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Mes opinions personnelles

Capture d'écran de la dernière version du logiciel Liquid Feedback

De l’utilisation en interne de la démocratie liquide publique dans le Parti Pirate

Sur la liste des Pirates Européens aujourd’hui, ça discutait sec autour de l’utilisation/utilité de liquid feedback, un logiciel de démocratie liquide. Je dois dire que la démocratie liquide est ce qui me plaisait le plus dans le Piratenpartei allemand, et que de me retrouver, au sein du Parti Pirate français dans un système où il n’y a pas de démocratie liquide et permanente, non plus de démocratie directe, mais seulement une élection par an, ça ne m’a jamais enthousiasmé qu’à moitié. Un vote et basta pour la légitimité, c’est justement ce que je reproche à notre système politique trop souvent.

Pour la démocratie liquide comme accélérateur de démocratie

Comme l’a dit Nicolas sur la liste nationale :

Il suffit qu’une dizaine de personnes aient eu le temps et les coudées franches pour agir, et c’est réglé. Nous, tout ce qu’on fait doit passer par 4 personnes qui ont plein d’autres trucs à faire, forcément, ça va moins vite.

Il parlait d’Aube dorée en Grèce. Bon, évidemment, ce ne sont pas ceux que nous voulons imiter au Parti Pirate. Mais le problème de la centralisation des décisions reste pour moi un souci majeur.

La démocratie liquide doit justement permettre d’améliorer l’absence de participation aux décisions des membres. Or, actuellement, dans notre parti, où la seule légitimité qui existe est plus ou moins celle de ceux qui font, mais surtout celle des élus, et ce à juste titre en l’absence de procédure de légitimation alternative, le résultat est que la démocratie liquide est inexistante au Parti Pirate.

Capture d'écran de la dernière version du logiciel Liquid Feedback

Capture d’écran de la dernière version du logiciel Liquid Feedback. Cliquez sur l’image pour voir d’autres captures.

Un essai d’installation de Liquid Feedback a déjà eu lieu, grâce entre autres à Drenskin, mais pour les raisons données par crl, il n’a pas eu de succès.

C’est à mon avis un souci.

Démocratie liquide et engagement politique

La démocratie liquide est cette belle idée selon laquelle soit je vote en mon nom, soit je m’abstiens et soutiens alors la décision des autres quelle qu’elle soit, soit je délègue mon vote à quelqu’un d’autre à qui je fais confiance. Démocratie directe à tout instant, et représentative seulement lorsque je ne peux pas m’occuper de tout.

Comme je le répète sans cesse : les gens ne s’investissent pas ou peu s’ils ne pensent pas avoir la chance de faire avancer leurs idées ou leurs projets. Et dans un système représentatif amélioré comme le nôtre, mais pas liquide, le fait de ne pas pouvoir faire voter les membres à n’importe quel moment, avec valeur contraignante, pour que ceux-ci voient réellement si leurs idées sont retenues ou pas, et de devoir passer par les deux conseils pour faire adopter une idée au lieu de voter directement dessus, est un frein redoutable à la participation, ainsi qu’au règlement des conflits.

Trancher les conflits

Concernant le règlement des conflits : au Parti Pirate, on passe des heures à préparer des propositions pour la prochaine assemblée sans avoir la moindre idée du poids que les opinions des uns et des autres ont, et ça a comme résultat les torrents de mails ou de posts de forums plus ou moins bien argumentés où personne ne sait ce que pense le reste du groupe, et où, en l’absence d’opinion générale, certains défendent jusqu’au bout leur point de vue tandis que d’autres sont dégoutés. Il me semble que le plus souvent, un vote aurait suffi à départager les opinions, et permettrait de faire avancer le parti vers plus de consensus. Pour l’instant, les consensus ne sont possibles qu’une seule fois par an.

C’est dans cette optique que j’avais proposé d’utiliser un système à la LinuxFR où les commentaires et les posts des autres sont notés et hiérarchisés. Certes, ça ouvre la porte au moinssage sauvage, mais ça permet aussi de filtrer
les trolls. Le seul problème, c’est que dans LinuxFR, les votes ne sont pas publics, et qu’il n’y a pas d’identification stricte.

De la nécessité du vote public (au moins en interne) si électronique

À mon avis, si nous votons électroniquement, il faut que les votes soient publics. Le vote électronique et secret ne sera accepté par personne au Parti Pirate, moi en premier, pour cause de possibilité de fraude. Donc chacun devrait voter sous son nom/pseudonymement, avec un identifiant unique par adhérent. Des rapports que j’ai sur la liste des Pirates Européens, ça fonctionne à Berlin et en Italie, et sans doute ailleurs.

Les défenseurs de cette idée y verront une preuve de transparence. Les opposants y verront la porte ouverte aux menaces en tout genre sur les individus pour influencer leur vote. En l’occurrence, il me semble que les pressions sur les membres du Parti Pirate sont assez négligeables pour l’instant en France. En revanche, si chacun joue au député à l’intérieur d’un parti, chacun peut considérer qu’il est logique qu’il soit tenu pour responsable de son vote.

L’idée de base, réellement, est d’accélerer et de démocratiser les processus de décision à l’intérieur du Parti Pirate, qui ne réussit toujours pas à trouver de souffle malgré l’arrivée de nombreux nouveaux adhérents, de ce que je ressens. Et à mon sens principalement parce que ces nouveaux adhérents ne peuvent décider de rien : ils ne sont ni anciens et actifs depuis longtemps donc reconnus, ni élus. Or chacun devrait pouvoir proposer son propre texte à faire voter par tous quand il le veut. Sinon à quoi sert Internet ?

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Floraison

Échecs et réussites du Parti Pirate Français aux législatives 2012

Je vais être court sur la réussite, qui est évidente : le Parti Pirate avait 100 adhérents il y a quelques mois, et en a 700 pour l’instant. Très bon bilan. Il est passé de l’ombre à la lumière, en réussissant à présenter 100 candidats et à obtenir une couverture médiatique convenable. Ce qui fonctionne ne sera pas l’objet de cet article, concentré sur ce qu’il y a à améliorer.

  1. Introduction
  2. Le technique
    1. Un wiki national plus esthétique
    2. Des interfaces de blog locaux remodelées
    3. Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti
    4. Des serveurs qui tiennent la charge
  3. Le politique
    1. L’argent c’est le nerf de la guerre
    2. Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables
    3. Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?
    4. Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?
    5. Nous manquons clairement de programme
      1. La réexplication de notre réforme du droit d’auteur
      2. La régulation de la finance
      3. Les questions morales
      4. Cannabis, drogue
      5. Les questions agricoles
      6. La recherche
      7. Le revenu de vie
      8. À vous de compléter dans les commentaires… ;)
    6. La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant
    7. «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas
    8. Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique
  4. Le structurel

Introduction

Tout d’abord bravo à tous les candidats et leurs suppléants. Vous avez quelques retours de candidats ici. Ensuite, pour le boulot monstre abattu par les équipes élections et techniques, je salue très bas leur travail.

Je me permets de tirer un peu à moi la couverture pour l’équipe rédacteur et celle français de l’étranger. Pour l’équipe rédacteur je dois surtout remercier David Dufresne et Baptiste Marcel pour leur travail. Pour le vote des Français à l’étranger, c’est surtout Mathilde Cameirao, Benoît Sibaud et @letahoo (grand merci à lui) qui ont participé à la mise en place des dossiers de presse et de la com’ sur le vote par Internet.

Spéciale dédicace aussi à mon candidat bien aimé, Romain Devouassoux.

Désolé à ceux que je n’ai pas trouvé sur le web voir oublié ;( Rappelez-le moi au plus vite ;)

Il me semble qu’après les élections, le temps est venu du bilan. Je vais essayer de pointer des échecs selon moi du Parti Pirate et donc des points d’amélioration, ce qui est le plus important. Tous les commentaires sont les bienvenus.

J’ai organisé ces cafouillages en trois catégories : techniques, politiques, et structurels. Les points sont classés du plus au moins polémique à mon sens. Sachant que le diable est dans les détails et que le plus dur n’est pas de dire mais de faire. Ce billet est une esquisse. À sa lecture il doit vous paraître évident qu’il demande à être complété. D’ailleurs n’hésitez pas à remplir les paragraphes lacunaires dans les commentaires.

Le technique

J’ai signalé dans un journal sur LinuxFr que la multiplicité des canaux de discussion et diffusion des informations était une source de déperdition des efforts. Je vous laisse découvrir le contenu du post et les commentaires que je ne reprends pas ici. Je n’ai toujours pas trouvé de solution miracle. Cependant j’ai depuis pris un diagnostic relativement clair :

  • Le blog est à double usage, entre réaction médiatique et publication du programme.
  • Les forums font triple usage avec le blog, quelques listes de discussion et le wiki.
  • Les listes de discussion servent aussi bien pour la diffusion que les prises de contact que les groupes de travail que les discussions générales, et font double usage avec des outils de discussion instantanée.

J’ai bien une idée concrète pour faire avancer les choses : un wiki + une plateforme basée sur le même code que Linuxfr + quelques listes de travail + des outils de discussion instantanée. Le principal problème étant ensuite bien sûr que les équipes techniques suivent pour la mettre en place et que les adhérents soient d’accord pour arrêter de poster sur le forum et les listes publiques actuelles, qui seraient archivés mais désactivés.

Le wiki sert à retenir et organiser les informations. La plateforme à la Linuxfr sert à discuter publiquement du programme et à réagir aux actualités. Les listes de travail servent à la communication purement interne et la messagerie instantanée à … discuter en temps réel sans retenir les infos (surprenant non ?).

  • Un wiki national plus esthétique

    Soit Mediawiki requinqué à la sauce pirate, soit Twiki, qui a l’avantage d’avoir une gestion des droits très fine. Remarquez que je n’invente rien, je ne fais que demander de copier ce que font les allemands, pour le coup très bien organisés, et c’est normal et heureux, avec 30 000 adhérents de plus. Que mettre sur ce wiki ?

    • un annuaire des adhérents, avec des pages sur le modèle allemand. Sur chaque page d’adhérent, on devrait trouver, rempli par l’adhérent
      • les coordonnées du pirate
      • la liste des groupes de travail auquel il appartient et de ses responsabilités
      • une sorte de Curriculum Vitae ou de liste des activités à l’intérieur du Parti
      • les papiers publiés dans la presse ou des revues spécialisées, ainsi que bien sûr une photo si possible et les coordonnées du pirate.
    • un annuaire des groupes de travail et des partis régionaux
    • le programme et ses ramifications, qui ont plus leur place sur un wiki que sur un forum ou un blog
    • les archives des communiqués de presse
    • toutes les informations concrètes pour participer à un groupe de travail, adhérer, trouver une réunion publique dans les environs
    • les comptes-rendus de toutes les réunions rangés sur des pages dédiées et accessibles directement à partir des pages des groupes qui les ont fait
    • les informations de contact pour la presse ainsi qu’un organigramme des dirigeants et de la structure du parti
    • une aide pour savoir comment participer au wiki
    • les liens vers les autres sites importants liés au parti pirate, comme un agrégateur de blogs pirates, les autres partis européens
  • Des interfaces de blog locaux remodelées

    Il semble que le patron du blog des pirates d’Alsace va être utilisé. Formidable ! Un thème wordpress standard devrait être mis en place pour que les candidats et les sections régionales ne passent pas 10 heures à régler leur blog à chaque fois.

  • Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti

    La partie publication du programme du blog devra aller dans un wiki. La partie réaction médiatique devra être fondue avec la partie discussion générale et réactions des adhérents à l’actualité sur une plateforme dédiée. Pour ça le code de Linuxfr me paraît le mieux adapté. Je m’explique dans un autre billet plus en détail.

  • Des serveurs qui tiennent la charge

    J’enfonce une porte ouverte, mais à chaque grand évènement médiatique, le blog national ou des législatives est tombé. En plus d’être peu pratique, ça donne une mauvaise image. Je fais confiance à l’équipe technique pour s’occuper de la situation.

Le politique

  • L’argent c’est le nerf de la guerre

    Il me paraît clair qu’il est illusoire de vouloir faire plus de 0,3% à une élection si on ne propose pas suffisamment de bulletins. Une collecte de fonds via un site de financement participatif comme Kickstarter ou Bankeez sera nécessaire.

    Je suis aussi pour que le Parti Pirate se prononce franchement en faveur d’une réforme de la loi électorale qui permettent à l’État de prendre en charge les frais essentiels des partis comme les bulletins ou circulaires. Cette ouverture pourrait être contrebalancée par la nécessité d’un nombre suffisant de citoyens qui parrainent les partis.

    Ou alors on devrait remplacer les bulletins par des listes où l’on coche des croix, de sorte que les petits partis n’aient pas à financer de bulletins. Cette possibilité aurait l’avantage d’être plus économe et écologique pour tout le monde.

  • Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables

    Question de sociologie, et d’adéquation de notre programme à ces sociologies.

  • Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?

    Jouons nous assez du côté pirate ? Le clip par exemple, qui avait déjà le mérite d’exister, m’est apparu trop plat. Question de diction et de musique.

  • Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?

    Pour Christophe Masutti, c’est apparemment le cas :

    On est là pour construire un PP français, pas calquer un modèle germaniste/nordiste dans des circonscriptions qui ne collent pas avec. Qu’est ce que ca donne à Marseille ? En Alsace par contre ca peut à peu près marcher (je dis ca parce que j’y habite).[…]

    En France, ce n’est selon moi pas du tout la même chose que chez nos voisins nordiques (qui, individuellement, n’ont pas du tout la même culture politique) ou des pays de l’Est (où la notion de liberté individuelle a un sens très différent et souvent encore très douloureux à cause de l’histoire récente).

    Nous constituons une frontière culturelle, une sorte de barrière latine, et il faut absolument décliner le Parti Pirate en fonction de l’histoire si particulière de la France et en fonction d’un positionnement par grands thèmes : il faut traiter d’idéologie… L’Internationale des Pirates n’a de sens qu’en multipliant les clés de lecture de problèmes similaires.

    Certains articles ont déjà paru sur le sujet, qui nous prédisent un avenir noir parce que notre pays serait trop conservateur ou que les différences culturelles seraient trop fortes. Certes ces différences culturelles sont potentiellement intéressantes. Mais c’est aussi du sable, ie imprécis/vague comme fondation. J’ai personnellement fait de la sociologie, et je sais combien il peut être dur de définir «une culture». D’autant que la France et l’Allemagne, intuitivement, ne sont pas les pays les plus éloignés du monde.

    Au lieu de se fonder sur des différences culturelles certes peut-être réelles mais très sûrement aussi pas toujours là où on les attends et où elle sont revendiquées, et au lieu de mettre en exergue notre latinité contre l’exemplarité nordique, ce qui n’est, au fond, qu’un moyen commode de refuser de porter la faute des échecs en accablant notre culture politique, il me semble que l’on devrait d’abord résoudre les problèmes concrets que j’énonce par ailleurs dans cet article.

    Enfin, surtout, changer notre culture politique, n’est-ce pas ce que nous voulons ? Vouloir arrêter parce que notre culture politique n’est pas adaptée à notre mouvement est donc tout à fait contreproductif : c’est justement ce contre quoi nous voulons nous battre.

  • Nous manquons clairement de programme

    La Politique du Netz c’est bien, mais il n’y a pas que ça qui fait vivre son homme.
    Je propose comme pistes d’amélioration de s’intéresser à

    • La réexplication de notre réforme du droit d’auteur

      Non je ne suis pas obtus ;) À lire les commentaires dans les journaux à droit à gauche, j’ai l’impression qu’il n’y a pas 5% de la population française qui a lu cet article. Pourtant la réforme du droit d’auteur selon le Piratpartiet suédois au Parlement Européen est loin d’être utopique ou idiote. Elle mériterait d’être réexpliquée pour que nous ne passions pas simplement pour des farfelus qui veulent tout pirater gratuitement, ce qui n’est pas et n’a jamais été notre position.

    • La régulation de la finance

      Pour reprendre Christophe Masutti :

      Nous vivons des temps de crise économique, on débloque des milliards d’euros pour «sauver les banques» de leur propre connerie.

      Mais dites moi : les flux financiers, la rapidité des échanges mondiaux, la logique boursière… Depuis les téléscripteurs de Wall Street des années 1920 jusqu’à nos ordinateurs surpuissants en réseau d’aujourd’hui : n’est ce pas uniquement du numérique ?

      Le seul vrai «second Internet» est cette puissance dangereuse au-delà des États. C’est bien en substance cette puissance numérique qui fait de la finance une contre-puissance sociale, non ? Le traitement informatique des capitaux financiers ne devrait-il pas être lui-même sujet à une surveillance sociétale ? Ne manque-t-il pas un wikileaks de la finance ?

