étend déjà à tous les continents du globe.

Financer un jeune parti

Dimanche dernier, les quatre candidats du Parti Pirate de France qui se présentaient pour les circonscriptions des Français de l’Etranger ont tous obtenu plus d’1% des voix. Ces résultats indiquent où le vent souffle. Il nous porte. Si, de la centaine de candidats Pirates présents en métropole et outre-mer, la moitié au moins obtient un score similaire ce dimanche, alors notre navire aura de quoi s’offrir de nouvelles voiles et préparer les prochaines échéances. Car s’ouvrirait alors le financement public des partis, soit 8,15€ par voix sur cinq ans. Le «vote utile» prendra alors un tout autre sens.

Montez à bord. Le 10 juin, hackons les élections. Votez Pirate.

Voilà une foire aux questions pour savoir comment et où voter pirate. Pour ceux qui se demandent déjà quelle sera notre stratégie de l’entre-deux tours.

Vous pouvez retrouver le programme du Parti Pirate, rédigé et voté par ses adhérents et contacter directement les candidats.

Un possible logo pour le parti pirate européen

Was sollte eine europäische Piratenpartei sein ?

Zuerst, grazie mille Venanzio Basso für seine großartige Übersetzung ! Natürlich sind alle Fehler meine Schuld :) Hier en français und in English. Um in anderen Sprachen zu übersetzen, geht es bitte hier weiter :)

Ich schlage vor, die Rollen aufzuteilen: ein Unterhaus, aus Einzelpersonen bestehend, ein Oberhaus aus Vertretern der örtlichen Parteien und einer Führungskraft, dass durch das Unterhaus gewählt und durch das Oberhaus genehmigt ist. Nachfolgend, Begründung und Erklärungen der Umsetzung.

    1. Arbeitsteilung
      1. Die Arbeitsteilung zwischen den Kammern
      2. Die Arbeitsverteilung in den Kammern
    2. Entscheidungsmodus
      1. Der demografische Faktor
      2. Einschätzung und Klassifizierung der Piratenaktivität
    3. Warum nicht anders handeln ?
      1. Ziele einer europäischen Piratenpartei
      2. Zusammenarbeit, Mitarbeit, Gegenseiter Austausch
      3. Innovation
      4. Gleichgewicht der Kräfte
      5. Transparenz und Beteiligung
      6. Über nationale Minderheiten
      7. Nationalismus
    4. Wie sähe dies in der Praxis aus?

Arbeitsteilung

Die Arbeitsteilung zwischen den Kammern

Das Unterhaus würde als Aufgabe haben, Programme zu erörtern, über diese abzustimmen und und den Vorstand zu wählen.

Der Vorstand wäre verantwortlich um die Diskussionen des Unterhauses zu moderieren, die Piratenpartei zu vertreten und sowohl die Abgeordneten als auch die Presse über die Positionen der Piratenpartei zu verschiedenen Themen auf dem Laufenden zu halten.

Das Oberhaus wäre dafür verantwortlich, zwischen der unteren Kammer der europäischen Piratenpartei und den lokalen Parteien zu kommunizieren.

Mit anderen Worten, die Hauptrolle des Unterhauses würde die Entscheidung sein, die des Oberhauses die Synchronisation zwischen Ländern und Regionen, und die der Exekutive, die Darstellung.

Die Arbeitsverteilung in den Kammern

Innerhalb der beiden Häuser muss es möglich sein, spezifische Arbeitsgruppen zu bilden, die die Umsetzung der Aufgaben beschleunigt.

Daher sollten Fachausschüsse geschaffen werden, an der jedes Mitglied freiwillig teilnehmen kann. Diese Fachausschüsse arbeiten Vorschläge aus, erstellen eine Argumentationsliste die für oder gegen die eingereichten Vorschläge spricht, und geben eine Wahlempfehlung ab.

Um solche Ausschüsse so reibungslos wie möglich zu organisieren, erscheint mir das deutsche System Liquide Demokratie am besten geeignet, zumindest für die Verwaltung des Unterhauses.

Um die Kommunikation zwischen lokalen und europäischen Abgeordneten zu erleichtern, muss der Vorstand für das Erstellen von wöchentlichen Berichten, bezüglich der neuesten Vorschläge und aktuellsten Neuigkeiten der beiden Kammern verantwortlich sein. Diese öffentlichen Berichte sind in erster Linie  für die Abgeordneten bestimmt, müssten aber ebenso Mitgliedern und Journalisten zur Verfügung stehen, um eine Orientierung in die Parteiaktivität haben.

Entscheidungsmodus

Der demographische Faktor

Die Mitglieder des Oberhauses vertreten (allein oder mit anderen) ihr Land. Da, gemessen an ihrer Bevölkerungszahl, nicht  alle Länder gleich sind, wird es notwendig sein, eine Gewichtung zu etablieren, die diesen Kriterien folgt.

Der Standard Umfang wäre:
Jedes Land hat mindestens eine Stimme, und ansonsten so viele Stimmen wie es Bewohner im Verhältnis zu seinem Land hat.

So müsste Deutschland 82/500 = 16,3 oder 16,3 Stimmen haben und Malta eine Stimme.

Eine andere Lösung wäre ein jagiellonian’scher Kompromiss, wie unten dargestellt :

Jagiellonian'scher Kompromiss

Jagiellonian'scher Kompromiss

Hier auf Französisch und hier auf Englisch (pdf) finden Sie die Erklärungen.

Einschätzung und Klassifizierung der Piratenaktivität

Diese Standard-Skala sollte anschaulich durch eine zweite Skala gewichtet werden, welche die Anzahl der Mitglieder der Piratenpartei des jeweiligen Landes im Verhältnis zur Bevölkerung ausgleicht.

Allerdings würde diese zweite Skala keinen Bezug mit der vorherigen Skala haben und daher wären die Maßstäbe völlig willkürlich.

So könnte man entscheiden, dass das «piratigste» Land 27 Stimmen mehr hätte, und das am wenigsten « piratigste » nur eine Stimme mehr. Die Zahl von 27 ist unter Bezugnahme auf die Anzahl der Mitgliedstaaten angegeben, aber de facto  willkürlich. Wie wäre es mit einer Skala von 0 bis 100 ? Und was ist mit seiner Vereinbarkeit mit der vorherigen Skala?

Man könnte auch beschließen, dass das «piratigste» Land 10 Stimmen mehr hätte, und das am wenigsten « piratigste » 10 Stimmen weniger, natürlich mit allen dazwischenliegenden Ländern, die einen dazwischenliegenden Bonus-Malus sammeln. Aber ebenso gilt, warum dann nicht  ±20 ?

Wie man sieht, erfordert die Indexierung der Gewichtung der Stimmen der nationalen Parteien über ihre Aktivitäten einen zweiten Maßstab für die Platzierung, das willkürlich und kein gemeinsamer Maßstab zur vorherigen Skala wäre. Also gäbe es kaum eine Übereinstimmung.

Daher erscheint es sinnvoll, die Gewichtung der lokalen Piratenparteien auf nichts anderes zu indizieren (stützen), als auf die Größe ihrer Bevölkerung.

Dies ist ein Problem, weil zum Beispiel Frankreich dessen Gewichtung, durch seine Piratenaktivität 12,3 Stimmen ist, nicht rechtfertigen würde.

Aber solange dieses Problem durch einen Mangel an Gewichtung der Stimmen je nach Nationalität im Unterhaus ausgeglichen ist, ist es annehmbar.

Dies würde bedeuten, dass die Rolle des Oberhauses die wäre, neben der Zusammenarbeit, die Einhaltung der nationalen Interessen zu gewährleisten, während das Unterhaus ein «rein europäischer» Raum wäre, welcher der individuellen Zusammenarbeit gewidmet sein sollte.

Warum nicht anders handeln ?

Ziele einer europäischen Piratenpartei

Einigkeit macht stark, und die Einheit ist ohne Kompromisse nicht zu erreichen. Zudem gilt, je größer die Einheit ist, desto mächtiger ist sie.

Das hat zwei Konsequenzen:

  • Das europäische Interesse weltweit ist es, seine Einheit zu stärken.
  • Das Interesse der Piraten ist es, sich  auf europäischer Ebene fest zu vereinen.

Um die EU und die Zusammenarbeit zwischen den Parteien zu stärken, muss man jene Institution fördern, die Kompromisse zu bevorzugen, und zwar typischerweise jene, in der die Wahl an sich, die der Mehrheit ist.

Die Europäische Union hat dies bereits verstanden, da ein Großteil der Entscheidungen mit Stimmenmehrheit gefasst wird und nicht einstimmig.

Dadurch haben die Separatisten weiterhin das Recht der Separation, sind aber in der Minderheit.

Ein solche Zielsetzung hat durchaus nichts mit Gefallsucht zu tun.

Auf globaler Ebene sah man während der Entwicklung des Europäischen Stabilitätsmechanismus, wie viel in Bezug auf die Schnelligkeit der Entscheidungsfindung erforderlich sein könnte, um Entscheidungen aufgrund einer Mehrheit zu treffen anstelle der Einstimmigkeit, und das ausschließlich unter Berücksichtigung des rein institutionellen Problems, und nicht des durchaus fragwürdigen Inhalts des Vertrages.

Auf europäischer Ebene, also in den meisten europäischen Ländern, fällt die gesetzgebende Gewalt, Europa oder zugleich Europa und den Mitgliedsländern für eine Vielzahl von Bereichen zu. Wenn sich die Piraten nicht auf ein entschiedenes Handeln auf europäischer Ebene einigen, bleiben sie eine folkloristische Protestbewegung aus einigen abgelegenen Provinzen der Union, sei es nun Schweden, Frankreich, Katalonien oder Polen.