      Et sans vouloir jeter de l’huile : le traitement des fonds (publics) européens devrait à mon sens lui aussi être sujet à réflexion. Tout cela entre dans le souci de transparence prôné par le Parti Pirate mais cette transparence c’est à l’État de l’exiger en tant que garant des libertés.

    • Les questions morales

      J’ai été séduit par les très bons billets de Raphaël Isla sur l’euthanasie ou l’homosexualité. Ce sont des questions que nous devons absolument traiter à mon sens.

    • Cannabis, drogue

      Le Piratenpartei est pour la légalisation des drogues dites douces et pour une réévaluation politique de la nocivité des drogues et de leur interdiction sur des critères scientifiques. Pour eux, la répression ayant largement prouvé son échec pour lutter contre le trafic de drogue, il reste le chemin de la protection, de la prévention et de la responsabilisation. Leur position est traduite rapidement ici.

    • Les questions agricoles

      Carole Fabre l’avait déjà bien senti et expliqué dans une interview filmée, le brevetage du vivant via les OGMs nous est aussi absurde que le brevetage du logiciel mais encore plus ignoble, car des firmes comme Monsanto peuvent s’en servir pour condamner à mort des paysans criblés de dettes. Le Parti Pirate a là un boulevard pour proposer de nouvelles politiques agricoles durables et respectueuses de l’humain puis de la nature.

    • La recherche

      Le Parti Pirate Suédois a déjà une position assez tranchée et éclairée sur les brevets pharmaceutiques (traduite ici) et la recherche médicale, qui doit selon lui être publique et non privée, pour libérer le savoir et mutualiser les coûts. Le privé doit se contenter de produire des médicaments génériques à bas coût. Une telle position donne des pistes de réflexion intéressantes sur le financement de la recherche, où une question principale est : Quand est-il dans l’intérêt général que la recherche soit privée ou publique, ou entre-deux ? Quel équilibre ?

    • Le revenu de vie

      Le revenu de vie ou allocation universelle est une question qui me tient personnellement à cœur.

      Il s’agit de libérer la créativité des individus tout en garantissant à chaque citoyen français d’avoir les moyens de mener une vie digne sans pour autant se sentir un «assisté», en donnant à chacun une somme inconditionnelle suffisante pour arriver à vivre décemment (donc proche du seuil de pauvreté), qui ne soit pas assez haute pour ne plus du tout inciter à travailler pour gagner de l’argent.

      Les aides actuelles sont très sectorisées, chaque population a ses propres aides, et les règles sont parfois kafkaïennes.

      À mon sens, cela résulte d’une idéologie paternaliste : l’État nounou doit contrôler pas à pas tout ce que font ses rejetons. Ce faisant, l’État bride les initiatives individuelles qui n’entrent pas dans ses plans et dépense des millions d’euros dans une administration uniquement destinée à contrôler les droits des uns et des autres. Il faut supprimer la catégorie des dit-«assistés» (pas les personnes ! la catégorie) pour supprimer leur stigmatisation, tout en facilitant en encourageant chacun à réaliser ses ambitions personnelles, sans contrôle de l’État.

      En mettant tout cela à plat, nous gagnerons in fine de l’argent, en rendant toute un pan de la bureaucratie inutile.

      Nous avons en France une population qui se prête à une telle initiative, surtout chez les jeunes : elle est le plus souvent bien formée, mais souvent sous-employée par rapport à ses qualifications. Nous avons également toute une partie de la population coincée dans un chômage résiduel et dont l’accès à l’emploi classique paraît durablement compromis, mais qui doit tout de même sans cesse rendre des comptes à l’administration.

      Toute cette énergie qui s’épuise dans des boulots alimentaires ou des recherches d’emploi condamnées au détriment de sa propre formation, de sa propre réalisation, et donc de l’avenir du pays doit être libérée. Il faut permettre à tout un chacun de pouvoir recommencer des études ou fonder sa propre entreprise ou association sans craindre pour le lendemain.

    • À vous de compléter dans les commentaires… ;)
  • La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant

    Les plus médiatisés s’en sont les mieux sortis. Ceci dit, sur Internet, nous courons le risque de tourner en rond en nous congratulant les uns les autres. Au contraire il faut aller à la rencontre des populations et des électeurs. Sur la durée, les tractages et réunions publiques pour développer la base, le bouche à oreille, et la confiance ou bonne image qu’un contact direct peut apporter (ou pas :P) sont nécessaires.

    Certains députés qui ne sont jamais à l’Assemblée sont réélus ou en passe de l’être simplement parce qu’ils ont passé 3 mois à sillonner leur circonscription et à répondre à toutes les invitations.

  • «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas

    «Les gens» nous regardent avec des grands yeux incrédules, ou pensent que nous sommes d’extrême droite ou gauche. Le Parti Pirate devrait accepter son orientation de gauche libérale, voire libertaire (si, ça existe, c’est nous, pire que des libéraux, des libertaires, mais de gauche, car nous refusons de laisser crever notre voisin dans l’indifférence générale). Centre-gauche, c’est mieux qu’extrême-droite non ? Dans tous les cas, cet article ici sur le positionnement du Parti Pirate est à lire ;). Les concepts de liberté et de neutralité pirates sont aussi utiles à lire.

  • Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique

    Par exemple répondre publiquement à des commentaires insidieux dans des journaux à grand tirage qui pointent qu’un candidat a accordé une interview (très bonne au demeurant) à Minute ne devrait pas être polémique. De même les mesures locales c’est bien mais cela laisse courir le risque que certains programmes locaux paraissent un peu trop folklos.

Le structurel

Autant prévenir, c’est un sujet qui me met mal à l’aise, car une structure à mettre en cause, c’est aussi des personnes derrière. Je préfère donc en parler à l’intérieur du parti et j’avance donc sur des œufs. Cependant, il me semble que les personnes qui ont encaissés bravement une augmentation des effectifs de 600 personnes en deux mois ont un peu souffert.

La seule solution à mon avis est maintenant de plus déléguer à ceux jugés compétents (et actifs !) ainsi que de distribuer les responsabilités afin d’éviter les abus, tendanciels chez tous les humains. C’est un équilibre à trouver entre la prise de responsabilité et sa dilution pour empêcher les abus.

Pour l’instant, une bonne idée qui me viendrait à l’esprit serait d’enlever le Politique à Conseil Administratif et Politique, pour qu’on ait un conseil politique quotidien élu/une cour suprême en plus de l’assemblée générale des adhérents qui soit dissocié de l’administratif au quotidien.

Bateau Pirate

Révision des moyens de communication du Parti Pirate Français

Les listes de diffusion/discussion générale/travail+mumble+forums+pads+blog seraient avantageusement remplacés par une solution code de linuxfr+irc+mumble+pad+listes de travail/diffusion. Ça c’est uniquement pour la discussion et le travail. La sauvegarde devant se faire exclusivement sur un wiki comme je l’explique par ailleurs. Avertissement : je suppose que vous connaissez déjà Linuxfr. Allez y jeter un coup d’œil avant de revenir pour comprendre la suite ;)

Ceux qui connaissent déjà le site Linuxfr (page wikipédia) trouveront peut-être ma réaction normale : Quoi de mieux comme site de publication et de discussion générale pour le Parti Pirate qu’une plate-forme ouverte et spécialisée dans la publication de nouvelles par une communauté ?

Précision : je ne parle pas de mettre les forums du Parti Pirate sur Linuxfr, mais d’utiliser le code de Linuxfr à la place des solutions existantes dans le Parti Pirate. Ceci sert à remplacer une partie de l’usage du blog, l’autre usage terminant sur le wiki, un wiki servant à archiver collaborativement. Cet usage sera la publication des actualités du Parti Pirate. L’autre usage sera celui de la discussion générale et publique au Parti Pirate. Les deux vont intuitivement de pair.

À noter que la communauté Linuxfr existe depuis plus de 10 ans, et que le code a été refait il y a un peu plus d’un an. Vu que Linuxfr est une communauté d’informaticiens et que le code est ouvert, il y a tout à parier que leur outil de discussions communautaire continuera à exister et sera maintenu à long terme. Alors que les personnes à l’intérieur du Parti Pirate pourront facilement tourner. Et qu’un site développé spécialement pour le Parti Pirate risque d’être plus difficile à maintenir à long terme, à cause du manque de personnes au courant du code. Ceci dit le code de Linuxfr est en Ruby on Rails, a été développé par une équipe réduite et est assez statique. Pas sûr donc que tout le monde trouve techniquement ce choix extraordinaire.

Ceci dit, ce sont les fonctionnalités qui m’intéressent et si les développeurs du Parti Pirate arrivent à faire aussi bien voire mieux que Linuxfr autrement (performances et ergonomie comprise !), je suis partant ;)

Pour la discussion générale

Les forums et les listes de discussions (mailing-listes) sont redondants et peu pratiques tous les deux. Chacun ont leurs avantages et leurs défauts. Utiliser les deux, ça cumule les défauts plutôt que les avantages.

Par ailleurs, les listes comme les forums ont tendance à être utilisés pour de la communication instantanée en cross-post, ce qui rend l’ensemble difficile sinon impossible à suivre quand on manque de temps.

Pour les discussions générales de fond, je propose de réutiliser la plateforme de Linuxfr. Les avantages de commenter sur cette plateforme sont :

  • Il n’y a de commentaires que sur un contenu. On supprime déjà donc tous les messages qui ne parlent à personne et ne répondent à rien (ça arrive !), et on force les messages qui initient une conversation à déjà proposer quelque chose plutôt que de se contenter de trois lignes sibyllines mais trollesques.
  • Les commentaires sont lisibles car hiérarchisés et présentés via une interface web.
  • Ils sont publics, sous pseudonyme ou nom réel, ce qui est tout à fait dans l’esprit du Parti Pirate (transparence et anonymat).
  • Ils sont accessibles par n’importe que appareil doté d’un navigateur web.
  • Ils sont notés, de même que les posts auquel ils répondent. On a donc une idée de la réception des idées que les posts véhiculent.
  • Les auteurs sont dotés d’un karma (une réputation), qui donne leur note de départ lors de la publication d’un commentaire. Les gens sont donc incités à être bien notés par les autres pour pouvoir continuer à jouir de bonnes notes.
  • Les commentaires ayant des notes négatives sont repliés lorsque l’on est identifié. Les auteurs de commentaires sont donc incités à faire preuve de retenue dans leurs commentaires, car les insultes et autres remarques agressives terminent généralement repliées.
  • Il est possible de sauter directement aux derniers commentaires publiés lorsque l’on est enregistré, afin de ne pas perdre de temps.
  • Les commentaires ont tous leur propre adresse, ce qui permet de se référer facilement à des débats antérieurs, et de ne pas dupliquer les efforts de rédaction.
  • Aller regarder trois nouveaux commentaires est moins invasifs que recevoir trois nouveau mails. Les réponses à des discussions générales ne sont généralement pas les premières que l’on veut recevoir, au contraire des réponses à des questions de travail immédiates.

Site de presse et de discussions sur l’actualité

A-t-on besoin de tout Linuxfr seulement à cause des avantages sus-cités ?

Je propose que nous remplacions nos articles de blogs par des dépêches sur un site tournant avec le même code que Linuxfr, quand ceux-ci sont de l’actualité.

En effet, nous utilisons le blog pour les communications à la presse et la présentation du programme. C’est une chose de trop. Le programme doit être rédigé par tous et est du contenu statique et archivé, donc doit aller sur un wiki.

Il reste les communications avec la presse. Qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre position rapidement. Il vaut mieux envoyer cinq communiqués moyens par semaine qu’un très bon dans la même période. Poster un article sur le site national ou envoyer des communiqués devrait donc être plus facilement accessible aux groupes de travail spécialisés, au moins dans leur catégorie dédiée.

Tout cela est rendu facilement possible dans Linuxfr, avec le système de dépêches/journaux, et la rédaction collaborative des dépêches. Les journaux sont les contenus postés par les utilisateurs. Ces contenus n’engagent pas le parti mais les membres qui les postent. Les dépêches sont les contenus approuvés par la modération, donc par le parti. Certains journaux peuvent être promus en dépêche. Le contenu, rangé par date, est prévu pour être rapidement obsolescent, de même que des réactions à la presse.

Tout inscrit peut proposer de lui-même une dépêche ou une proposer un brouillon de dépêche collaborative. La publication de nouvelles par des groupes de travail est donc largement facilitée.

Des discussions générales sur des nouvelles d’actualité sur un site à la Linuxfr auront donc comme avantage d’être plus décentralisées, plus riches et plus faciles à naviguer:

  • Chaque membre peut poster son journal ou proposer sa dépêche.
  • Un ou deux modérateurs suffisent pour envoyer une dépêche.
  • L’ergonomie est largement supérieure à celle d’un forum classique ou de listes de diffusion à cause de l’absence de cross-post et de la possibilité de faire référence à des commentaires précédents facilement.
  • Le système de commentaire et de réputation incite chacun à vouloir être bien noté par les autres donc à être constructif.

La discussion instantanée et le travail de groupe

Après avoir traité les sujets des discussions générales qui doivent être publiques et de la diffusion à la presse et aux sympathisants/militants/adhérents du point de vue du parti, il reste à traiter le sujet du travail en groupe et de la discussion instantanée qui va avec, ou des discussions informelles et instantanées.

Irc me paraît largement suffisant pour les discussions instantanées écrites : possibilité de créer son propre groupe avec ses règles, d’être anonyme ou non, d’être public ou non, et d’utiliser une interface web pour les parfaits inconnus.

Pour la voix, mumble remplit parfaitement son rôle.

Pour l’édition collaborative, les pads remplissent très bien leur rôle. Ceci dit il faudra prendre l’habitude de stocker leur contenu sur des wikis.

Pour les groupes de travail sur le long terme, des conversations privées sont souvent nécessaires. Là, les listes de discussion spécialisées accessibles par le web pour les archives me paraissent le plus pratique et interopérable.

Conclusion

Finalement, le seul défaut de Linuxfr, c’est que c’est moche (mes excuses au développeur : c’est très pratique mais pas très beau ;). C’est pourquoi il faudra construire une véritable css pour le site. Ceci dit, Linuxfr est prévu pour être totalement customisable à coup de css (jargon pour mise en page), donc ce n’est pas un obstacle. C’est le seul travail de fond à faire.

K., RER E, Paris, Janvier 2011

Quelle est la place de la drogue dans la cité ?

Depuis plus de 40 ans, la politique française sur la drogue relève principalement de la prohibition, poursuivant ainsi le but irréaliste d’une société sans drogues. Or non seulement certains produits bien moins addictifs et dangereux pour la santé que l’alcool et le tabac restent interdits, mais certains produits pharmaceutiques autorisés rendent très vite dépendants. Les lois actuelles ne prennent pas assez en compte les risques d’addiction, ne prennent pas assez de mesures de protection de la jeunesse. Elles privilégient la répression, engorgent la police, les tribunaux et les hôpitaux, et coûtent des milliards par an au contribuable.

Réguler, aider, guider, mais pas pénaliser

Que les choses soient claires : en dépénalisant les drogues, il s’agit bien de promouvoir la lutte contre les drogues, mais de refuser la répression. Les distinctions entre les produits des lois actuelles ne sont pas scientifiquement tenables. Pragmatiquement, il faut réévaluer objectivement toutes les substances psychoactives en fonction de leurs risques sur la santé. Arrêter la criminalisation des consommateurs sert à arrêter le trafic illégal et à le remplacer par un trafic de drogues légal mais contrôlé, surveillé, et vu comme une étape vers la désintoxication dans le cas des drogues les plus dangereuses. Ce n’est qu’ainsi que l’hygiène et la santé des personnes dépendantes s’améliorera, de même que leurs chances de désintoxication.

La prévention doit être honnête et factuelle pour pouvoir convaincre durablement

La conception des réglementations nécessaires sur la drogue nécessite la participation de toutes les parties concernées pour arriver à des décisions non-idéologiques et pragmatiques. Les lois, décrets et les réglementations fiscales ne doivent servir qu’à protéger de dangers concrets, et non pas être basés sur des arguments purement idéologiques. Il faudra mettre clairement à disposition de chaque citoyen un accès non-censuré à toutes les informations disponibles sur la dangerosité de chaque drogue connue.

Protection des mineurs

K., RER E, Paris, Janvier 2011

K., RER E, Paris, Janvier 2011

Il me semble évident que les lois doivent servir à protéger les plus faibles, y compris les mineurs. Chacun doit se sentir responsable des informations sur les drogues qu’il délivre aux plus jeunes. Celles-ci doivent être le plus concrètes et factuelles possible.

Au lieu d’interdire directement les drogues, ce qui a parfois comme effet d’inciter à les consommer à cause du goût délicieux qu’a la bravade de l’interdit, il faut mettre en place des séances répétées d’information obligatoires dans les écoles et ouvrir des bureaux d’information sur la drogue dans les écoles. Si les mineurs sont responsabilisés et largement informés jeunes, ils lutteront plus facilement d’eux-même contre les incitations à la consommation.

Recherche et médecine

Les drogues ne sont pas toujours nuisibles. Certaines ont des effets très utiles pour aider les médecins. Malheureusement, la pénalisation idéologique de certaines drogues peut très bien bloquer les recherches dans ce domaine. D’où l’intérêt d’évaluer objectivement et pragmatiquement les effets des différentes drogues et d’encadrer leur usage plutôt que de le réprimer.

La répression ayant largement prouvé son échec pour lutter contre le trafic de drogue, il nous reste le chemin de la protection, de la prévention et de la responsabilisation.

Ce billet est très largement inspiré du programme national des pirates allemands.

Protéger les hommes, pas les profits

Cinq raisons de voter pirate

Ils ont surgi de toutes les mers, bravé des océans de paperasse, formé leurs équipages, remué codes électoraux et imprimeurs, et dimanche, ils/elles seront 101 candidat(e)s et autant de suppléant(e)s à l’abordage du Palais Bourbon. Souquez les artimuses !

Depuis quelques jours, sur les panneaux électoraux, devant les écoles, d’étranges affiches vertes et mauves fleurissent. Le Parti Pirate se présente pour la première fois à un scrutin national. Pour beaucoup, il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié). D’autres savent que des Partis Pirates existent déjà dans plusieurs dizaines de pays, notamment en Suède et en Allemagne où ils comptent de nombreux élus.

La plupart sont de jeunes moussaillons, certains de vieux loups de mer, aucun n’a fait de la politique son métier, nul apparatchik, tous sont des citoyens espérant relancer la démocratie.

Il y a mille raisons de monter à bord et de voter Pirate le 10 juin prochain.
En voici cinq:

  1. Mettre à jour la démocratie
  2. Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages
  3. Nous libérer de la prolifération des fichages
  4. Construire un parti internationaliste
  5. Financer un jeune parti

Mettre à jour la démocratie

La République est rongée par la collusion entre les pouvoirs économiques, politiques et judiciaires. Agissons afin de prévenir les conflits d’intérêts : nous réclamons une justice réellement indépendante avec, notamment, la création d’un Conseil supérieur de la justice, autonome. Nous visons une vie politique transparente et participative, traquant les conflits d’intérêt, le cumul de mandats à plein temps et le financement occulte des partis. Les citoyens doivent pouvoir harponner le Parlement via des pétitions par Internet, comme en Allemagne. Les entreprises en contrat avec l’État doivent publier leurs marges. L’État dispose d’un butin gigantesque de données déjà financées par les citoyens. Propulser dans les tuyaux d’Internet ces données pourraient permettre à des entreprises de prospérer, à des citoyens d’améliorer leurs projets collaboratifs et à tous de veiller à la qualité et à l’usage de ces données.

Imposer un regard neuf sur les nouveaux usages

Avec le développement d’Internet, la société a changé. Les pratiques culturelles aussi. Le partage des œuvres est aujourd’hui une pratique courante. Pourtant, la classe politique traditionnelle, légiférant sous l’influence des industries dites culturelles, persiste à réprimer le partage. Le Parti Pirate veut synchroniser la législation et les pratiques en légalisant le partage non-marchand sur Internet. Voulons-nous « affamer les artistes » ? Non. De nombreuses études démontrent que ceux qui piratent le plus sont ceux qui achètent le plus. Nous souhaitons proposer d’autres formes de financement de la production artistique et culturelle, par un changement de la législation et une volonté politique innovante.

Nous libérer de la prolifération des fichages

LOPPSI, PNR, Cristina, Base-élève, CEL : Stop ! Nous sommes victimes de la spirale inflationniste des fichiers que produit l’administration pour quadriller la population. Quelles garanties avons-nous contre le croisement des fichiers? Et que dire des fichiers privés, collectés à notre insu et sans surveillance? En 1974, la légereté avec laquelle l’État traitait les données personnelles faisait scandale et aboutissait à la création de la CNIL. Presque quarante ans plus tard, les garde-fous ont sauté. Il faut reprendre le contrôle des fichiers et encadrer les dispositifs de surveillance au sens large : limiter la vidéosurveillance, anonymiser les cartes de transport, faire respecter la confidentialité des échanges privés (courriels, etc).

Protéger les hommes, pas les profits

Protéger les hommes, pas les profits

Construire un parti internationaliste

Les Pirates ont débarqué en 2006 en Suède, sur un coup de bluff d’un programmeur. Le nom était un pied de nez à ceux qui stigmatisent le partage culturel. Aujourd’hui, les Pirates sont présents au Parlement Européen. Qu’ils soient de Catalogne, de Suède, d’Allemagne ou de France, tous partagent les mêmes valeurs et déplorent le manque de démocratie de l’Union. Le Parlement Européen est capitaine de corvette : il devrait être amiral. C’est pourquoi tous les Pirates d’Europe présenteront un programme commun lors des prochaines élections européennes. Un premier pas vers une culture politique commune aux 27… voire au-delà : le mouvement Pirate s’étend déjà à tous les continents du globe.

Financer un jeune parti

Dimanche dernier, les quatre candidats du Parti Pirate de France qui se présentaient pour les circonscriptions des Français de l’Etranger ont tous obtenu plus d’1% des voix. Ces résultats indiquent où le vent souffle. Il nous porte. Si, de la centaine de candidats Pirates présents en métropole et outre-mer, la moitié au moins obtient un score similaire ce dimanche, alors notre navire aura de quoi s’offrir de nouvelles voiles et préparer les prochaines échéances. Car s’ouvrirait alors le financement public des partis, soit 8,15€ par voix sur cinq ans. Le «vote utile» prendra alors un tout autre sens.

Montez à bord. Le 10 juin, hackons les élections. Votez Pirate.

Voilà une foire aux questions pour savoir comment et où voter pirate. Pour ceux qui se demandent déjà quelle sera notre stratégie de l’entre-deux tours.

Vous pouvez retrouver le programme du Parti Pirate, rédigé et voté par ses adhérents et contacter directement les candidats.

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Les contre-vérités du Quai d’Orsay sur le vote par Internet des Français établis hors de France

Mardi, dans l’émission Des clics et des claques sur Europe 1, François Saint-Paul, haut fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères, responsable des Français de l’Étranger, et donc des opérations de vote par Internet, est intervenu pour rassurer sur la validité et la fiabilité de ce vote.

Son intervention a alarmé le Parti Pirate, qui a constaté plusieurs erreurs et omissions factuelles de sa part.


Des clics et des claques – 29/05/2012 von Europe1fr

Point par point, le Parti Pirate reprend les déclarations de Monsieur Saint-Paul et y rétorque.

5:44 « 130 000 votants, ça s’est plutôt bien passé ? »: demande Laurent Guimier, l’animateur de l’émission.
Réponse de M. Saint-Paul : 

«Effectivement, le chiffre exact est 126 947, c’est un chiffre qui est… important.»

Réplique du Parti Pirate:
Le chiffre est à contextualiser : 1 075 813 inscrits pour le vote électronique, 126 947 votants par internet, 11,80% de participation moyenne au premier tour. À titre de comparaison, la participation au premier tour des présidentielles était de 39%, alors que seul le vote dans des urnes physiques, directement ou en donnant procuration, était permis. Le vote par Internet semble donc être encore moins prisé que celui à l’urne.

06:46, Déclaration de de M. Saint-Paul :

« Alors 130 000, qu’est-ce qu’on peut dire de ce chiffre ? Il y a des gens qui vont vous dire que ce n’est pas beaucoup. Je vais vous donner un certain nombre de chiffres de référence car je crois que c’est cela qu’il faut bien voir. A l’étranger il y a disons 2 millions de français. Sur ces 2 millions il y en a 1,5 million inscrits dans les consulats. Sur ce 1,5 million il y en a 1,1 million qui peuvent voter (par Internet). 2012, 1er tour des élections présidentielles : 400 000 votants. Aujourd’hui pour les élections législatives, uniquement pour le vote internet, j’en ai (sic) 130 000. »

Réplique du Parti Pirate:
M. Saint-Paul nous noie sous les millions, mais, de nouveau, il masque le chiffre de la participation moyenne au premier tour : 11,8%, chiffre qui est loin de la solution miracle annoncée, le vote par Internet étant vendu comme remède contre l’abstention (pdf, voir la question 1). Ces résultats sont probablement dus à des problèmes techniques que le Parti Pirate a souligné à de nombreuses reprises. Dysfonctionnements qui permettent de mettre en doute la compatibilité de ce scrutin avec la nécessité constitutionnelle d’accessibilité du scrutin.

11:23, Déclaration de M. Saint-Paul :

«Nous avons voulu tout faire pour permettre un vote sécurisé. Ça veut dire que je ne suis pas prêt à mettre les pieds au mur pour récupérer n’importe quel vote au prix de n’importe quel abaissement de la sécurité

Réplique du Parti Pirate:
Certains votes seraient donc «n’importe lesquels» et ne mériteraient pas d’être pris en compte. Rappelons que plus de deux cents témoignages nous sont parvenus sur notre site de récolte des témoignages faisant état de problèmes d’accès au logiciel de vote.  Le Parti Pirate apprécie ici l’aveu du Quai d’Orsay que tous les votes ne puissent pas être pris en compte, et ce de manière volontaire. Quid de la conformité à l’exigence constitutionnelle d’accessibilité ?

11:41, Déclaration de M. Saint-Paul:

«Nous avons nos normes, nos audits, et nous avons figé nos machines il y a très peu de temps. (…) Ca veut dire scellement de la machine, audit avant, inspection de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), etc. (…) Nous avons toute une procédure que nous avons suivie, je ne vais pas entrer dans les détails pour l’auditeur, que l’on appelle Référentiel général de sécurité, pour aboutir à un très haut niveau de sécurité»

Réplique du Parti Pirate:
Justement, entrons dans les détails.

Aucun expert indépendant ni aucun citoyen n’a pu éprouver ce très haut niveau de sécurité. Si le système était si sûr, pourquoi le cacher aux citoyens ? Comme il a été démontré, ce prétendu «très haut niveau de sécurité» n’est pas assuré au niveau de l’ordinateur des votants. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information a-t-elle, par exemple, vérifié l’ordinateur de M. Laurent Grégoire, qui a démontré, vidéo à l’appui, qu’un virus pouvait modifier son vote à son insu ? Sauf erreur de notre part, les ordinateurs des électeurs n’ont pas été sécurisés.

Plus inquiétant encore, les «audits» sur lesquels reposent toute la confiance du Ministère des Affaires Étrangères semblent être superficiels et d’une qualité douteuse. (Voir le dossier de presse)

11:36, Déclaration de M. Saint-Paul en réponse à une question sur les problèmes de compatibilité du logiciel de vote, écrit en langage logiciel Java :

« Il se trouve que Java a sorti il y a très peu de temps une nouvelle version, Java 1.7. A partir de là, nous travaillons sur la question. Deux choses: d’abord ça n’a pas empêché certaines personnes de voter, ensuite c’est vrai nous avons essayé d’aider les électeurs à voter (nb : via l’assistance téléphonique), mais pour un grand nombre ils ont pu voter.»

Réplique du Parti Pirate:
Java 1.7 est sorti en juillet 2011. Il est donc surprenant que personne n’ait pris en compte les utilisateurs qui ont migré vers cette version peu à peu (d’autant que les mises à jour sont souvent suggérées automatiquement).

Néanmoins, M. Saint Paul semble se contredire. Soit «ça n’a pas empêché certaines personnes de voter», soit «pour un grand nombre, ils ont pu voter». Dans le premier cas, tous ont pu le faire. Dans le second, tous n’ont pas pu. Il semblerait que la vérité soit bien plutôt du côté du second cas. Nous réitérons notre avertissement sur la conformité aux exigences de la constitution de ce vote. De plus, si on suppose vrai l’explication de M. Saint Paul, comment se justifie l’exécution de l’applet sans blocage logiciel sur une version de la machine Java non qualifiée pour? (Et possiblement au comportement logiciel différent de celui “vérifié” par les “audits”?)

13:49, Déclaration de M. Saint-Paul:

« Je voudrais souligner une chose : quand nous ne permettons pas à quelqu’un de voter avec Java 1.7, nous ne privons personne de son droit de vote. Vous pouvez voter à l’urne, par correspondance, de l’ordinateur de votre voisin, vous pouvez aller dans un cybercafé. Nous n’avons jamais promis et ne promettrons jamais à personne de voter de n’importe quel ordinateur, parce que nous ne pouvons pas le faire pour des raisons de sécurité. »

Réplique du Parti Pirate:
Donc acte pour la confidentialité et l’accessibilité du vote. On peut voter « dans un cybercafé» (donc n’importe lequel) mais pas «sur n’importe quel ordinateur». M. Saint Paul aurait-il oublié que dans «un cybercafé», on peut trouver «n’importe quel ordinateur», y compris des ordinateurs vérolés susceptibles de pouvoir détourner votre vote ?

16:18, Déclaration de M. Saint-Paul :

«Sur la traçabilité, d’un certain point de vue je pourrais vous dire que la traçabilité est meilleure que sur le vote à l’urne. Quand vous allez à l’urne, vous avez un tampon sur votre carte électorale. Moi (sic) je ne vous donne pas simplement un tampon. Je vous dis que le bulletin de M. Dupont a été dépouillé. Ce système a pour but d’éviter ce que j’appellerais “la chaussette électronique”».

Réplique du Parti Pirate:
Quid de l’exigence constitutionnelle de secret absolu du vote, puisque «la traçabilité est meilleure que sur le vote à l’urne» ? La traçabilité, c’est bon pour les aliments, pas pour les électeurs et leurs bulletins de vote. Nous avons appris que les historiques des votes et d’émargement étaient conservés, séparés certes, mais conservés tout de même. Et que le bureau du vote électronique possedait, sous son seul contrôle, l’ensemble des historiques permettant d’associer un vote à un électeur donné.

Il y a une question pour laquelle nous n’avons jamais obtenu de réponse : quelles sont les garanties que les deux historiques ne seront jamais croisés pour savoir qui a voté quoi ?

17:25, Déclaration de M. Saint-Paul:

«Le vote électronique est sous le contrôle d’un Bureau de Vote Electronique, présidé par un membre du Conseil d’Etat, avec des membres de l’administrations et trois élus. Dans ces membres de l’administration – je suis membre de ce bureau -  vous avez aussi le directeur de l’ANSSI, c’est pas quelqu’un à qui on raconte des histoires. Et puis vous avez tous les experts qui surveillent, qui surveillent, qui surveillent.»

Réplique du Parti Pirate:
Un processus essentiel de la démocratie est donc remis aux mains d’experts privés et de fonctionnaires. Nous aimerions pouvoir faire confiance à ces personnes. Elles ont hélas refusé de nous laisser accéder à leurs travaux (en ouvrant leur code et leur documentation technique par exemple). Il est bon de rappeler qu’à part les prestataires privés en charge du développement de l’urne, seulement 3 experts indépendants ont contrôlés le processus. Et parmi eux, seulement 2 ont eu accès au code source de l’urne uniquement pendant une période de 2 fois 5 jours !

Par ailleurs, ces travaux de surveillance ne seront jamais aussi facilement compréhensibles et contrôlables par le citoyen que des listes d’émargement accompagnées d’urnes transparentes. Pour le commun des mortels, les urnes électroniques sont bien plutôt des boîtes noires. Quelle est la légitimité démocratique d’un vote dans une boîte noire ?

18:21 : Laurent Guimier vient de parler de la vidéo de Laurent Grégoire, et son collègue Guy Birenbaum interprète cette preuve ainsi : « Sur l’histoire de Nantes, il (un internaute) a réussi à changer à distance le vote de quelqu’un. »

Réponse de M. Saint-Paul : « Non. »

Réplique du Parti Pirate:
Doù vient cette certitude de M. Saint-Paul ? A-t-il contrôlé tous les ordinateurs de tous les citoyens, fait vérifier qu’ils n’étaient pas vérolés, infectés par un virus, et que ces virus ne changeaient pas leurs votes ? À l’évidence, non. Dès lors, présenter le vote électronique comme aussi fiable que le vote à l’urne est, a minima, une erreur.

18:46, Déclaration de M. Saint-Paul:

«Quelqu’un a raconté qu’il était capable de changer son bulletin. Si vous êtes à l’urne et que jusqu’au bout vous hésitez, et puis qu’au moment où vous le mettez dans l’enveloppe vous changez d’avis ou que vous écrivez à Mickey, vous pouvez le faire.»