Um zum Beispiel gegen die rechtswidrige Verwendung von personenbezogenen Daten durch Google zu kämpfen, ist es erforderlich auf europäischer Ebene zu handeln, so dass getroffene Maßnahmen, einen solchen Einfluß haben, dass diese in der Lage wären, den amerikanischen Riesen in die Knie zu zwingen.

Ein weiteres Bespiel: Unter einem mehr sozialen Aspekt täte Europa gut daran, Druck auf seine Mitgliedsstaaten auszuüben, um die Sozialpolitik von oben herab zu harmonisieren, um damit ein Sozialdumbing innerhalb der Union selbst zu verhindern.

Zusammenfassend ist festzustellen, dass wenn die Piraten selbst, in ihrer nationalen Politik wirksam sein und ein wahres demokratisches Projekt für Europa verteidigen wollen, ist eine verstärkte Zusammenarbeit bzw. die Mitarbeit der Piraten notwendig.

Dieses kann sich, wie nachstehend erläutert, nicht mit einigen Treffen von Delegierten begnügen, sondern erfordert aus Gründen der Effizienz, der Transparenz, der Innovation, dem Ausgleich der Kräfte, der Ablehnung des Nationalismus, und die Achtung von Minderheiten, um auf demokratische Weise eine echte europäische Partei lebendig zu gestalten.

Kooperation, Zusammenarbeit, Gegenseiter Austausch !

Ich habe eben erwähnt, dass es mir wichtig erscheint, dass die europäischen Piraten sich ausdrücklich vereinen und zusammenstehen. Diese Formel ist bewußt vage gewählt.

Die europäische Piratenpartei kann sowohl der Zusammenarbeit zwischen den nationalen Piraten dienen, als auch der Mitarbeit der europäischen Piraten, welches zwei verwandte, dennoch unterschiedliche Dinge sind.

Ein mögliches Logo für die europäische Piratenpartei

Ein mögliches Logo für die europäische Piratenpartei

Es scheint mir, dass das Interesse der nationalen oder regionalen Piratenparteien nicht daraus besteht, ohne die Zusammenarbeit mit anderen europäischen Parteien, zunächst ihr eigenes Programm zu entwickeln, um dann nur im Einzefall zusammenzuarbeiten, und zu vergleichen was sie mit anderen europäischen Piratenparteien gemeinsam haben, um dann ein europäisches Programm zu erstellen, dass sich mit dem kleinsten gemeinsamen Nenner begnügt. Denn das genau ist es, was momentan passieren kann, allein – das Klügste ist es sicherlich nicht.

Ganz im Gegenteil, die nationalen Piratenparteien sind gut beraten, beim Verfassen ihr eigenes Programms, wann immer möglich, zusammenzuarbeiten, d.h. zusammenzuarbeiten um auf den größten gemeinsamen Nenner zu kommen.

Die Bündelung der Anstrengungen hat mehrere Vorteile:

  • Sie bietet jegliche Möglichkeit, die Qualität aller Programme zu verbessern, denn es ist zu hoffen, dass der transnationale Austausch allen zugute kommt.
  • Es erlaubt den nationalen Piratenparteien auf europäischer Ebene effektiver zu sein, was durchaus in ihrem eigenen Interesse wäre.
  • Es erlaubt die Bündelung der Anstrengungen aller, anstatt 27 Mal die gleiche Energie zu verschwenden.

Neben der Zusammenarbeit der Parteien, und wäre es nur zum Zwecke der Effizienz, muss man mitarbeiten. Und es muss klar sein, das Parteien besser zuammenarbeiten, als die einzelnen Mitglieder zusammenarbeiten. Die europäische Piratenpartei wird der Ort par excellence einer solchen Zusammenarbeit sein.

Dies würde die nationalen oder regionalen Piratenparteien in keinster Weise daran hindern, über ihr ganzes oder Teile ihres Programms zu entscheiden und auch nicht dem europäischen Programm zu folgen. Sie sind Herr im eigenen Haus und eine Trennung ist jederzeit möglich.

Aber wenn die nationalen Piratenparteien ihren eigenen Interessen folgen, ist dies nicht das Erste was sie tun werden.

Innovation

Die individuelle Teilnahme zu verhindern, hieße Innovationen und Dynamik zu beeinträchtigen, die jedoch alle politischen Parteien zu ihrer Existenz benötigen. Es ist für niemand ein Geheimnis, dass führende Pioniere Individuen sind und nicht die etablierten Institutionen sind, da diese vielmehr ein daran Interesse haben, dass, um ihr Monopol zu wahren, sich nichts verändert.

Dieses Prinzip gilt sowohl in der Politik als auch in der Wirtschaft und die glühende Verteidigung der individuellen Freiheiten und ihren Kampf gegen die Topkonzerne der Musikbranche, seitens der Piraten aus allen Ländern, läßt mich glauben, dass diese Piraten bereits mit diesem Prinzip vertraut sind.