Réplique du Parti Pirate:
Changer le vote d’un citoyen à son insu parce qu’on contrôle son ordinateur à distance ou changer d’avis dans une urne n’ont rien à voir. Quant à Mickey, laissons-le à sa place. De plus, dans le cas présent, si quelqu’un d’autre avait essayé de voter sur l’ordinateur de Laurent Grégoire, son vote aurait bien été modifié à son insu !

19:56, Question de Laurent Gremier: «L’État sous-traite le dépouillement à une boîte privée, vrai ou faux ?».

Réponse de M. Saint-Paul:

« On ne peut pas présenter le projet comme ça, c’est un projet gigantesque. (…) »

Réplique du Parti Pirate:
Et pourtant, si: les logiciels, bien que vérifiés en moins de deux semaines par des fonctionnaires, ont bien été développés par des sous-traitants privés, en dehors de tout contrôle citoyen, et sont actuellement utilisés dans les mêmes conditions. Les opérations de vote se déroulent donc en dehors de toute légitimité démocratique. Un point d’accord avec M. Saint Paul : «c’est un projet gigantesque».

20:19, Déclaration de M. Saint-Paul :

« Nous avons de nombreux partenaires : (…) la CNIL à qui nous avons demandé des recommandations et qui nous a donné des recommandations »

Réplique du Parti Pirate:
Nous nous permettons de reprendre l’article de Hervé Liffran, du Canard Enchaîné, daté du 30/05 : «La présidente de la Cnil, Isabelle Falque-Pierrotin, dément avoir ausculté les serveurs et les logiciels réservés au scrutin. Elle affirme que la comission s’est contentée d’adopter, en octobre 2010, une « recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique »  et qu’elle n’a pas encore procédé à un contrôle approfondi.»

21:50, Question de Laurent Gremier : « Est-ce que ça encourage la possibilité de mettre le vote électronique en France métropolitaine ? »

Déclaration de M. Saint-Paul :

«Nous avons essayé de répondre à un besoin spécifique des français à l’étranger qui ont besoin qu’on les aide pour exercer leur vote. Chaque élection est différente, cette question est un autre débat. Ma conviction est que ce qu’on fait pour les français à l’étranger est une bonne chose, et si vous voulez savoir pourquoi, allez demander aux 130 000 qui ont voté. »

Réplique du Parti Pirate:
En filigrane se profile bien la possibilité d’étendre le scrutin électronique à toute la France. Mais dans quel but ? L’accessibilité, alors que les bureaux de vote sont nombreux ? La sécurité, alors que les citoyens peuvent contrôler le scrutin à n’importe quel moment ? Le secret du vote, alors qu’on a jamais mieux fait qu’un isoloir ?
Pour rappel:
Le vote par Internet des Français établis hors de France s’est achevé à 12h00, le mardi 29 mai pour le premier tour des législatives. Selon le Ministère des Affaires Étrangères, 126 947 votes auraient été enregistrés sur 600 000 votes potentiels. En 2004, le Conseil de l’Europe publiait une recommandation sur la nécessité de la sincérité, la transparence, la sécurité et l’accessiblité du vote électronique.

Voir le dossier sur le vote électronique publié par le Parti Pirate.

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Internetwahl für die Parlamentswahlen in Frankreich: Eine bewiesene Sicherheitslücke

Ein Hacker hat gezeigt, dass es möglich ist, die Wahl während des Absendens des Stimmzettels zu manipulieren, ohne dass der Wähler dies bemerken kann. 700 000 Franzosen, die im Ausland leben, können dieses Jahr via Internet an den Parlamentswahlen teilnehmen.

Wir haben hier schon berichtet, dass einige Proteste gegen die Intrasparenz der Internetwahl in Frankreich sich erhoben haben. Nun scheint die Software nicht nur proprietär sondern noch unsicher zu sein.

Trotz der Medienoffensive des Außenministeriums am letzten Freitag, mit dem Ziel die Presse von der Zuverlässigkeit der Internetwahl zu überzeugen, ist nun die erste Sicherheitslücke dokumentiert. Auch wenn nicht sicher ist, dass diese Lücke ausgenutzt wurde, sollte sie dennoch hellhörig machen. Und das von Laurent Grégoire veröffentlichte Dokument beruhigt sicher nicht.

Der Entwickler erklärt in seiner ungefähr zwanzig Seiten umfassenden Beschreibung, dass er einfach ein Skript geschrieben hat, das das Wahlprogramm zum Teil ersetzt und die Wahl vom Bürger unbemerkt verändert. Das Skript injiziert die Veränderungen in der vom Ministerium zur Verfügung gestellten Java Anwendung. Dabei ist der Stimmzettel immer derselbe, egal was die ursprünglich Wahl des Wählers war. Die Veränderungen sind im Video vor dem Bestätigungsscreen hinzugefügt, aber sie könnten danach stattfinden, so dass der Wähler sie nicht bemerkt.

Der Hacker hackt hier nur seinen eigenen Computer. Aber ein Virus könnte ziemlich einfach das selbe Programm erhalten und weit verbreitet werden. Da die Mail Adresse aller Wähler den Kandidaten und ihren Teams zur Verfügung stehen, wäre es ziemlich einfach, die Computer der Wähler zu infizieren und ihre Wahl zu manipulieren. Das Ministerium empfiehlt außerdem noch, eine vorhandene Anti-Viren-Software beim Wählen auszuschalten.

Via Numerama Danke sehr @sekor für seine Korrekturen ! Ich bin natürlich für alle übrig gebliebenen Fehler verantwortlich :)

Das ganze Dokument stellt hier unten zur Verfügung :

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Internetwahl in Frankreich : Proteste gegen die Intransparenz

Seit dem 23. Mai bis zum 29. Mai können 700 000 Franzosen, die im Ausland leben, online abstimmen. Die französische Piratenpklartei prangert die Intransparenz und den Mangel an Sicherheit des Wahlverfahrens an, weil  sie die Ehrlichkeit und den Respekt dem Wahlgeheimnis gegenüber in Frage stellen.

Entsprechend des Wahlgesetz haben Vertreter der Piratenpartei von der Möglichkeit Gebrauch gemacht, den 18. Mai an der Veranstaltung teilzunehmen, wo die Schlüssel der elektronischen Urne generiert wurden. Diese Vertreter hatten mehrere Hürden zu überwinden, um die Unversehrtheit der Urne prüfen zu können:

  • Es war ihnen unmöglich, Zugang zum Quellcode der benutzten Software zu haben.
  • Es war ihnen unmöglich herauszubekommen, dass die angegebene Version der Software tatsächlich benutzt wurde.
  • Es war ihnen unmöglich, sich von der Unversehrtheit der zum Verschlüsseln benutzten Rechner zu überzeugen.
  • Es war ihnen unmöglich, die Sicherheit des im Internet betriebenen Servers sicherzustellen.

Neben diesen eher rein technischen Problemen musste die Beobachter leider auch feststellen, dass:

  • Für alle elf Auslandswahlbezirke, in denen sich mehr als zehn Parteien und 178 Kandidaten bewerben, hatten nur die Piratenpartei und die Linke Vertreter geschickt. Nur fünf Kandidaten haben sich über die Sicherheit des Wahlverfahren Sorge gemacht.
  • Die durch den Staat eingesetzten offiziellen Beobachter des elektronischen Wahllokals hatten nur begrenztes Wissen vom Verfahren. Diese sind eigentlich für die Sicherheit des ganzen Verfahrens verantwortlich und sie sollten die benutzte Mittel prüfen können.
  • Einige der benutzen Programme wurden für die Bürger intransparent von privaten Unterlieferanten entwickelt. Einige Server laufen zurzeit in Spanien!

Wir wollen auch darauf aufmerksam machen, dass jeder beliebige Bürger über die Internverbindung seines privaten Rechners wählen kann. Diese sind anfällig für Viren und Malware, weswegen es durchaus möglich ist , dass einige Bürger ihrer Wahlmöglichkeit durch diese Sicherheitslücke beraubt werden, oder dass ihr Wahlgeheimnis verletzt wird.

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger

Circonscriptions (Wahlbezirke) de l'Étranger


Für die Piratenpartei stammen alle diese Probleme aus der Festlegung auf eine elektronische Wahl: die Beobachtung der Wahlen, die notwendig für die Legitimität der Ergebnisse ist, sollte nur von Bürgern ausgeübt werden, und nicht bloß von elektronischen Geräte oder Ingenieurs. Diese Beobachtung muss für jeden zugänglich sein.

Deshalb bittet die Piratenpartei alle Bürger vor, über die begegneten Störfallen und Schwierigkeiten zu berichten.

Die französischen Artikeln sind viel mehr verbreitet als die deutschen über dieses Thema. Wenn Sie mehr erfahren wollen, können Sie bei Ploum  (englisch) oder bei Le Figaro  und Numérama (französisch) mehr Infos enthalten.

Danke sehr Justus Römeth für die sehr effiziente Korrektur. Alle Fehler bleiben natürlich meine Schuld :)

Un possible logo pour le parti pirate européen

Was sollte eine europäische Piratenpartei sein ?

Zuerst, grazie mille Venanzio Basso für seine großartige Übersetzung ! Natürlich sind alle Fehler meine Schuld :) Hier en français und in English. Um in anderen Sprachen zu übersetzen, geht es bitte hier weiter :)

Ich schlage vor, die Rollen aufzuteilen: ein Unterhaus, aus Einzelpersonen bestehend, ein Oberhaus aus Vertretern der örtlichen Parteien und einer Führungskraft, dass durch das Unterhaus gewählt und durch das Oberhaus genehmigt ist. Nachfolgend, Begründung und Erklärungen der Umsetzung.

    1. Arbeitsteilung
      1. Die Arbeitsteilung zwischen den Kammern
      2. Die Arbeitsverteilung in den Kammern
    2. Entscheidungsmodus
      1. Der demografische Faktor
      2. Einschätzung und Klassifizierung der Piratenaktivität
    3. Warum nicht anders handeln ?
      1. Ziele einer europäischen Piratenpartei
      2. Zusammenarbeit, Mitarbeit, Gegenseiter Austausch
      3. Innovation
      4. Gleichgewicht der Kräfte
      5. Transparenz und Beteiligung
      6. Über nationale Minderheiten
      7. Nationalismus
    4. Wie sähe dies in der Praxis aus?

Arbeitsteilung

Die Arbeitsteilung zwischen den Kammern

Das Unterhaus würde als Aufgabe haben, Programme zu erörtern, über diese abzustimmen und und den Vorstand zu wählen.

Der Vorstand wäre verantwortlich um die Diskussionen des Unterhauses zu moderieren, die Piratenpartei zu vertreten und sowohl die Abgeordneten als auch die Presse über die Positionen der Piratenpartei zu verschiedenen Themen auf dem Laufenden zu halten.

Das Oberhaus wäre dafür verantwortlich, zwischen der unteren Kammer der europäischen Piratenpartei und den lokalen Parteien zu kommunizieren.

Mit anderen Worten, die Hauptrolle des Unterhauses würde die Entscheidung sein, die des Oberhauses die Synchronisation zwischen Ländern und Regionen, und die der Exekutive, die Darstellung.

Die Arbeitsverteilung in den Kammern

Innerhalb der beiden Häuser muss es möglich sein, spezifische Arbeitsgruppen zu bilden, die die Umsetzung der Aufgaben beschleunigt.

Daher sollten Fachausschüsse geschaffen werden, an der jedes Mitglied freiwillig teilnehmen kann. Diese Fachausschüsse arbeiten Vorschläge aus, erstellen eine Argumentationsliste die für oder gegen die eingereichten Vorschläge spricht, und geben eine Wahlempfehlung ab.

Um solche Ausschüsse so reibungslos wie möglich zu organisieren, erscheint mir das deutsche System Liquide Demokratie am besten geeignet, zumindest für die Verwaltung des Unterhauses.

Um die Kommunikation zwischen lokalen und europäischen Abgeordneten zu erleichtern, muss der Vorstand für das Erstellen von wöchentlichen Berichten, bezüglich der neuesten Vorschläge und aktuellsten Neuigkeiten der beiden Kammern verantwortlich sein. Diese öffentlichen Berichte sind in erster Linie  für die Abgeordneten bestimmt, müssten aber ebenso Mitgliedern und Journalisten zur Verfügung stehen, um eine Orientierung in die Parteiaktivität haben.

Entscheidungsmodus

Der demographische Faktor

Die Mitglieder des Oberhauses vertreten (allein oder mit anderen) ihr Land. Da, gemessen an ihrer Bevölkerungszahl, nicht  alle Länder gleich sind, wird es notwendig sein, eine Gewichtung zu etablieren, die diesen Kriterien folgt.

Der Standard Umfang wäre:
Jedes Land hat mindestens eine Stimme, und ansonsten so viele Stimmen wie es Bewohner im Verhältnis zu seinem Land hat.

So müsste Deutschland 82/500 = 16,3 oder 16,3 Stimmen haben und Malta eine Stimme.

Eine andere Lösung wäre ein jagiellonian’scher Kompromiss, wie unten dargestellt :

Jagiellonian'scher Kompromiss

Jagiellonian'scher Kompromiss

Hier auf Französisch und hier auf Englisch (pdf) finden Sie die Erklärungen.

Einschätzung und Klassifizierung der Piratenaktivität

Diese Standard-Skala sollte anschaulich durch eine zweite Skala gewichtet werden, welche die Anzahl der Mitglieder der Piratenpartei des jeweiligen Landes im Verhältnis zur Bevölkerung ausgleicht.

Allerdings würde diese zweite Skala keinen Bezug mit der vorherigen Skala haben und daher wären die Maßstäbe völlig willkürlich.

So könnte man entscheiden, dass das «piratigste» Land 27 Stimmen mehr hätte, und das am wenigsten « piratigste » nur eine Stimme mehr. Die Zahl von 27 ist unter Bezugnahme auf die Anzahl der Mitgliedstaaten angegeben, aber de facto  willkürlich. Wie wäre es mit einer Skala von 0 bis 100 ? Und was ist mit seiner Vereinbarkeit mit der vorherigen Skala?

Man könnte auch beschließen, dass das «piratigste» Land 10 Stimmen mehr hätte, und das am wenigsten « piratigste » 10 Stimmen weniger, natürlich mit allen dazwischenliegenden Ländern, die einen dazwischenliegenden Bonus-Malus sammeln. Aber ebenso gilt, warum dann nicht  ±20 ?

Wie man sieht, erfordert die Indexierung der Gewichtung der Stimmen der nationalen Parteien über ihre Aktivitäten einen zweiten Maßstab für die Platzierung, das willkürlich und kein gemeinsamer Maßstab zur vorherigen Skala wäre. Also gäbe es kaum eine Übereinstimmung.

Daher erscheint es sinnvoll, die Gewichtung der lokalen Piratenparteien auf nichts anderes zu indizieren (stützen), als auf die Größe ihrer Bevölkerung.

Dies ist ein Problem, weil zum Beispiel Frankreich dessen Gewichtung, durch seine Piratenaktivität 12,3 Stimmen ist, nicht rechtfertigen würde.

Aber solange dieses Problem durch einen Mangel an Gewichtung der Stimmen je nach Nationalität im Unterhaus ausgeglichen ist, ist es annehmbar.

Dies würde bedeuten, dass die Rolle des Oberhauses die wäre, neben der Zusammenarbeit, die Einhaltung der nationalen Interessen zu gewährleisten, während das Unterhaus ein «rein europäischer» Raum wäre, welcher der individuellen Zusammenarbeit gewidmet sein sollte.

Warum nicht anders handeln ?

Ziele einer europäischen Piratenpartei

Einigkeit macht stark, und die Einheit ist ohne Kompromisse nicht zu erreichen. Zudem gilt, je größer die Einheit ist, desto mächtiger ist sie.

Das hat zwei Konsequenzen:

  • Das europäische Interesse weltweit ist es, seine Einheit zu stärken.
  • Das Interesse der Piraten ist es, sich  auf europäischer Ebene fest zu vereinen.

Um die EU und die Zusammenarbeit zwischen den Parteien zu stärken, muss man jene Institution fördern, die Kompromisse zu bevorzugen, und zwar typischerweise jene, in der die Wahl an sich, die der Mehrheit ist.

Die Europäische Union hat dies bereits verstanden, da ein Großteil der Entscheidungen mit Stimmenmehrheit gefasst wird und nicht einstimmig.

Dadurch haben die Separatisten weiterhin das Recht der Separation, sind aber in der Minderheit.

Ein solche Zielsetzung hat durchaus nichts mit Gefallsucht zu tun.

Auf globaler Ebene sah man während der Entwicklung des Europäischen Stabilitätsmechanismus, wie viel in Bezug auf die Schnelligkeit der Entscheidungsfindung erforderlich sein könnte, um Entscheidungen aufgrund einer Mehrheit zu treffen anstelle der Einstimmigkeit, und das ausschließlich unter Berücksichtigung des rein institutionellen Problems, und nicht des durchaus fragwürdigen Inhalts des Vertrages.

Auf europäischer Ebene, also in den meisten europäischen Ländern, fällt die gesetzgebende Gewalt, Europa oder zugleich Europa und den Mitgliedsländern für eine Vielzahl von Bereichen zu. Wenn sich die Piraten nicht auf ein entschiedenes Handeln auf europäischer Ebene einigen, bleiben sie eine folkloristische Protestbewegung aus einigen abgelegenen Provinzen der Union, sei es nun Schweden, Frankreich, Katalonien oder Polen.

Um zum Beispiel gegen die rechtswidrige Verwendung von personenbezogenen Daten durch Google zu kämpfen, ist es erforderlich auf europäischer Ebene zu handeln, so dass getroffene Maßnahmen, einen solchen Einfluß haben, dass diese in der Lage wären, den amerikanischen Riesen in die Knie zu zwingen.

Ein weiteres Bespiel: Unter einem mehr sozialen Aspekt täte Europa gut daran, Druck auf seine Mitgliedsstaaten auszuüben, um die Sozialpolitik von oben herab zu harmonisieren, um damit ein Sozialdumbing innerhalb der Union selbst zu verhindern.

Zusammenfassend ist festzustellen, dass wenn die Piraten selbst, in ihrer nationalen Politik wirksam sein und ein wahres demokratisches Projekt für Europa verteidigen wollen, ist eine verstärkte Zusammenarbeit bzw. die Mitarbeit der Piraten notwendig.

Dieses kann sich, wie nachstehend erläutert, nicht mit einigen Treffen von Delegierten begnügen, sondern erfordert aus Gründen der Effizienz, der Transparenz, der Innovation, dem Ausgleich der Kräfte, der Ablehnung des Nationalismus, und die Achtung von Minderheiten, um auf demokratische Weise eine echte europäische Partei lebendig zu gestalten.

Kooperation, Zusammenarbeit, Gegenseiter Austausch !

Ich habe eben erwähnt, dass es mir wichtig erscheint, dass die europäischen Piraten sich ausdrücklich vereinen und zusammenstehen. Diese Formel ist bewußt vage gewählt.

Die europäische Piratenpartei kann sowohl der Zusammenarbeit zwischen den nationalen Piraten dienen, als auch der Mitarbeit der europäischen Piraten, welches zwei verwandte, dennoch unterschiedliche Dinge sind.

Ein mögliches Logo für die europäische Piratenpartei

Ein mögliches Logo für die europäische Piratenpartei

Es scheint mir, dass das Interesse der nationalen oder regionalen Piratenparteien nicht daraus besteht, ohne die Zusammenarbeit mit anderen europäischen Parteien, zunächst ihr eigenes Programm zu entwickeln, um dann nur im Einzefall zusammenzuarbeiten, und zu vergleichen was sie mit anderen europäischen Piratenparteien gemeinsam haben, um dann ein europäisches Programm zu erstellen, dass sich mit dem kleinsten gemeinsamen Nenner begnügt. Denn das genau ist es, was momentan passieren kann, allein – das Klügste ist es sicherlich nicht.

Ganz im Gegenteil, die nationalen Piratenparteien sind gut beraten, beim Verfassen ihr eigenes Programms, wann immer möglich, zusammenzuarbeiten, d.h. zusammenzuarbeiten um auf den größten gemeinsamen Nenner zu kommen.

Die Bündelung der Anstrengungen hat mehrere Vorteile:

  • Sie bietet jegliche Möglichkeit, die Qualität aller Programme zu verbessern, denn es ist zu hoffen, dass der transnationale Austausch allen zugute kommt.
  • Es erlaubt den nationalen Piratenparteien auf europäischer Ebene effektiver zu sein, was durchaus in ihrem eigenen Interesse wäre.
  • Es erlaubt die Bündelung der Anstrengungen aller, anstatt 27 Mal die gleiche Energie zu verschwenden.

Neben der Zusammenarbeit der Parteien, und wäre es nur zum Zwecke der Effizienz, muss man mitarbeiten. Und es muss klar sein, das Parteien besser zuammenarbeiten, als die einzelnen Mitglieder zusammenarbeiten. Die europäische Piratenpartei wird der Ort par excellence einer solchen Zusammenarbeit sein.

Dies würde die nationalen oder regionalen Piratenparteien in keinster Weise daran hindern, über ihr ganzes oder Teile ihres Programms zu entscheiden und auch nicht dem europäischen Programm zu folgen. Sie sind Herr im eigenen Haus und eine Trennung ist jederzeit möglich.

Aber wenn die nationalen Piratenparteien ihren eigenen Interessen folgen, ist dies nicht das Erste was sie tun werden.

Innovation

Die individuelle Teilnahme zu verhindern, hieße Innovationen und Dynamik zu beeinträchtigen, die jedoch alle politischen Parteien zu ihrer Existenz benötigen. Es ist für niemand ein Geheimnis, dass führende Pioniere Individuen sind und nicht die etablierten Institutionen sind, da diese vielmehr ein daran Interesse haben, dass, um ihr Monopol zu wahren, sich nichts verändert.

Dieses Prinzip gilt sowohl in der Politik als auch in der Wirtschaft und die glühende Verteidigung der individuellen Freiheiten und ihren Kampf gegen die Topkonzerne der Musikbranche, seitens der Piraten aus allen Ländern, läßt mich glauben, dass diese Piraten bereits mit diesem Prinzip vertraut sind.

Transparenz und Beteiligung

Menschen an der direkter Teilnahme zu hindern, da die europäische Piratenpartei nur ein Zusammenschluss von nationalen oder regionalen Parteien sein sollte, wie es manchmal auf den Mailinglisten der PP-EU verteidigt wird, würde zu fehlender Transparenz und Mangel an Beteiligung führen. Ich habe diesen Punkt bereits an anderer Stelle ausgeführt.

Allerdings kann von der europäischen Piratenpartei erwartet werden, dass sie  europäische Projekte entwickelt und verteidigt, was alles andere als unwichtig ist.  Ein Mangel an Demokratie wäre demnach nicht als einzutufen.

Gleichgewicht der Kräfte

In einem früheren Artikel, hier ins Französische übersetzt und auch auf English verfügbar, definiert Mattias Bjärnemalm vier Gruppen, die an der Schaffung einer PP-EU interessiert sind. Diese sind die nationalen/regionalen Parteien, die einzelnen Piraten, die Euro-Abgeordneten und die nationalen/regionalen Abgeordneten.

Jede Gruppe hat ihre Interessen, und diese müssen auch erhalten bleiben. Genau das erwägt man beim dem Versuch, die Zusammenarbeit vieler auf europäischer Ebene zu begünstigen.

Über europäische Mehrheiten nationaler Minderheiten

Es ist möglich, und es wäre auch normal sein, dass die Vertreter der nationalen Parteien in ihrem Stolz feststecken: Vertreten denn nicht sie in den meisten Fällen als rechtmäßig, gewählte Delegierte ihre eigene Partei?

Doch das ist hier nicht die Frage. Es ist selbstverständlich, dass die, von ihren Parteien gewählten Delegierten, legitim sind.

Das bedeutet aber auch, dass sie nicht alle Entwicklungen ihrer Partei repräsentieren. Es ist nämlich durchaus möglich, dass nationale Minderheiten in Frankreich und Polen, mit nationalen Mehrheiten in Italien, Deutschland, England und Spanien übereinstimmen.

Soll man auch deshalb die nationalen Minderheiten vernachlässsigen und diese dazu zwingen geschlossen aus der Partei auszutreten?

Das wäre dieser Piratenminderheit gegenüber selbstverständlich unfair. Nur diejenigen, nämlich die Mehrheit, die nicht mit dem restlichen Europa übereinstimmen, sollten dies tun und die nationale Minderheit, die Teil einer europäischen Mehrheit ist, sollte in der Lage sein mit den anderen zusammenarbeiten.

Allerdings ermöglicht nur eine europäische Piratenpartei, die gegenüber Individuen offen ist, dass solche Teile der nationalen Minderheiten zusammen mit anderen eine Stimme haben.

Umgekehrt wäre es ebenso ungerecht, dass eine Tagung der europäischen Piraten Wahlentscheidungen trifft, die dann von einer Mehrheit der nationalen Minderheiten abgelehnt würde. Deshalb ist es auch wichtig, dass das Oberhaus über ein Vetorecht gegenüber dem Unterhaus verfügt.

Nationalismus

Eine einfache Tagung der Vertreter würde zu nichts führen, da

  • kein Abstimmungsverfahren dem einen oder dem anderen legitim erschiene
  • diese die Verteidung der Interessen seiner einzelnen und eigenen Nation begünstigen würde, insbesondere die des Nationalismus

Wir haben gesehen, dass die Frage zur Verteilung der Stimmen heikel ist, da im gegenwärtigen Zustand der europäischen Piraten, die Gewichtung der nationalen Abstimmungen über die Bevölkerungsgröße nicht völlig gerechtfertigt ist, da eine Abschätzung dieser Größenordung zu willkürlichen Bewertungen führt.

Eine andere Lösung wäre « ein Land, eine Stimme ». Mit anderen Worten, jeder hat ein Veto gegen alles und jeden.

In diesem Fall würde eine Lähmung der europäischen Piratenparteien stattfinden, die zum Zusammenbruch der europäischen Piratenpartei führen würde, und daraus resultierend, deren einzelne Gruppen. Das europäische Programm würde dann von allen Parteien auf den kleinsten gemeinsamen Nenner gebracht, dass natürlich dann zu einem Nichts innerhalb einer vielfältigen, europäischen Union tendieren würde.

Nicht, dass die europäischen Piraten nichts gemeinsam hätten. Im Gegenteil, sie alle verteidigen die Transparenz des politischen Lebens, der Freiheit des Internets, den Kampf gegen Monoplole. Aber sobald es jedoch in die Details geht, oder die Gründerthemen der Piratenpartei hervorholt werden, ist das Beharren auf bereits entwickelte, nationale Positionen eben eine schlechte Wahl, wenn es nämlich die Möglichkeit gibt, auf europäischer Ebene eine Mehrheit zu finden.

Das ist natürlich eine rationale Entscheidung, und als solche zu respektieren, aber meiner Meinung nach anti-europäisch.

Daher ist es auch nicht weiter verwunderlich, das auf den Mailinglisten der PP-EU, es meist die Engländer sind, die den einstimmigen Beschluß zu verteidigen suchen, da die Engländer nicht wirklich Teil von Europa oder von Amerika sind, und deshalb eifersüchtig über ihre (derzeit) illusorische Unabhängigkeit wachen. Um präziser zu sein, behaupte ich hiermit, dass England sicherlich viel integrierter in der EU wäre, wenn es nicht die USA und das Commonwealth gäbe.

Wie sähe dies in der Praxis aus?

Die drei Organe könnten die Tools nutzen, die sie wollen, um ihre täglichen Aufgaben zu bewältigen, und dabei immer auf Transparenz, Dezentralisatonund Mehrsparchigkeit achten.

Foren/Mailinglisten/Diskussionstools sollten daher sowohl öffentlich als auch offen sein, für die Anmeldung für jedes Mitglied, wenn nicht gar jedes Bürgers.

Die Diskussionen sollten meist in schriftlicher Form festgehalten werden, denn bei Mehrsprachigkeit ist dies einfacher zu verstehen. Selbstverständlich ist auch festzuhalten, dass Übersetzer, um eine möglichst breite Beteiligung sicherzustellen, sich als entscheidender Faktor erweisen. Übersetzungsteams müssten für beide Kammern und der Exekutive eingerichtet werden, und die Mitglieder sollten dazu ermutigt werden, so viel wie möglich ihrer eigenen Texte zu übersetzen.

Inzwischen habe ich auch festgestellt, das translinguistische Diskussionen durchaus verständlich sind, so wie z.B. Presseurop.eu.

Bezüglich der Abstimmung, ist es wahrscheinlich, dass wir uns in Richtung Multi-Konferenzen bewegen, wo jeder Teilnehmer eine lokale Versammlung darstellt, der seine Ergebnisse an die anderen übermittelt. Auf diese Weise ist die Wahl öffentlich (in jedem Zimmer und via Konferenz) und deshalb sicher, und daher werden die Stimmen nicht unbedingt von Google gelagert, dass so jedem erlaubt zu verhindern, dass alle seine Abstimmungen gespeichert werden.

Da letztendlich die hier vorliegende Vorstellung der europäischen Partei vor allem dabei helfen soll, die Bemühungen auf europäischer Ebene auszutauschen und voranzubringen, besteht keine Notwendigkeit alle nationalen Parteien neu zu gründen oder auf die Beteiligung der rein europäischen Piraten zu warten.

Es gibt keine rein europäischen Piraten. Es gibt nur nationale Piraten, die für ein Projekt, dass so weit als möglich gleichzeitig europäisch und national ist.

Über das Logo : schauen Sie sich die Vorschläge des Autors an.

Un possible logo pour le parti pirate européen

What would be a european pirate party ?

To help translating in other languages of the EU, please go this direction, thanks :) Déjà en français ici and auf Deutsch.

I propose to distribute the roles as follows : a lower chamber, made out of individuals, an upper chamber, made out of delegates of the local parties, and an executive, elected by the lower chamber and approved by the upper one. Below are the details, some justifications, and a sketch of the realisation.

  1. Division of labor
    1. Repartition of tasks between chambers
    2. Repartition of tasks inside chambers
  2. Modus decidendi
    1. The demographic factor
    2. How to measure and rank pirate activity
  3. Why not go for something completely different ?
    1. Goal of a european pirate party
    2. Cooperate, collaborate, mutualize !
    3. Innovation
    4. Balance of powers
    5. Transparency and participation
    6. About national minorities
    7. Nationalisms
  4. How would it look like concretely ?

Division of labor

Repartition of tasks between chambers

The tasks of the lower chamber would be to discuss and vote the programm, and to elect the executive.

The executive would be tasked with the moderation of the discussions in the lower chamber, with the representation of the pirate party, and should keep abreast the MEPs and the press about the debates and positions on the current topics.

The upper chamber would do the shuttle between the lower chamber and the local parties.

This upper chamber would have a veto right in order to regulate the disagreement cases between the european pirates and a majority of national parties (or a big enough minority, like a third). This veto right would come along with the obligation of the formulation of one or more alternatives proposals. To propose new motions on their own, members of the upper chamber would participate to the lower one just like everybody.

Said another way, the main role of the lower chamber would be decision, the one of the upper chamber synchronisation between lands, regions, and the lower chamber, and the one of the executive would be representation.

Repartition of tasks inside chambers

Inside both chambers, it should be possible to create specialized workgroups which would speed up the realisation of tasks.

Thus, it should be possible to create adhoc commissions, to which each member could participate on a voluntary basis. Those commissions should study propositions, turn them into motions, establish arguments for or against those propositions, and should give some vote recommendation.

To organize those commissions as fluently as possible, the german system of liquid democracy seems to me the most relevant one, at least to manage the lower chamber.

In order to facilitate the communication between local or european members of parlament, the executive will be tasked with weekly reports on the latest popular propositions and on the other news of both chambers. Those public reports will first be destinated to members of parlament, but should also be used by individual members and the press to gain some overview of what is happening in the party.

Modus decidendi

The demographic factor

Members of the upper chamber would represent (alone or in groups) their own country. Since not every country are equal in terms of population size, a ponderation scale should be constructed on this criterion. The standard scale woud be : each country has at least one vote, and above that each country has as many votes as he has inhabitants. Thus, Germany would have 82/500=16,3 voice, and Malta would have 1.

Another attractive system would be some kind of Jagiellonian compromise, as can be seen below :

Compromis jagiellonien

Compromis jagiellonien

For more information, a complete scientific study is avalaible there (pdf).

How to measure and rank pirate activity

Intuitively, this standard scale should be weighted by a second scale, which would be indexed on the number of members of the pirate party proportionnally to the size of the population of a country.

The problem is, such measurements are completely artificial.

Thus, one could decide that the «piratest» country should have an advantage of 27 points, and the least pirate, only one point more. 27 refers to the number of member states, but de facto, this is arbitrary. Why not a scale from 0 to 100 ? And what about the compatibility of this scale with the former one ?

One could also decide that the most pirate contries have a bonus of 10 points, the lesser ones having -10, with of course all intermediaries. But then, why not ±20 ?