Transparenz und Beteiligung

Menschen an der direkter Teilnahme zu hindern, da die europäische Piratenpartei nur ein Zusammenschluss von nationalen oder regionalen Parteien sein sollte, wie es manchmal auf den Mailinglisten der PP-EU verteidigt wird, würde zu fehlender Transparenz und Mangel an Beteiligung führen. Ich habe diesen Punkt bereits an anderer Stelle ausgeführt.

Allerdings kann von der europäischen Piratenpartei erwartet werden, dass sie  europäische Projekte entwickelt und verteidigt, was alles andere als unwichtig ist.  Ein Mangel an Demokratie wäre demnach nicht als einzutufen.

Gleichgewicht der Kräfte

In einem früheren Artikel, hier ins Französische übersetzt und auch auf English verfügbar, definiert Mattias Bjärnemalm vier Gruppen, die an der Schaffung einer PP-EU interessiert sind. Diese sind die nationalen/regionalen Parteien, die einzelnen Piraten, die Euro-Abgeordneten und die nationalen/regionalen Abgeordneten.

Jede Gruppe hat ihre Interessen, und diese müssen auch erhalten bleiben. Genau das erwägt man beim dem Versuch, die Zusammenarbeit vieler auf europäischer Ebene zu begünstigen.

Über europäische Mehrheiten nationaler Minderheiten

Es ist möglich, und es wäre auch normal sein, dass die Vertreter der nationalen Parteien in ihrem Stolz feststecken: Vertreten denn nicht sie in den meisten Fällen als rechtmäßig, gewählte Delegierte ihre eigene Partei?

Doch das ist hier nicht die Frage. Es ist selbstverständlich, dass die, von ihren Parteien gewählten Delegierten, legitim sind.

Das bedeutet aber auch, dass sie nicht alle Entwicklungen ihrer Partei repräsentieren. Es ist nämlich durchaus möglich, dass nationale Minderheiten in Frankreich und Polen, mit nationalen Mehrheiten in Italien, Deutschland, England und Spanien übereinstimmen.

Soll man auch deshalb die nationalen Minderheiten vernachlässsigen und diese dazu zwingen geschlossen aus der Partei auszutreten?

Das wäre dieser Piratenminderheit gegenüber selbstverständlich unfair. Nur diejenigen, nämlich die Mehrheit, die nicht mit dem restlichen Europa übereinstimmen, sollten dies tun und die nationale Minderheit, die Teil einer europäischen Mehrheit ist, sollte in der Lage sein mit den anderen zusammenarbeiten.

Allerdings ermöglicht nur eine europäische Piratenpartei, die gegenüber Individuen offen ist, dass solche Teile der nationalen Minderheiten zusammen mit anderen eine Stimme haben.

Umgekehrt wäre es ebenso ungerecht, dass eine Tagung der europäischen Piraten Wahlentscheidungen trifft, die dann von einer Mehrheit der nationalen Minderheiten abgelehnt würde. Deshalb ist es auch wichtig, dass das Oberhaus über ein Vetorecht gegenüber dem Unterhaus verfügt.

Nationalismus

Eine einfache Tagung der Vertreter würde zu nichts führen, da

  • kein Abstimmungsverfahren dem einen oder dem anderen legitim erschiene
  • diese die Verteidung der Interessen seiner einzelnen und eigenen Nation begünstigen würde, insbesondere die des Nationalismus

Wir haben gesehen, dass die Frage zur Verteilung der Stimmen heikel ist, da im gegenwärtigen Zustand der europäischen Piraten, die Gewichtung der nationalen Abstimmungen über die Bevölkerungsgröße nicht völlig gerechtfertigt ist, da eine Abschätzung dieser Größenordung zu willkürlichen Bewertungen führt.

Eine andere Lösung wäre « ein Land, eine Stimme ». Mit anderen Worten, jeder hat ein Veto gegen alles und jeden.

In diesem Fall würde eine Lähmung der europäischen Piratenparteien stattfinden, die zum Zusammenbruch der europäischen Piratenpartei führen würde, und daraus resultierend, deren einzelne Gruppen. Das europäische Programm würde dann von allen Parteien auf den kleinsten gemeinsamen Nenner gebracht, dass natürlich dann zu einem Nichts innerhalb einer vielfältigen, europäischen Union tendieren würde.

Nicht, dass die europäischen Piraten nichts gemeinsam hätten. Im Gegenteil, sie alle verteidigen die Transparenz des politischen Lebens, der Freiheit des Internets, den Kampf gegen Monoplole. Aber sobald es jedoch in die Details geht, oder die Gründerthemen der Piratenpartei hervorholt werden, ist das Beharren auf bereits entwickelte, nationale Positionen eben eine schlechte Wahl, wenn es nämlich die Möglichkeit gibt, auf europäischer Ebene eine Mehrheit zu finden.

Das ist natürlich eine rationale Entscheidung, und als solche zu respektieren, aber meiner Meinung nach anti-europäisch.