As one can see, index the weighting of the national parties on their activities would require a second scale, and the joining of both scales would be totally abitrary and without common measures with the former one. Not very consensual.

Then, it seems to me reasonable not to index the weights of the local pirate parties on anything else that the size of their population.

But this is a problem, because France for example, could’nt justify via its pirate activity to weight 12,3 points. But this problem can be compensated by a lack of weighting of individual voices in the lower chamber. Then the most influent countries in this chamber would be automagically the most active, without nationality being for so much the most important criterion in this chamber.

That would signify that the role of the upper chamber would be, besides cooperation, to ensure the respect of the national interests, while it would not be the goal of the lower chamber, permitting thus an easy transnational collaboration.

Why not go for something completely different ?

Goal of a european pirate party

Unity is strenth, and unions happen only through compromises. Plus : the wider an union is, the stronger it is.

This has two consequences :

  • The interest of européens, at the global scale, is to strengthen their union.
  • The interest of pirates, at the european scale, is to unite as strongly as possible.

To strengthen the European Union, and the cooperation between parties, one should prefer institutions which favour compromises, typically those where the choice of the whole is the one of the majority. The European Union already understood that, since a significant part of the decisions are taken by the majority and not unanimously.

That way, separatists can always separate, but are hold in minority.

Such a goal is no coquetry.

At the global level, during the creation of the European Stability Mecanism, one could observe how important it is to speed up decisions that decisions be taken by the majority and not unanimously. I here only consider the institutionnal problem and not the questionable content of the treaty (even if some unanimity is required in order to launch it).

At the european level, in the majority of the european countries, the legislative competence gœs directly to Europe or is shared between Europe and its member-states, for a very large amount of domains. If pirates don’t decide themselves to efficiently act at the european level, they’ll stay some folkloric protest movements from some lost regions of the Union, be it Sweden, France, Catalogna or Poland.

For example, to fight against the illegal data processings of Google or Facebook, it is much more efficient to act at the european level if one wants to be able to have an impact on the policies of the american giant.

Another example, with a more social perspective : Europe would have every interest to put the pressure on its members in order to harmonize its social policy from the top, to avoid social dumping inside the union. This kind of measure can only be defended efficiently at the european level.

To summarize, if the pirates want to be efficient in their own national policies, and want to truly defend a democratic project at the european level, a strengthened cooperation or even the collaboration of pirates is to be compulsory.

Un possible logo pour le parti pirate européen

Un possible logo pour le parti pirate européen

This, as explained below, is not to be sustained by some episodic delegate meetings, but necessitate for reasons of efficiency, transparency, innovation, power balance, reject of nationalisms, and respect of the national minorities, that a truly democratic european party exists.

Cooperate, collaborate, mutualize !

I just said that it seems important to me that the european pirates strongly unite. The formula is vague, by design.

The european pirate party could either serve the purpose of cooperation of national pirate parties, or serve to the collaboration of european pirates, which are two related but different things.

It seems to me that the interest of the national or regional pirate parties is not that they create their programms on their own, without cooperating with the other european parties, to cooperate only afterwards, by comparing with the other european pirates what they have in common. This would establish as programms the lowest common denominator, and it is not in the interest of the whole, even if it is what could happen.

To the contrary, national pirate parties have every interest to work together as much as possible, as early as in the beginning of the redaction of their programm, id est, to collaborate to reach the most common denominator.

The mutualization of efforts has several advantages :

  • It has every chance to better the quality of all the programms, since one could hope that transnational exchanges be beneficial for everybody.
  • It allows for more efficiency at the european level for the national pirate parties, which is in their own interest.
  • It allows for the sharing of the efforts of everybody, instead of spending 27 times the same energy on the same things.

Besides the cooperation of parties, be it only for the sake of efficiency, one should then collaborate. And it has to seem obvious that parties collaborate as the better as their individuals members work together. In fact, what are parties except their members ? The european pirate party would be the place by excellence of this collaboration.

This dœs not prevent national or regional parties from deciding not to follow the european pirate party for a part of their programm, or even to get out the alliance. They are paramount at home.

But if the parties follow their interest, leaving an alliance is not what they’ll do first.

Innovation

Preventing individual participation would hamper innovations and the dynamism that any political party need to exist. This is a secret for no one that the first innovators are the individuals and not the established institutions, because they rather have interest that nothing change in order to preserve their monopoly.

This principle is as valid in politics as in economics, and the fervent defense of the pirates of all countries of the individual liberties as well as their fight against the majors in the music industry makes me believe that they already know this principle.

Transparency and participation

Preventing individuals from participationg or defending that the european pirate party should only be a coalition of national or regional parties (therefore excluding individuals), as is sometimes asserted on the PP-UE mailing-list, would have as consequence a lack of transparency and a deficit of participation. I already explained my view on this subject in another previous post.

Yet, the european pirate party should nevertheless be there to develop and defend european projects, and that is not trivial. A lack of democracy would then not be harmless.

Power balance

In a previous article, Mattias Bjärnemalm defines four groups which will be interested by the creation of a PP-EU. These groups are national and regional parties, individuals pirates, MEPs, and regional/national MPs.

Each group has its own interest, and those have to be preserved. This is what I am trying to do by trying to favour the collaboration of the greater number at the european scale.

Concerning national minorities being european majorities

It can be, and would even be normal, that representatives or delegates of the national parties be stung : Don’t they represent legitimatelly their own party, as delegates which are most of the time elected ?

This is not the question. Of course the elected delegates are legitimate.

This said, they don’t represent for so much every trend in their party. It is completely possible that in Poland and in France, some national minorities would agree with national majorities in Italy, Germany, England and Spain.

What to do then ? Neglect the national minorities and force those minorities to secede en bloc with their party ?

Obviously, this would be unjust for those minority pirates. Only those belonging to the majority, which firmly disagree with the rest of the european pirates, should secede, and the national minorities should have the possibility to work with the others.

Yet, only a party open to individuals could allow for the having a say of those national minorities.

Inversely, it would be also unjust that an assembly of european pirates vote decisions that be refused by a majority or a strong minority of national majorities. That’s why this is also important that the upper chamber have a veto right against the lower chamber.

Nationalisms

A simple meeting of national delegates won’t bring much because

  • no voting procedure will be found legitimate by everyone
  • it favours the self-interested defenses of his/her own and single nation, namely nationalisms.

We just saw above that the question of the repartition of weights is delicate, because if in the current state of the european pirate parties, indexing the weights of the national votes on the sizes of populations is not completely justified, weighting those weights lead to arbitrary evaluations.

Another solution would be «one country, one voice». Said another way, each one has a veto right on everything and anything.

In this case, paralysis would watch for the european pirate party, and that would lead to the bursting of the european pirate party into circumstancials subgroups. The european programm would be brought back to the lowest common denominateur, which gœs tendencially to the nothingness in a diversified european union.

This is not because pirates have nothing in common. Of course, they defend transparency of the political life, liberty on the Internet, fight against monopolisms, and so on. But as soon as one comes into details, or gœs outside the foundational scope of the Pirate Parties, the devil of discord will be awoken, and then, to camp on nationally already elaborated decisions is a bad choice, when the possibility of finding majorities at the european level exists.

Wanting to decide of everything at home is of course kind of a rational choice, and therefore to be understood and respected. But in my opinion this is also anti-european.

Thus, it is not surprising that on the mailing-list of the PP-EU, these are mostly englishmen who defend the unanimous vote, once seen that England is not really part of Europe neither of America, and because of that jealously preserve its (relatively illusory nowadays) independence. To be more precise, what I mean here is that England would surely be more integrated in the EU if there were no Commonwealth or USA, since England is kind of a bridge between those sets.

How would it look like concretely ?

The three organs could use the tools they want to accomplish their day-to-day tasks, while keeping in mind the constraints of transparency, decentralization and multilingualism.

Fora, mailing-lists and so on should be either public, either open to any member the pirate party.

Discussions should be mostly lead in writing, because multilingualism is simpler that way. It should be noted that translators would be of the higher importance, in order to permit to as many people as possible to participate. Translators teams should be introduced for both chambers and the executive, and members should translate as much as possible their own writings.

Meanwhile, I already could remark that translinguistic discussions are sometimes perfectly understandable, on Presseurop.eu for example.

Concerning the vote, the most probable is that we move toward multi-conferences where each attendee is a local assembly which transmits its results to the others. That way, voting is public (in each room and via the conference) and therefore safe, but not every vote is necessarely stocked by Google, thus avoiding the filing of each vote.

Finally, since the european pirate party which is presentend here before all serves the purpose of mutualization of the efforts at the european level, there is no need to found again every national party or to wait for the participation of purely european pirates.

There are no purely european pirates. There only are national pirates which collaborate at the european scale, in order to build a project that be as much as possible as european as national.

About the logo : see the propositions of the author.

Un possible logo pour le parti pirate européen

Que serait un parti pirate européen ?

Pour aider à traduire dans d’autres langues de l’UE, c’est par là, merci :) Déjà in english there et auf Deutsch.

Je propose de répartir ainsi les rôles : une chambre basse, composée d’individus, une chambre haute composée de représentants des partis locaux, et un exécutif, élu par la chambre basse et approuvé par la chambre haute. Ci-dessous le détail, les justifications, et l’esquisse de la réalisation.

  1. Division du travail
    1. Répartir les tâches entre les chambres
    2. Et répartir les tâches dans les chambres
  2. Mode de décision
    1. Le facteur démographique
    2. Mesurer et classer l’activité pirate
  3. Pourquoi ne pas faire autrement ?
    1. But d’un parti pirate européen
    2. Coopérer, collaborer, mutualiser !
    3. Innovation
    4. Équilibre des pouvoirs
    5. Transparence et participation
    6. À propos des minorités nationales
    7. Nationalismes
  4. Comment cela se présenterait concrètement ?

Division du travail

Répartir les tâches entre les chambres

La chambre basse aurait pour tâche de discuter et voter le programme et d’élire l’exécutif.

L’exécutif serait chargé de modérer les discussions de la chambre basse, de représenter le parti pirate, et de tenir au courant les eurodéputés et la presse des positions du parti pirate sur les différents dossiers.

La chambre haute serait chargée de faire la navette entre la chambre basse du Parti Pirate Européen et les partis locaux.

Cette chambre haute aurait un droit de veto pour régler les cas de désaccord entre les pirates européens et une majorité de partis nationaux (ou avec une grosse minorité de blocage, soit un tiers). Ce droit de veto s’accompagnerait de l’obligation de la formulation d’une ou plusieurs propositions alternatives. Pour présenter leurs propositions à titre individuel, les membres de la chambre haute participeraient à la chambre basse comme tous les autres membres.

Autrement dit, le rôle principal de la chambre basse serait la décision, celui de la chambre haute la synchronisation entre pays et régions, et celui de l’exécutif la représentation.

Et répartir les tâches dans les chambres

À l’intérieur des deux chambres, il doit être possible de créer des groupes de travail spécifiques afin d’accélérer la réalisation des tâches.

Ainsi, des commissions spécialisées devront pouvoir être créées, auxquelles chaque membre pourra volontairement participer. Ces commissions devront travailler à l’étude des propositions, à l’établissement des arguments pour ou contre les propositions qui leur sont soumises, et devront donner une recommandation de vote.

Pour organiser ces commissions de la manière la plus fluide possible, le système allemand de démocratie liquide me semble le plus pertinent, au moins pour gérer la chambre basse.

Afin de faciliter la communication entre les députés locaux ou européens, l’exécutif sera chargé de rédiger des rapports hebdomadaires sur les dernières propositions populaires et autres actualités des deux chambres. Ces rapports, publics, seront principalement destinés aux députés, mais devraient aussi servir aux membres et aux journalistes pour se repérer dans l’activité du parti.

Mode de décision

Le facteur démographique

Les membres de la chambre haute représenteraient (seuls ou à plusieurs) leur pays. Comme tous les pays ne sont pas égaux en terme de population, il faudra mettre en place une pondération qui suit ces critères. L’échelle standard serait : chaque pays a au moins une voix, et a sinon autant de voix qu’il y a proportionnellement d’habitants dans son pays. Ainsi, l’Allemagne aurait 82/500=16,3 voix soit 16,3 voix, et Malte aurait 1 voix.

Une autre solution serait un compromis jagiellonien, selon l’échelle suivante :

Compromis jagiellonien

Compromis jagiellonien

Pour plus d’informations, se rapporter à ce billet de blog en français ou cette étude (pdf en anglais).

Mesurer et classer l’activité pirate

Intuitivement, cette échelle standard devrait être pondérée par une seconde échelle indexée sur le nombre d’adhérents du parti pirate du pays proportionnellement à la population du pays.

Cependant, les mesures sont complètement artificielles.

Ainsi, on pourrait décider que le pays le plus «pirate» aurait 27 voix d’avance, et le moins pirate, seulement une voix de plus. Le chiffre de 27 est donné en référence au nombre de pays membres, mais de facto, il est arbitraire. Pourquoi pas une échelle de 0 à 100 ? Et quid de sa compatibilité avec la précédente ?

On peut aussi décider que les pays les plus pirates ont 10 voix d’avance, et les moins pirates, 10 voix de retard, avec bien sûr tous les pays intermédiaires recueillant des bonus-malus intermédiaires. Mais de même, pourquoi pas ±20 ?

Comme on le voit, indexer les pondérations des voix des partis sur leur activité nécessiterait une seconde échelle pour les classer, qui serait arbitraire et sans commune mesure avec la précédente. Très peu consensuelle donc.

Dès lors, il me semble raisonnable de ne pas indexer les poids des partis pirates locaux sur autre chose que la taille de leur population.

C’est cependant un problème, parce que la France par exemple, ne justifierait pas par son activité pirate actuelle de peser 12,3 voix. Mais pour autant que ce problème est compensé par une absence de pondération sur les voix en fonction de la nationalité dans la chambre basse, il est acceptable.

Cela signifierait que le rôle de la chambre haute serait, outre la coopération, de veiller au respect des intérêts nationaux, tandis que la chambre basse serait une chambre « purement » européenne, dédié à la collaboration individuelle.

Pourquoi ne pas faire autrement ?

But d’un parti pirate européen

L’union fait la force, et les unions n’adviennent qu’en faisant des compromis. De plus, plus une union est large, plus elle est puissante.

Ça a deux conséquences :

  • L’intérêt des européens au niveau mondial est de renforcer leur union.
  • L’intérêt des pirates au niveau européen est de fortement s’unir.

Pour renforcer l’Union Européenne, et la coopération entre partis, il faut privilégier des institutions qui favorisent les compromis, typiquement celles où le choix du tout est celui de la majorité. L’Union Européenne l’a déjà compris, puisqu’une bonne partie des décisions se prend à la majorité et non à l’unanimité.

De la sorte, les séparatistes ont toujours le droit de se séparer, mais sont mis en minorité.

Un tel but n’est pas une coquetterie.

Au niveau mondial, lors de la création du mécanisme européen de stabilité, on a vu combien pouvait être nécessaire en terme de rapidité de décision que les décisions soient prises sur un mode majoritaire plutôt qu’à l’unanimité, et ce en considérant purement le problème institutionnel et non le contenu, discutable, du traité.

Au niveau européen, dans la majorité des pays européens, la compétence législative revient à l’Europe ou à la fois à l’Europe et aux pays-membres pour un éventail très large de domaines. Si les pirates ne se décident pas à agir efficacement au niveau européen, ils resteront des mouvements protestataires folkloriques issus de quelques provinces reculées de l’Union, que celles-ci soient la Suède, la France, la Catalogne ou la Pologne.

Par exemple, ne fut-ce que pour lutter contre les traitements illégaux de données personnelles par Google, il est nécessaire d’agir au niveau européen pour que les mesures prises aient un impact tel qu’elles soient en mesure de faire plier le géant américain.

Autre exemple, sur une optique plus sociale, l’Europe aurait tout intérêt à faire pression sur ses pays membres pour harmoniser les politiques sociales par le haut, afin d’éviter le dumping social à l’intérieur même de l’Union.

En résumé, si les pirates veulent eux-mêmes être efficaces dans leurs propres politiques nationales, et veulent défendre un vrai projet démocratique pour l’Europe, la coopération renforcée voire la collaboration des pirates est nécessaire.

Cela, comme expliqué par la suite, ne peut se contenter de quelques réunions de délégués, mais nécessite pour des raisons d’efficacité, de transparenced’innovation, d’équilibre des pouvoirs, de rejet des nationalismes, et de respect des minorités nationales, de faire vivre démocratiquement un vrai parti européen.

Coopérer, collaborer, mutualiser !

Un possible logo pour le parti pirate européen

Un possible logo pour le parti pirate européen.

Je viens de dire qu’il me semble important que les pirates européens s’unissent fortement. La formule est vague, à dessein.

Le parti pirate européen peut soit servir à la coopération des partis pirates nationaux, soit servir à la collaboration des pirates européens, ce qui sont deux choses liées mais différentes.

Il me semble que l’intérêt des partis pirates nationaux ou régionaux n’est pas de d’abord créer leur programme seul, sans coopérer avec les autres partis européens, pour ne coopérer qu’après coup, en comparant avec les autres partis pirates européens ce qu’ils ont en commun, pour établir comme programme européen le plus petit dénominateur commun. C’est ce qui risque actuellement de se passer, mais ce n’est pas le plus avisé.

Bien au contraire, les partis pirates nationaux ont tout intérêt à travailler ensemble autant que possible, dès la rédaction de leur propre programme, id est, à collaborer pour atteindre le plus grand dénominateur commun.

La mutualisation des efforts a plusieurs avantages :

  • Elle a toutes les chances d’améliorer la qualité de tous les programmes, puisqu’il faut espérer que les échanges transnationaux seront bénéfiques pour tout le monde.
  • Elle permet aux partis pirates nationaux d’être plus efficaces au niveau européen, ce qui est dans leur propre intérêt.
  • Elle permet de mettre en commun les efforts de tous, au lieu de dépenser 27 fois la même énergie.

Outre la coopération des partis, ne fut-ce que par efficacité, il faudra donc collaborer. Et il doit paraître évident que des partis travaillent d’autant mieux ensemble que leurs membres individuels travaillent ensemble. Le parti pirate européen sera le lieu par excellence de cette collaboration.

Cela n’empêche nullement les partis pirates nationaux ou régionaux de décider sur tout ou partie de leur programme de ne pas suivre le programme européen. Ils sont souverains chez eux, et la séparation est toujours possible.

Mais si les partis pirates nationaux suivent leur propre intérêt, ce n’est pas ce qu’ils feront en premier.

Innovation

Empêcher la participation individuelle serait entraver les innovations et le dynamisme dont a besoin tout parti politique pour exister. Il n’est un secret pour personne que les principaux innovateurs sont les individus et non pas les institutions établies, parce que celles-ci ont plutôt intérêt à ce que rien ne change pour préserver leur monopole.

Ce principe est autant valable en politique qu’en économie, et la fervente défense des pirates de tous les pays des libertés individuelles ainsi que leur lutte contre les majors dans l’industrie de la musique me fait croire que ces pirates connaissent déjà ce principe.

Transparence et participation

Empêcher les individus de participer ou défendre que le parti pirate européen ne devrait être qu’une coalition de partis nationaux et régionaux, comme il est parfois défendu sur la liste de discussion du PP-UE, entraînerait un manque de transparence et un déficit de participation. J’ai déjà détaillé ce point dans un autre billet.

Or, le parti pirate européen est quand même censé être là pour mettre sur pied et défendre des projets européens, ce qui n’est pas anodin. Un déficit démocratique n’y serait donc pas inoffensif.

Équilibre des pouvoirs

Dans un article précédent traduit ici-même, Mattias Bjärnemalm définit quatre groupes intéressés par la création d’un PP-UE. Ceux-ci sont les partis nationaux/régionaux, les individus pirates, les eurodéputés et les députés nationaux ou régionaux.

Chaque groupe a ses intérêts, et ceux-ci doivent être préservés. C’est ce que j’essaye de faire en essayant de privilégier la collaboration du plus grand nombre à l’échelle européenne.

À propos des majorités européennes nationalement minoritaires

Il est possible, et ce serait même normal, que les représentants des partis nationaux soient piqués dans leur fierté : Ne représenteraient-ils pas légitimement leur propre parti, en tant que délégués le plus souvent élus ?

Là n’est pas la question. Il est bien sûr que les délégués élus par leurs partis sont légitimes.

Ceci dit, ils ne représentent pas non plus toutes les tendances de leur parti. Il est tout à fait possible qu’en France et en Pologne, des minorités nationales soient d’accord avec les majorités nationales en Italie, Allemagne, Angleterre, Espagne.

Que faire alors ? Négliger les minorités nationales et obliger ces minorités à faire sécession en bloc avec leur parti ?

À l’évidence, ce serait injuste pour ces pirates minoritaires. Seuls ceux, majoritaires, qui sont en désaccord avec le reste des européens devraient le faire, et la minorité nationale qui fait partie de la majorité européenne devrait pouvoir travailler avec les autres.

Or, seul un parti pirate européen ouverts aux individus permet que de telles branches nationalement minoritaires avec les autres aient voix au chapitre.

À l’inverse, il serait aussi injuste qu’une assemblée de pirates européens vote des décisions refusées par une majorité de majorités nationales. C’est pourquoi il est aussi important que la chambre haute soit dotée d’un droit de veto contre la chambre basse.

Nationalismes

Une simple réunion de représentants ne mènerait nulle part, car

  • aucune procédure de vote ne paraîtra légitime aux uns ou aux autres
  • cela favorise les défenses intéressées de sa seule et unique nation, à savoir les nationalismes.

Nous venons de voir que la question de la répartition des voix est délicate, car si dans l’état actuel des partis pirates européens, indexer les poids des votes nationaux sur les tailles des populations n’est pas tout à fait justifié, pondérer cette échelle mène à des évaluations arbitraires.

Une autre solution serait «un pays, une voix». Autrement dit, chacun a un droit de veto sur tout et n’importe quoi.

Dans ce cas, la paralysie guettera le parti pirate européen, ce qui amènera à l’éclatement du parti pirate européen en sous-groupes de circonstances. Le programme européen se ramènera alors au plus petit dénominateur commun entre tous les partis, ce qui tend naturellement vers le néant dans une union européenne diversifiée.

Non pas que les pirates européens n’aient rien en commun. Bien sûr, ils défendent tous la transparence de la vie politique, la liberté du Netz, la lutte contre les monopoles. Mais dès qu’il faudra entrer dans les détails, ou sortir des thèmes fondateurs du Parti Pirate, camper sur des positions nationales déjà élaborées est un mauvais choix, quand la possibilité existe de trouver des majorités au niveau européen.

C’est bien sûr un choix rationnel, et à ce titre respectable, mais à mon sens anti-européen.

Ainsi, il n’est pas étonnant que sur la liste de discussion du PP-UE, ce soit surtout des anglais qui défendent le vote à l’unanimité, vu que les anglais ne font pas vraiment partie de l’Europe ni des États-Unis, et de ce fait préservent jalousement leur (à l’heure actuelle) relativement illusoire indépendance.

Comment cela se présenterait concrètement ?

Les trois organes pourraient utiliser les outils qu’ils veulent pour réaliser leurs tâches au quotidien, tout en gardant à l’esprit les contraintes de transparence, de décentralisation et de multilinguisme.

Les forums/mailing-lists/outils de discussion devraient donc soit être publics, soit être ouverts à l’inscription à n’importe quel membre sinon citoyen.

Les discussions devraient majoritairement se tenir par écrit, parce que le multilinguisme est plus simple de cette manière. Il est d’ailleurs à noter que les traducteurs se révéleront essentiels pour permettre au plus grand nombre de participer. Des équipes devront être mises en place pour les deux chambres et l’exécutif, et les membres devront être incités à traduire autant que possible leurs propres propos.

Par ailleurs, j’ai déjà pu remarquer que les discussions translinguistiques sont parfois tout à fait compréhensibles, sur Presseurop.eu par exemple.

Concernant le vote, le plus probable est que nous nous acheminions vers des multi-conférences où chaque participant est une assemblée locale qui transmet ses résultats aux autres. De la sorte, le vote est public (dans chaque salle et via la conférence) et donc sûr, mais tous les votes ne sont pas nécessairement stockés par Google, ce qui permet d’éviter à chacun que tous ses votes soient fichés.

Enfin, comme le parti pirate européen défendu ici sert avant tout à mutualiser les efforts au niveau européen, il n’est pas besoin de refonder tous les partis nationaux ou d’attendre la participation de pirates purement européens.

Il n’y pas de pirates purement européens. Il n’y a que des pirates nationaux qui collaborent à l’échelle européenne, pour un projet autant que possible à la fois européen et national.

À propos du logo : voir les propositions de l’auteur.

Parti pirate européen

Warum eine europäische Piratenpartei die Mitgliedschaft von den Individuen fördern sollte

In English und en français. Deutsch ist meine dritte Sprache. Korrekturen dort. Danke !

Die Piratenparteien wollen Transparenz in der Politik verteidigen. Das ist nur möglich, wenn jede(r) selber nachprüfen kann, was in der Partei passiert. Es erfordert deshalb, dass jede(r) mitmachen kann. In dieser Schrift werde ich probieren zu erklären, warum und wie es machbar ist. Die Vorschläge gelten für eine europäische Piratenplattform wie für eine folgende Partei.

Jede(r) BürgerIn von der Union oder Europas sollte in europäischen Piratenpartei mitmachen können. Mitmachen bedeutet Sätze vorschlagen, diskutieren und wählen.

  1. Warum ?
  2. Einige offensichtliche Gegenargumente
  3. Wie man die überwindet
  4. Und was mit den Offiziellen und mit der Vielfalt in der EU ?
    1. « Verschiedenen Ländern, verschiedene Gewichte »
    2. « Die Offiziellen haben die Oberhand »
  5. Zwei Häuser
  6. Wahlverfahren

Warum ?

Die Teilnahme von jedem/jeder am öffentlichen Leben ist ein Ziel an sich. Aber dieser Grundsatz ist in der Union von besonderer Bedeutung, besonders weil die Europäische Kommission und der Ministerrat oft hinter geschlossenen Türen debattieren. Es soll deshalb die Rolle von den Piraten sein, zu zeigen, dass ein anderes Modell konkret möglich ist. Wenn wir es nicht selbst schaffen, zu zeigen, dass die Basisdemokratie auf europäischer Ebene verwirklichbar ist, wer sonst ?

Einige offensichtliche Gegenargumente

Solch ein Projekt ist ungewiss weil :

  1. zu viele verschiedenen Sprachen in der EU benutzt werden
  2. Versammlungen in der ‘realen Welt’  stattfinden müssen, damit koordiniert und abgestimmt werden kann/li>
  3. ein sicheres und geheimes Wählen im Internet unmöglich ist

Wie man die überwindet

Well balanced and rock-solid

Bien équilibré et solide comme un roc


Zuerst bin ich mit denen völlig einverstanden, die sagen, dass die Demokratie ein echtes Chaos ist. Beziehen wir uns auf Platon, um es festzustellen. Dieses Chaos droht besonders, wenn es sich um geöffnete Demokratie auf der europäischen Ebene handelt.

Aber was sollte das wichtigste Ziel für die Piraten sein ? Jedem und jeder zu ermöglichen, am öffentlichen Leben teilnehmen zu können, oder effizient zu sein, auch wenn es ein Bruch vom Volk als Folge hat ? Deshalb sollten wir meiner Meinung nach die oben erwähnten Probleme lösen.

  1. Die Übersetzungen und die Mehrsprachigkeit machen die Kommunikation besonders schwierig, aber machen sie nicht unmöglich. Das kann auch zwingen, die Texte so verständlich wie möglich zu machen.
    1. Wir können immer mit unseren Entzifferungsbegabungen und den automatisierten Übersetzungen rechnen.
    2. Die meisten Europäer können Deutsch, Englisch, Französisch, Italienisch, Spanisch oder Polnisch. Wenn die Partei gross genug ist, werden wir genügend Menschen haben, um es zu schaffen, die Reaktionen und Beiträge zwischen diesen Sprachen zu übersetzen, und aus dort zu den kleineren Sprachen. Immer der «Best Effort»s Regel zufolge. Das unterstellt, dass die Mehrsprachigkeit als echtes Problem angenommen wird und dass die Piraten sich Zeit nehmen müssen, um anderen zu helfen, auf der europäischen Ebene zu kommuniezieren. Anders gesagt setzt es voraus, dass ein verbreiteter Kooperationsgeist existiert.
    3. Es wäre falsch zu behaupten, dass die Übersetzungen nur ein Verlust von Zeit sind. Meistens ist es notwendig, sich deutlich auszudrücken, um korrekt übersetzt zu werden. Dazu ist es oft für die Mehrsprachigen nützlich, mehreren Sprache zur Verfügung zu haben, um eine präzisere Idee von einem Text zu bekommen.
  2. Die asynchrone und dezentralisierte Hauptversammlungen sind viel zeit-intensiver als die Physische, aber gar nicht unmöglich.
    1. Jeden Tag gibt es Millionen Menschen, die sich auf Mailing Listen, Twitter/Status.net, Blogs und in Zeitungeskommentaren austauschen und manchmal eben Kompromisse schaffen.
    2. Reden und Entscheiden sind zwei getrennten Dinge. Die Wahl ist eigentlich da, um die Mehrheit entscheiden zu lassen, auch wenn auf keine Kompromisse eingegangen wurde.
    3. Da die Mailinglisten und Blogkommentaren eher schwierig zu lesen und zu folgen sind, würde eine Webseite mit hierarchisch angeordneten und bewerteten Kommentaren die Diskussionen vereinfachen. Ein System à la Slashdot oder Linuxfr, womit ein Wahlsystem würde hinzugefügt werden, würde das Ganze viel einfacher übersichtlich machen. Was linuxfr betrifft : da der Quellecode offen ist, braucht man «nur» die Oberfläche zu internationalisieren und die Möglichkeit einzuführen, alles automatisch und manuell übersetzen zu können.
  3. Es ist wahr, dass man keine sichere Geheimwahl im Internet organisieren kann. Es ist aber falsch, dass es nötig ist, geheim zu wählen. In den physischen Hauptversammlungen wählen am meisten die Leute durch Handaufheben und jeder/jede kann sie sehen. Warum sollte im Internet anders sein ? Durch die Klarnamen wird Betrug unmöglich.

Und was mit den offiziellen Vertretern und mit der Vielfalt in der EU ?

Auch wenn die Basisdemokratie ist was wir wollen, möchten wir auch, dass es ein Gleichgewicht zwischen den verschiedenen Länder und zwischen den Einzelpersonen und den offiziellen Vertretern gibt. Meine Meinung ist darüber offen. Ich skizziere also nur was mir vernünftig scheint.

Neben der Teilnahme von Individuen sehe ich zwei andere Kriterien, die das Entscheidungsverfahren von einer europäischen Partei erfüllen sollte :

« Verschiedenen Ländern, verschiedene Gewichte »

Es wäre für die Bevölkerungen und die Piraten der größten Länder unfair, dass sie anteilig weniger vertreten werden als die von den kleineren Länder. Ein Entscheidungsverfahren sollte also die folgende Kriterien berücksichtigen :

  • die Bevölkerung der Länder
  • der Erfolg der Parteien
  • die Anzahl von den lokalen Parteien

So dass die kleineren Länder die Entscheidungen blockieren können, die für sie ganz unrecht sind, sollte eine Regel wie die Doppelte Mehrheit vom europäischen Rat eingeführt werden. Diese Regel könnte verändert werden, um die oberen Kriterien zu beachten.

« Die Offiziellen haben die Oberhand »

Die offiziellen Vertreter von Piratenparteien sollten als legitimer als die Individuen gelten, weil die Letzteren eigentlich nur sich selbst vertreten, und nicht eine ganze Partei. Man kann dann dazu verlocken werden, einen Rat festzulegen, wo nur die offiziellen Vertreter von der europäischen Piratenpartei teilnehmen könnten und der ein Veto oder «letztere Entscheidung» Recht hätten, falls der Rat und die Hauptversammlung nicht einverstanden sind.

Zwei Häuser

Um diese beide Kriterien zu erfüllen ist ein Zweikammersystem denkbar.

Im Oberhaus würden wir die offizielle Vertreter von den lokalen Piratenparteien mit der oben skizzierten Gewichtung haben. Es könnte mehrere Vertretern pro Land geben. Im Unterhaus könnte jeder/jede PiratIn diskutieren und wählen, wie er/sie will, auch wenn er/sie eine andere Rolle im Oberhaus hat. Es würde auch keine Gewichtung von Stimmen geben. Da das Oberhaus die unannehmbaren oder ungerechten Sätze vom Unterhaus blockieren würde, würde die Missbrauchsrisiko vom Unterhaus eingeschränkt werden, während die Innovation im «wilden Feld» vom Unterhaus gefördert würde.