Daher ist es auch nicht weiter verwunderlich, das auf den Mailinglisten der PP-EU, es meist die Engländer sind, die den einstimmigen Beschluß zu verteidigen suchen, da die Engländer nicht wirklich Teil von Europa oder von Amerika sind, und deshalb eifersüchtig über ihre (derzeit) illusorische Unabhängigkeit wachen. Um präziser zu sein, behaupte ich hiermit, dass England sicherlich viel integrierter in der EU wäre, wenn es nicht die USA und das Commonwealth gäbe.

Wie sähe dies in der Praxis aus?

Die drei Organe könnten die Tools nutzen, die sie wollen, um ihre täglichen Aufgaben zu bewältigen, und dabei immer auf Transparenz, Dezentralisatonund Mehrsparchigkeit achten.

Foren/Mailinglisten/Diskussionstools sollten daher sowohl öffentlich als auch offen sein, für die Anmeldung für jedes Mitglied, wenn nicht gar jedes Bürgers.

Die Diskussionen sollten meist in schriftlicher Form festgehalten werden, denn bei Mehrsprachigkeit ist dies einfacher zu verstehen. Selbstverständlich ist auch festzuhalten, dass Übersetzer, um eine möglichst breite Beteiligung sicherzustellen, sich als entscheidender Faktor erweisen. Übersetzungsteams müssten für beide Kammern und der Exekutive eingerichtet werden, und die Mitglieder sollten dazu ermutigt werden, so viel wie möglich ihrer eigenen Texte zu übersetzen.

Inzwischen habe ich auch festgestellt, das translinguistische Diskussionen durchaus verständlich sind, so wie z.B. Presseurop.eu.

Bezüglich der Abstimmung, ist es wahrscheinlich, dass wir uns in Richtung Multi-Konferenzen bewegen, wo jeder Teilnehmer eine lokale Versammlung darstellt, der seine Ergebnisse an die anderen übermittelt. Auf diese Weise ist die Wahl öffentlich (in jedem Zimmer und via Konferenz) und deshalb sicher, und daher werden die Stimmen nicht unbedingt von Google gelagert, dass so jedem erlaubt zu verhindern, dass alle seine Abstimmungen gespeichert werden.

Da letztendlich die hier vorliegende Vorstellung der europäischen Partei vor allem dabei helfen soll, die Bemühungen auf europäischer Ebene auszutauschen und voranzubringen, besteht keine Notwendigkeit alle nationalen Parteien neu zu gründen oder auf die Beteiligung der rein europäischen Piraten zu warten.

Es gibt keine rein europäischen Piraten. Es gibt nur nationale Piraten, die für ein Projekt, dass so weit als möglich gleichzeitig europäisch und national ist.

Über das Logo : schauen Sie sich die Vorschläge des Autors an.

Logo parti pirate NRW

Une quatrième victoire électorale pour le parti pirate allemand

Aujourd’hui, la Rhénanie du Nord-Westphalie est allée aux urnes. Cette élection est toujours scrutée avec attention en Allemagne, puisqu’avec 16 millions d’habitants, c’est le pays le plus peuplé. Comme prévu, le Parti Pirate entre au parlement régional, pour sa quatrième victoire consécutive.

Après Berlin (8,9%), la Sarre (7,4%) et le Schleswig-Holstein (8,2%), le temps est venue pour la Rhénanie du Nord-Westphalie d’être la nouvelle conquête du Piratenpartei. Selon les sondages de sortie des urnes, 7,5% sont attendus, soit 18 sièges dans l’assemblée régionale. Les chiffres seront corrigés plus tard dans la soirée, mais la tendance est de toute façon certaine, les ajustements dépassant rarement le point.

La question la plus immédiate était de savoir si l’affaiblissement du partenaire de la coalition Merkel, le parti libéral FDP, allait causer sa sortie du gouvernement et la chute de celui-ci. Le FDP est pour l’instant prévu à 8,5% et reste donc dans le parlement régional, comme ils sont restés en Schleswig-Holstein.

Le prochain État fédéral à voter la Basse-Saxe, ou Niedersachsen, puis ce sera le tour de l’Allemagne entière lors des élections fédérales pendant l’été 2013. L’Allemagne est une fédération de 16 États fédéraux qui font le plus souvent la taille d’autres États européens.

Protéger les hommes, pas les profits

Protéger les hommes, pas les profits

Une seconde question que tout le monde se pose : pourquoi est-ce que seule l’Allemagne, parmi tous les pays européens, a eu tant de succès avec son parti pirate ? Je peux voir cinq raisons.

La première est que le Piratenpartei a toujours été un projet de long terme. Tandis que la plupart des partis pirates se sont construits comme n’importe quel projet sur Internet « Nous allons bientôt changer le monde, venez le prochain week-end », les allemands savaient que ce projet pouvait durer et ont rapidement investi dans l’organisationnel.

La seconde raison est l’habileté à surfer sur les thèmes à la mode. Alors que les Suédois du Piratpartiet ont fait leur percée dans le Parlement Européen, et était dans tous les médias autour du monde, les Allemands du Piratenpartei en ont profité pour attraper la balle au bond quand une ministre appelée Ursula a voulu créer une loi sur la censure d’Internet. Les T-Shirts « Zensursula » se sont multipliés comme des petits pains. Le gouvernement n’a pas gagné la bataille médiatique, et le parti pirate gagnait des membres en même temps que le gouvernement reculait. Je dirais que c’est à ce moment que la masse critique pour commencer à pouvoir viser large fut atteinte.

La troisième raison est le subventionnement des partis fédéraux. Ayant gagné en 2009 1% aux élections européennes, et 2% dans les élections fédérales, le Piratenpartei a pu recevoir d’importantes subventions gouvernementales, destinées à tous ceux dépassant 0,5% dans des élections. Cela a permis aux pirates allemands de s’acheter l’apparence d’un parti établi, leurs posters et bannières sont sur des panneaux publicitaires, de même que sur les lampadaires et autres panneaux associatifs. Mais avant tout, ça a l’air professionnel, tout en utilisant de nouveaux slogans. Ça a l’air éligible, ce qui compte avant tout.

La quatrième raison est que le Piratenpartei a lancé tôt ses débats programmatiques. En Suède, nous avons appris par l’échec en 2010 que personne n’élirait au parlement national un parti trop sectoriel. Le parlement européen, passe encore, mais pas le Suédois. Alors que nous étions occupés à parcourir les rues, les pirates berlinois réfléchissaient à l’élargissement et à l’adaptation au contexte local de leur programme. Ce qui a été récompensé de 15 sièges au parlement régional…

La cinquième raison est la percée de Berlin. À y réfléchir, Berlin était l’endroit idéal. Cette ville mélangée, où se retrouvent l’Europe de l’Est méfiante de l’État et les progressistes d’Europe de l’Ouest, et où la culture même de la ville est de regarder vers l’avant, c’était évident que ça allait marcher. Et ce faisant, ça a changé le jeu. Les retombées médiatiques ont été telles que même en Sarre, Land conservateur et industriel, les Piraten ont pu entrer au Parlement. Les 8,9% de Berlin étaient la percée décisive, et nous voilà à 7,5% en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Des commentaires ? Des oublis évidents dans l’analyse ?

Source : Falkvinge.net

Jasmin Maurer, tête de liste du Parti Pirate de la Sarre

7,4% et 4 députés pour le Parti Pirate allemand dans la Sarre

Le Parti Pirate allemand fait sa deuxième entrée dans un parlement régional en Allemagne. Dans la Sarre, le petit Land d’un million d’habitant coincé entre la Rhénanie-Palatinat, le Luxembourg et la France, les Pirates ont réussi à battre les libéraux et les verts et à s’imposer comme la quatrième force politique du Land avec 7,4% des suffrages et 4 députés sur 51.

Les Pirates se félicitent de leur mobilisation de la population, car selon un sondage mené pour la chaîne publique ZDF, plus de 20% des électeurs du Parti Pirate étaient auparavant absentionnistes. 15% viennent d’anciens électeurs de la CDU (droite), du SPD (socio-démocrates) ou de Die Linke (extrême-gauche). Le grand perdant de la soirée est le parti libéral, l’équivalent du Nouveau Centre français, qui termine avec moins de 2% des voix, phagocyté par sa coalition avec la CDU.

Selon le même sondage, deux tiers des interrogés les voient s’implanter sur le long terme dans la politique du Land. C’est aussi l’avis général des journaux allemands, comme le Stern, qui déclare un peu lyriquement : «

La classe politique peut relire la nouvelle autant qu’elle le veut : Les Pirates sont arrivés pour rester. L’esprit du temps est un pirate, qui va sûrement jouer aussi un rôle dans les élections à venir au Schleswig-Holstein et en Rhénanie du Nord-Westphalie. […] Ce serait une grave erreur de confondre de réduire l’écho sociétal que les pirates trouvent avec leurs idées aux seuls boutonneux blafards. […] Il naît toujours quelque chose de neuf de la colère, des protestations. Il est donc tout à fait possible que les succès parlementaires des pirates leur permettent de s’implanter durablement, plus rapidement qu’en leur temps les verts et malgré les particularités de beaucoup de leurs candidats. Si la classe politique ne s’empare pas de leur idéal de liberté au plus vite, il est possible qu’ils entrent au Bundestag (le parlement national) en 2013 ».

Les profils que le Parti Pirate de la Sarre a envoyé au Parlement prouvent que ce n’est pas qu’un parti de boutonneux (mais peut-être bien de pâlots). Ont été délégués une joueuse de taekwondo qui se forme à la vente de systèmes informatiques, un administrateur réseau, un administrateur système et un développeur SAP.

Résultats des élections régionales dans la Sarre

Résultats des élections régionales dans la Sarre


N’hésitez pas à aller voir sur le diaporama du Spiegel des images de la campagne et des réactions des membres du parti ce soir. Vous y verrez surtout des jeunes entre 16 et 30 ans. Dans la Sarre, 25% des primo-votants ont votés pour les pirates, et malgré que les candidats, souvent jeunes eux aussi, soient souvent désignés comme amateurs et mal-préparés, les pirates n’ont pas trop souffert de cette image de produit non-fini, puisque 25% des votants pensent que le vote pirate est un choix valable.