Wahlverfahren

In beiden Häuser bevorzuge ich eine Condorcet Wahlmethode, weil ich eher konsensuelle als harsche Entscheidungen mag. Das Mehrheitsurteil scheint zB vielversprechend. Solch eine Präferenz ist aber keine Folge von dem Thema dieser Schrift. Die Teilnahme von Individuen kann mit irgendwelchen öffentlichen Wahlverfahren erreicht werden. Was aber wichtig ist, ist dass beide Häuser entscheiden können, auch wenn nicht mit den selben Gewichten oder reservierten Themen.

Bitte korrigieren Sie die Sprachfehler dort :)

Parti pirate européen

Pourquoi un parti pirate européen devrait permettre et encourager les adhésions d’individus

In English et auf Deutsch
Les partis pirates veulent promouvoir la transparence de la vie politique. Ce n’est possible que si chacun peut vérifier de lui-même ce qui se passe dans le parti. Ça demande donc que chacun puisse participer. Dans ce billet, je vais tenter d’expliquer pourquoi et de suggérer comment y arriver. Les propositions valent autant pour une plateforme pirate européenne temporaire que pour un parti à venir.

Tout citoyen de l’Union ou d’Europe devrait être en mesure de participer au parti pirate européen. Participer signifie pouvoir soumettre des propositions, les discuter et les voter.

  1. Pourquoi ?
  2. Quelques obstacles évidents
  3. Comment les surmonter
  4. Quid des représentants et du respect de la divesité ?
    1. « À pays différents, poids différents »
    2. « Les officiels ont le pas sur les individus »
  5. Un système bicaméral
  6. Procédure de vote

Pourquoi ?

La participation ouverte de tous à la vie politique est un but en soi. Mais dans l’Union actuelle, cela prend un relief particulier puisque la Commission Européenne et le Conseil des Ministres décident souvent sinon toujours à huis clos, il faut montrer qu’un autre modèle est possible, concrètement. Si nous, les pirates, n’arrivont pas à montrer que la «Basisdemokratie» est possible, qui y arrivera ?

Quelques obstacles évidents

On peut douter de la viabilité d’un tel projet et trouver qu’il sera irréalisable parce que :

  1. trop de langues différentes sont utilisées en Europe
  2. des assemblées physiques doivent avoir lieu de temps à autre pour voter et délibérer
  3. un vote à la fois secret et sûr n’est pas possible sur Internet

Comment les surmonter

Well balanced and rock-solid

Bien équilibré et solide comme un roc


Tout d’abord, je suis tout à fait d’accord sur le fait que la démocratie est un sacré bazar. Remontons à Platon pour nous en convaincre. D’autant plus la démocratie ouverte au niveau européen.

Mais quel serait l’objectif le plus important pour les pirates européens ? Permettre à tous de participer ou être efficace même si cela signifie est être déconnecté de la population ? Il me semble donc que nous devons essayer de résoudre les problèmes cités ci-dessus.

  1. Les traductions et le multilinguisme rendent la communication particulièrement pénible, mais ne la rendent pas impossible. Cela peut même aider en forçant à rendre les textes aussi compréhensibles que possible.
    1. Nous pouvons toujours compter sur les traductions automatisées et nos talents de déchiffrage.
    2. La plupart des européens parlent anglais, allemand, français, italien, espagnol ou polonais. Si le parti est assez grand, nous aurons assez de monde pour arriver à traduire les débats et réactions d’une de ces langues aux autres, et de là aux langues les moins parlées, suivant la maxime du meilleur effort. Cela suppose uniquement que le multilinguisme est pris en compte comme un vrai problème et que les pirates prennent du temps pour aider les autres à parler à l’échelle européen. En d’autres mots, cela suppose un esprit de coopération largement répandu.
    3. Il serait faux de penser que les traductions ne sont qu’une perte de temps. La plupart du temps, traduire implique de reformuler et oblige à préciser sa pensée pour être correctement traduit. De plus quand vous maîtrisez plusieurs langues, les traductions sont utiles pour vous faire une idée plus précise du sens d’un texte.
  2. Des assemblées générales asynchrones and décentralisées sont bien plus lentes que les réunions physiques, mais pas du tout impossibles.
    1. Tous les jours, sur les listes de discussion, twitter/status.net, les commentaires de journaux et de blogs, des millions de gens discutent et parfois arrivent à s’accorder.
    2. Discuter et décider sont deux choses différentes. Le vote est précisément là pour laisser décider la majorité décider même si aucun accord n’a été trouvé en discutant.
    3. Puisque le plus souvent, les listes de discussion et les commentaires de blogs sont difficiles à parcourir, un site web où les commentaires seraient notés et hiérarchiquement organisé faciliterait les discussions. Un sytème à la Slashdot ou à la Linuxfr conjugué avec un sytème de vote rendrait les choses plus facilement supervisables. Concernant linuxfr, comme le code source du site web est ouvert et tout neuf, il n’y aurait «qu’à» ajouter l’internationalisation et à introduire la possibilité de traduire automatiquement et manuellement.
  3. Il est vrai qu’un moyen de vote à la fois sûr et secret n’est pas possible sur Internet. Mais il n’est pas vrai que les gens ont besoin de voter à bulletin secret. La plupart du temps, dans les assemblées générales, les gens votent en levant la main, et tout le monde peut les voir. Pourquoi est-ce que ce serait différent sur Internet ? La triche est impossible avec des votes comptables par tout un chacun.

Quid des représentants et du respect de la divesité ?

Même si la basisdemokratie est ce que nous voulons, nous aimerions aussi qu’il existe un équilibre entre les différents pays et entre les porte-paroles officiels et les individus. Mon opinion est plutôt ouverte sur ces questions, donc je vais principalement esquisser ce qui me semblerait une opinion raisonnable sur le sujet.

À côté de la participation des individus, je vois deux autres critères à remplir pour le système décisionnel d’un parti pirate européen :

« À pays différents, poids différents »

Il serait injuste pour les populations et les pirates des plus grands pays d’avoir proportionnellement moins de poids que ceux des petits pays. La procédure de décision devrait donc prendre en compte tout ou partie des paramètres suivants :

  • la population des pays
  • les succès des partis locaux
  • le nombre de membre des partis locaux

Afin de permetttre aux plus petits pays de bloquer des propositions tout à fait inéquitables pour eux, une règle de la double majorité comme celle en vigueur au Conseil Europeén pourrait être utilisée.

De manière générale, une règle de la double majorité modifiée pour inclure les paramètres ci-dessus pourrait raisonnablement être utilisée comme une base pour déterminer les poids officiels des différents partis locaux.

« Les officiels ont le pas sur les individus »

Les opinions officielles des partis pirates officiels devraient être considérées comme plus légitimes que celle d’individus qui, ua fond, ne réprésentent qu’eux mêmes, et non pas un parti entier. On peut donc être tenté d’établir un conseil ou une petite assemblée composée par les représentants officiels des partis locaux qui auraient un droit de veto ou de décision ultime en cas de désaccord entre les individus et les officiels du parti pirate européen.

Un système bicaméral

Afin de satisfaire à ces deux critères ,établir un système bicaméral est une option envisageable.

Dans la chambre haute, nous aurions les représentants officiels des partis pirates locaux, avec la pondération précédemment esquissée. Il pourrait y avoir plusieurs représentants par pays. Dans la chambre basse, tous les pirates européens pourraient voter et discuter comme bon leur semble, même s’ils ont un autre rôle dans la chambre haute, et il n’y aurait aucune pondération des voix. Comme la chambre haute aurait le droit de bloquer les propositions inéquitables ou inacceptables de la chambre basse, les risques d’abus venant de la chambre basse seraient limités, tandis que l’innovation serait encouragée dans le «terrain sauvage» de la chambre basse.

Procédure de vote

Dans les deux chambres, ma préférence va à une procédure de vote de type Condorcet, parce que je préfère les décisions consensuelles à celles tranchées, mais ceci n’est qu’une opinion personnelle non directement liée au sujet du billet. La participation des individus peut être atteinte avec n’importe quelle procédure de vote non secrète. J’utilise souvent le système debian comme une base de départ. Le jugement majoritaire semble aussi une alternative plus simple et valable.
Ce qui est important toutefois, c’est que les deux chambres aient voix au chapitre, même si ce n’est pas sur les mêmes sujet et avec le même poids. La chose la plus importante est que tout soit public dans les deux chambres.

Commentez de préférence dans une langue que je comprenne à l’écrit, à savoir anglais, français, allemand, ou une langue latine. .

Parti pirate européen

Why a European pirate party should allow (and promote) individual membership

En français and auf deutsch
The pirate parties want to promote transparency. This is only possible if everybody can check what is going on in the party. This calls for the possibility of any individual to participate. In this note I will try to explain why and suggest a way to achieve it. The propositions are valid for a European pirate platform or for a European pirate party.

Any citizen of the European Union, or of any state in Europe, should be able to participate to the European pirate party. Participation supposes that one can submit, discuss and vote on motions.

  1. Why ?
  2. Obvious reasons why it dœs not seem possible
  3. How to tackle those issues
  4. And the officials ? And the respect of diversity ?
    1. « Several countries, several weights »
    2. « Officials prevail on individuals »
  5. A bicameral system
  6. Voting procedure

Why ?

Open participation of everyone is in itself a goal. But in the current European Union, since the European Commission and the Council of Europe often or always deliberate behind closed doors, this would allow an European pirate party to show concretely how an alternative model is possible. If we, the pirates, don’t succeed in proving with our own organization that «Basisdemokratie» is possible on the European level, then who would?

Obvious reasons why it dœs not seem possible

It can be argued against individual participations that this would render the organization completely unmasterable because

  1. too many languages are used in Europe
  2. real life general assemblies must happen at some point in order to vote and coordinate
  3. no secret and secure vote can be held on the Internet

How to tackle those issues

Well balanced and rock-solid

Well balanced and rock-solid


First and foremost, I completely agree with the statement that democracy is a mess. See Plato for it. As the more open democracy at the European level. But what would be the most important goal for an European pirate party? To allow everyone to participate or to be efficient even if disconnected from the people?

So I think we should take into account and challenge all the problems caused by participation :

  1. Translation and multilingualism make communication painful, but not impossible. It can even help by forcing to render texts as understandable as possible.
    1. We can always count on automated translation and our guessing skills.
    2. Most Europeans speak English, German, French, Italian, Spanish or Polish, and if the party is big enough, we probably will have enough multilingual people to translate the debates or reactions in one of these languages to the others, and from all those big languages to the smallest languages, following the best effort maxim. This just supposes that multilingualism is taken as a real matter and that pirates take time to help the others communicate Europe-wide. In other words, this supposes a wide-spread cooperation spirit.
    3. One cannot think that translations are just a waste of time. Most of the time, translating involves reformulation and obliges one to explicit his thoughts in order to be correctly translated. So one can expect that texts translated in many languages can actually end more precise than at the beginning. And using the translations to have a more accurate idea on the meaning of a text is sometimes useful too, when you master several languages.
  2. Asynchronised and decentralized general assemblies are much slower than real-life meetings, but in no way impossible.
    1. Everyday, on mailings-lists, twitter/status.net, newspapers, blogs comments… people discuss and sometimes succeed in finding compromises.
    2. Discussions and decisions are different issues. Voting is precisely there to let the majority decide even if no agreement can be reached in the discussion.
    3. Since mailing-lists and blog comments are often a pain to browse, a web-based platform where comments are rated and hierarchically organized would facilitate discussions. Thus, a slashdot or linuxfr-like system conjugated with a voting system would render things more manageable. Concerning linuxfr, the source code of the website is open and brand new, so basically only the internationalization and the introduction of manual and automatic translations would have to be implemented.
  3. It is true that a voting system that be both secret and secure is not possible. But it is not true that people need to vote secretly. Generally, in real-life assemblies, people vote by raising their hands. And everybody can see them. Why would it be different on the Internet? Cheating is impossible with publicly countable votes.

And the officials? And the respect of diversity?

One must keep in mind that even if basisdemokratie is what we want, we also would want some balance between the countries and both the official and the individual voices to be respected. I am rather open on those questions, so I will merely sketch what could be a subjectively reasonable opinion on this matter below.

Besides the participation of individuals, I see two others criterions that the decision system that would be used by an European pirate party needs to fulfill

«Several countries, several weights»

It would be unfair for the populations and pirates of the big countries to have proportionally less weight than those of the smallest ones. So the decision process would have to take account of all or some of the following parameters :

  • the population of the countries
  • the success of the local pirates parties
  • the number of members of the local pirate party

In order to permit to the smallest countries to block completely unfair views for them, a double majority rule like the one in force in the European Council could be used.

Generally speaking, a double majority rule modified to include the above parameters could reasonably be used as a base to determine the official weights of the different local parties.

«Officials prevail on individuals»

The official views of the official pirate parties could be considered as more legitimate as those of individuals who, finally, just represent themselves, and not a whole party. So one might want to have a small assembly, or council, constituted by official representatives of the local parties, which would have a veto or final decision right in case of disagreement between the official and the individual members of the European pirate party.

A lower and a higher chamber?

In order to fulfill these two criterions, a possibility would be to have a bicameral system.

In the upper chamber, we would have the official representatives of the local pirate parties, with the previously sketched repartition of voting weights. There could be several representatives per country. In the lower chamber, every European pirate could vote and discuss as he likes, even if he has another role in the other chamber. No repartition rule would be imposed. Since the upper chamber would have the right to block any unfair submission from the lower chamber, risks of abuses from the lower chamber would be limited, while innovation would be encouraged in the «wild field» of the lower chamber.

Voting procedure

In both chambers, I would favour a Condorcet-like voting method, because I rather like consensual than harsh statements, but this is only my personal opinion, and not directly related to the subject of the participation of individuals, which can be achieved with public voting procedures. I often use the debian voting system as a starting point, but the Majority Judgment seems promising too.

What is important, however, is that both chambers rule, even if not on the same subjects and with the same weights. And the most important thing is that everything be public in both chambers.

(Note to the reader : if you can’t bear my mistakes in English, please inform me of them :) Comments in English/French/German/any latin language are welcome below.

Parti pirate européen

Parti Pirate Européen : Français, Françaises, Belges, Belges, Suisses, Suissesses, réveillez-vous !

Le parti pirate européen commence tout doucement à se former, et une ébauche de drapeau a déjà été mise en place. Des discussions assez essentielles ont aussi lieu, comme celles de savoir comment s’appellera le parti pirate européen ou s’il s’agira d’un parti de partis ou d’un parti d’individus.

Déjà inscrit à la mailing-list principale, je ne vois pas beaucoup de francophones natifs dans les environs. Il serait temps de commencer à faire entendre votre voix. Les débats sont tout doucement animés. Ainsi, pour le nom du parti : choisi-t-on Parti(s) Pirate(s) Européen(s), Parti(s) Pirate(s) d’Europe, Pirates Européens, Parti(s) Pirate(s) de l’Union Européenne ? Et où s’arrête ou commence l’Europe ?

Parti pirate européen

Parti pirate européen

Pour l’instant, les solutions choisies s’orientent vers le Parti Pirate de l’Union Européenne avec comme initiale PP-EU, comme en anglais. J’ai d’ailleurs râlé contre le dogmatisme anglo-centré à mon avis de la non-traduction de PP-EU dans les autres langues. Dans le monde du travail, il est courant de traduire tous les acronymes quand on publie des communiqués officiels, et c’est ce que font la plupart des partis européens. Par ailleurs je préfère l’autre solution la plus plébiscitée : Pirates Européens, soit EUPI en anglais et PIEU en français, que je trouve plus sexy comme nom parce que libéré de la notion de parti.

La question se pose aussi de savoir si les membres ne seront que des partis ou aussi des individus, et comment on distribue les voix.

  • 1 voix = 1 parti ? Mais cela serait déséquilibré vu les poids des différents pays.
  • Un poids indexé sur le nombre d’adhérents du parti ? Mais cela serait aussi déséquilibré vu les 20 000 adhérents allemands et les 200 français.
  • On éjecte les individus ? Mais ne prône-t-on pas la démocratie directe dans les partis pirates ?

Bref, il serait urgent que les francophones s’expriment aussi un peu sur la mailing-list et les pads ou ailleurs pour faire entendre leur voix et se tenir au courant de l’évolution des choses. Vous trouverez d’ailleurs sur ce blog un billet en faveur de la participation des individus au parti pirate européen.

Vous trouverez un pad ici, en anglais, ainsi que la liste de discussion là. Un rendez-vous du Parti Pirate international sera aussi utilisé pour préparer le parti pirate européen, le 15 avril à Prague. Enfin le site ppeu.net veut concentrer les réflexions actuelles et les traduire. Les modes de préparation des billets sont d’ailleurs parfois quelque peu opaques, mais surtout parce que tout le monde n’est pas toujours synchrone. De toute manière, il faut espérer que ça ira en s’améliorant :)

À vous de jouer !

L’image a été proposée par un membre du parti pirate allemand.