Le parti pirate de la Sarre en congrès pour préparer les élections.

Le parti pirate de la Sarre en congrès pour préparer les élections


Les slogans sur la photo montrent une partie du programme du parti. De gauche à droite : 
  • Avec le cœur et l’intelligence collective, La Sarre: 1,04 millions d’experts
  • Des buts d’apprentissage plutôt que des plans d’apprentissage
  • Les familles ont de multiples visages
  • Anna, 16 ans, aimerait bien voter

Outre leur engagement en faveur de la « transparence, de la participation citoyenne et du paritarisme », selon Jasmin Maurer (23 ans, en vignette), tête de liste et secrétaire générale du Parti Pirate de la Sarre, le parti avait aussi fait des propositions concrètes sur les enjeux locaux, en s’engageant en faveur de l’intensification des lignes de train vers la France et le Luxembourg, de la suppression des frais d’inscription à l’université et de la réduction de la dette du Land par des économies drastiques de 60 à 80 millions par an, ce qui était leur « principale priorité ».

Portrait de Lola Voronina. Photo sous CC-BY-SA-3.0 par TobiasMEckerich

Interview de Lola Voronina, coordinatrice au Parti pirate international, par le Parti pirate allemand

L’interview de Lola Voronina a été menée en anglais puis traduite en allemand par le Parti pirate allemand et publiée début janvier. Loval Voronina y présente rapidement son travail et insiste sur l’importance pour les autres partis pirates du Parti pirate allemand. L’actualité aidant, elle donne aussi son avis sur les derniers mouvements de protestation contre Poutine en Russie, son pays natal.

Cette interview donne un aperçu du travail de Lola, de ses projets et des ses impressions sur le parti pirate ici en Allemagne comme en Russie. Lola Voronina est la secrétaire générale de l’organisation internationale des pirates, le Parti pirate international (PPI). En tant que telle elle aide à la coordination des mouvements internationaux des partis pirates. Le rédacteur de la Flaschenpost (NdT : bouteille à la mer, ie le journal du Parti Pirate allemand) Patrick Ratzmann lui a posé quelques questions sur son activité de pirate, sur les pirates en Russie et sur son impression sur le congrès allemand (NdT: auquel elle venait de participer).

Flaschenpost : Beaucoup de pirates t’ont vu à Offenbach (NdT : lors d’un congrès national des pirates allemand), où tu as tenu un discours motivant sur le mouvement international des pirates. Quelles sont tes impressions sur le congrès et ses délibérations ?

Portrait de Lola Voronina. Photo sous CC-BY-SA-3.0 par TobiasMEckerich

Portrait de Lola Voronina. Photo sous CC-BY-SA-3.0 par TobiasMEckerich

Lola Voronina: C’était un honneur pour moi d’être invitée comme oratrice à un événement aussi important que le congrès national du parti pirate allemand. Et bien sûr j’ai aimé les réactions chaleureuses du public. C’était fantastique d’être là et de voir ce gigantesque hall rempli de gens qui partageaient leurs idées. J’aimerais remercier les organisateurs, les coordinateurs internationaux du Parti Pirate (Gregory Engels et Thomas Gaul), ainsi que tous les pirates allemands ou étrangers. Les délibérations menées influenceront non seulement l’avenir du parti pirate allemand, mais aussi celui du mouvement mondial.

Flaschenpost : Comme secrétaire générale du PPI : Quelles décisions influenceront le mouvement mondial ?

Lola Voronina: Les «Partis pirates internationaux» sont d’abord un moyen de communication entre les différents partis pirates mondiaux. Les partis pirates échangent des idées, par exemple les partis pirates européens commencent à se préparer pour les élections au parlement européen de 2014. Ils ont déjà commencé à acter les principes généraux et mettent en commun leurs idées dans un programme du parti pirate européen pour développer ultérieurement une fraction pirate dans le parlement européen.

Le bureau du PPI ne cherche pas à tenir une position politique précise. Notre travail est beaucoup plus un travail d’organisation, de suivi des canaux de communication et d’aide à la fondation de nouveaux partis pirates. Les sujets principaux auxquels nous travaillons actuellement sont l’introduction d’une représentation officielle à Bruxelles et l’organisation de la prochaine Conférence du PPI qui aura lieu à Prague en avril 2012.

Flaschenpost : Tu travailles aussi beaucoup pour le Parti Pirate Russe. Malheureusement, les pirates russes doivent faire face à quelques difficultés. Quels sont les principaux problèmes ?

Lola Voronina : Notre principal problème est bien sûr de nous enregistrer comme parti. Il ne nous a pas été permis de nous enregistrer comme parti parce que la loi russe considère la piraterie comme une attaque de véhicules nautiques ou aériens et est donc vue comme criminelle. Nous avons donc informé le ministère de la justice de notre désir de fonder un parti “No-name”, ie sans nom, et celui-ci a été accepté. Mais nous nous appelons nous-mêmes pirates. Nos idées, fondamentaux et sites webs n’ont pas changé. Aujourd’hui, relativement à la situation révolutionnaire en Russie, le gouvernement a annoncé que le droit de vote allait être libéralisé, et nous existeront comme «Pirate party of Russia», ie parti pirate de Russie. Nous espérons ainsi être bientôt enregistré et prendre part aux élections régionales.

Flaschenpost : Depuis la dernière campagne législative pour la Dumma, il y a eu beaucoup de troubles. Donne nous ton impression sur les protestations en Russie.

Lola Voronina : La nation russe entière veut pour le moment des élections et résultats électoraux démocratiques et réguliers. Nous n’avons pas besoin d’une révolution. Le peuple ne va pas dans la rue parce qu’il n’aime pas le parti «Russie unie». Non. D’autres partis qui ont eu la possibilité de prendre part au vote ne sont pas meilleurs. Les gens battent le pavé parce qu’on leur a volé leur voix. Nous savons que nous ne sommes pas d’accord avec «Russie Unie», que nos amis non plus, et que des amis de nos amis ne le sont pas non plus. Un résultat pour Russie Unie qui suivrait les sondages lui accorderait 34%. Mais le résultat officiel a été de 50%. Beaucoup de triche a eu lieu, mais la commission électorale considère toujours les résultats valides. C’est ce pourquoi les gens protestent.

C’est une protestation pacifique. Les gens ne veulent pas voir couler le sang. Et ce pas seulement en Russie. Des gens sont descendus dans la rue dans le monde entier, à Moscou, Saint Saint-Pétersbourg, Berlin, Hambourg, Hanovre, Londres, Prague, Lyon, Oslo et Washington. Chacun a pris part à la campagne «Qui dessine la meilleure pancarte ?» : «Nous sommes 146%», «En Russie, c’est Poutine qui te choisit», «Put in trash» etc… C’était une manifestation de gens créatifs.

Flaschenpost: Beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec la manière dont Poutine prend les protestations des partis d’opposition. Quelles sont vos principaux reproches ?

Lola Voronina : Il n’y a pas eu de dialogue avec les manifestants. Quelques centaines de manifestants ont été arrêtés lors des premières manifestations. Lors de la démonstration du 10 décembre personne n’a été arrêté, mais la liberté d’expression a été empêchée. Par exemple, les télévisions de l’opposition et leurs sites Internet ont été attaqués par DDoS et les connexions Internet autour de la place où la manifestation a eu lieu ont été coupées.
Finalement, Poutine a tenu une table ronde de questions-réponses avec des citoyens, dans laquelle il a affirmé que les manifestants étaient payés par le secrétariat aux affaires étrangères des États-Unis. Il a aussi dit que les bandes blanches sur les manteaux des manifestants lui faisaient pensé à des préservatifs. C’est pourquoi les gens sont retournés de nouveau dans la rue le soir de Noël.

Flaschenpost: De telles manifestations peuvent avoir beaucoup d’impact, nous avons vu ça pendant le printemps arabe. Quelles suites attends-tu pour les protestations en Russie ?

Lola Voronina : Malheureusement la loi électorale russe a été promulguée de telle manière que de nouvelles élections ne sont pas possibles. Tout ce que nous pouvons faire est montrer que nous sommes unis, que nous sommes la Nation, que nous les haïssons. Pour remercier Poutine d’avoir créé une Russie unie (si la vidéo n’apparaît pas, elle est sans doute bloquée dans votre pays. Utilisez Proxtube alors):

Flaschenpost: Un autre gros problème est que les médias semblent être très liés à Poutine et que les reportages ne semblent pas être neutres. Quels sont tes réflexions à propos de la liberté d’expression et de la presse ?

Lola Voronina: Il n’y a pas de liberté de la presse ou d’expression en Russie. Beaucoup de journalistes et de rédacteurs en chef ont perdu leur travail après avoir rapporté les protestations. Mais il y a beaucoup de blogs indépendants et libres sur l’internet russophone : Twitter, Facebook et Livejournal sont les nouveaux médias.

Flaschenpost: Que peuvent faire les pirates allemands pour aider le PPI et les pirates russes ?

Lola Voronina: Vous avez déjà fait beaucoup pour tout le mouvement des pirates ! Le travail politique qui est mené à l’intérieur du parti pirate allemand est un modèle pour les partis pirates moins avancés et leur sert à réaliser leurs propres buts politiques, comme par exemple avec des solutions logiciels d’E-démocracy. Votre succès à Berlin a profité aux pirates du monde entier. Vous réalisez un travail formidable et nous vous en remercions ! Continuez à montrer au reste du monde le succès de votre travail, de sorte que nous puissions marcher sur vos pas !

Flaschenpost: Tu as le mot de la fin. Que voudrais-tu dire aux pirates allemands ?

Lola Voronina: Une excellente nouvelle année, collègues pirates !

Interview sous CC-BY-SA.