Se fier aux fournisseurs d’accès pour améliorer Internet, c’est se fier à des renards dans un poulailler
- lun. 26 novembre 2012 Trusting Telcos With Internet Is Like Trusting Fox With Henhouse
- écrit par Falkvinge traduit par Paul Neitse
- dans la catégorie pirates sous licence CC-BY-SA à partager sur Twitter, Facebook ou à courrieller
L’aventure du Net
Au tournant du siècle, les gens en Suède riaient grassement en écoutant les discussions des américains qui se demandaient s’il valait mieux utiliser le câble ou l’ADSL. En Suède, la plupart des maisons avaient été fibrées depuis des années. Moi, Falkvinge, j’avais la fibre dans mon appartement et un débit symétrique à 100 mégas avec une IP statique depuis 1999. Mon serveur était hébergé chez moi.
Je devrais ajouter qu’il n’y avait aucune limitation de rapidité ou de quantité de données échangées, et que c’était bidirectionnel. Ça aurait dû rester comme ça, mais ça ne l’a pas été, comme je vais l’expliquer.
À l’époque, passer un coup de téléphone paraissait déjà anachronique. Pourquoi payer un demi euro la minute pour une connexion 56k quand vous pouviez en passer 10 000 à la place pour un prix fixe bien inférieur ? Les industries de télécom allaient bientôt mourir ou se réduire à peau de chagrin. Nous n’utilisions les services des opérateurs téléphoniques qu’en attendant de passer à autre chose.
Puis, la bande passante de notre foyer fut restreinte. Alors que les capacités de stockage et de calcul des ordinateurs croissaient exponentiellement, la bande passante disponible se réduisit. Tous les petits fournisseurs d’accès à Internet furent rachetés par des gros de l’ancien monde de la téléphonie : Orange, SFR ou Bouygues par exemple en France.
Aventure brisée par les télécoms
C’était aussi prévisible que l’horloge de votre grand-père.
Ça fait sens, après tout : Tous ces commerciaux allaient mourir, donc il firent une manœuvre à la Red Flag, en prétendant qu’ils adoraient Internet, tout en essayant d’empêcher sa croissance et son utilité publique. Si Internet gagne, il désintégrera les entreprises du câble et les opérateurs téléphoniques. Ce qu’ils savent.
Plus que les diverses restrictions mises en place pour empêcher Internet d’être utile, c’est leur manque d’investissement dans des infrastructures qui rendraient Internet omniprésent et très bon marché qui est le principal problème. Regardez par exemple la longue décennie de stagnation de capacité des infrastructures que nous venons de passer.
En 1999, la Suède était n°3 pour la rapidité moyenne de téléchargement montant, après seulement le Japon et la Corée du Sud. À présent, la Suède est en place 18 derrière Hong Kong, Singapour, Taïwan, mais aussi l’Ukraine, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, et la Roumanie ! À présent en Europe, les pays de l’Est dépassent largement les pays de l’Ouest.
Les politiques qui sont justifiées par l’idée que les opérateurs de télécommunication investiront dans le développement de la bande passante sont *folles*. Dans la même idée, au début de l’automobile, vous auriez pu subventionner les rares vendeurs de carrosse restant pour investir dans la recherche automobile. Ce qui se passe est au contraire que cette industrie chargée de la recherche des meilleures solutions pour la dépasser acceptera volontiers l’argent public et n’en fera rien, pour en demander plus.
Par exemple, le WiMax est un fiasco. Le WiMax était le «Wifi à l’échelle de la ville». C’était un réseau wifi à longue distance dont les performances dépassaient celles de la 3G et qui ne coûtait pas cher à déployer. Les compagnies de télécoms ont réussi à placer les fréquences officielles du Wifi dans le spectre qu’ils contrôlent. Et le WiMax en est aussitôt mort, aussi sûrement que les pierres tombent. Nous aurions pu avoir des couvertures réseaux urbaines sans identifiant, sans restriction de rapidité ou de taille de données échangées, et… rien. C’est pourtant dans l’intérêt de tous sauf des télécoms.
Techdirt a récemment souligné dans un article que le lobby des télécoms demande de plus en plus le contrôle d’Internet, dans un article titré : «Télécoms de l’UE: donnez leur plus de taxes, et Internet reste sauf».
L’alternative ? Les compagnies d’électricité
Quelle est donc l’alternative, si ce n’est pas de faire confiance aux télécoms ?
Je dirais que les compagnies d’énergie sont de bien meilleurs partenaires publics pour développer Internet. Leurs réseaux sont décentralisés et résilients, comme Internet. Ce sont des investissements de long-terme pour un courant de qualité. Et surtout, ils n’ont aucune vache à lait qui sera tuée par Internet. En Islande, la construction des réseaux énergétiques se discute d’ailleurs en même temps que le déploiement du très haut débit.
De fait, ma connexion actuelle à Internet, avec de nouveau 100 Mb/seconde en débit montant, soit 13 Mo/seconde, est délivrée par ma compagnie locale d’énergie. Vous connaissez beaucoup de gens qui font tourner leur serveur chez eux grâce à leur opérateur téléphonique ?
Je me demande souvent combien d’entreprises en Europe n’ont pas démarré parce qu’elles ne pouvaient pas démarrer à petite échelle à partir de chez soi, et donc quelle est l’ampleur des dommages que les fournisseurs d’accès à Internet ont déjà fait à l’Europe ?
Commentaires:
karteum59 de http://linuxfr.org/nodes/96557/comments/1412467:
Aaah, les méchants opérateurs télécoms qui complotent pour garder captive la population… Sans dénier que la concurrence puisse parfois stimuler un milieu et des offres trop statiques, j’ai de nombreuses remarques (souvent d’ordre technique) :
Pourquoi payer un demi euro la minute pour une connexion 56k quand vous pouviez en passer 10 000 à la place pour un prix fixe bien inférieur ? Les industries de télécom allaient bientôt mourir ou se réduire à peau de chagrin.
Ton discours est d’une manière générale totalement décorrélé des ressources. Or, dans le monde du sans-fils, la quantité de spectre disponible n’est pas infinie, pas plus que le nombre de sites avec énergie et backhaul. Ce n’est pas pour rien que des discussions (parfois animées et beaucoup de stratégie/politique cachée derrière un vernis en apparence technique) ont lieu lors des CMR tous les 4 ans à l’ITU, et plus près de nous à la CEPT et à la commission européenne, pour récupérer plus de spectre (le RSPP demande aux administrations de dégager des fréquences pour avoir en tout 1200 MHz de spectre mobile d’ici 2015).
J’aimerais rappeler qu’un appel VoIP consomme plus de ressource radio qu’un appel en mode circuit (codecs moins efficaces, en-têtes…). Alors partir du principe que c’est gratuit => ça ne consomme rien, c’est un raccourci un peu rapide…
En 1999, la Suède était n°3 pour la rapidité moyenne de téléchargement montant, après seulement le Japon et la Corée du Sud. À présent, la Suède est en place 18 derrière Hong Kong, Singapour, Taïwan, mais aussi l’Ukraine, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, et la Roumanie ! À présent en Europe, les pays de l’Est dépassent largement les pays de l’Ouest.
On parle du fixe ou du mobile ? Dans tous les cas (mais particulièrement pour le mobile), on est dans un milieu très règlementé donc ce que les opérateurs font ne dépend pas que de leur volonté propre mais aussi des moyens (notamment en ressource spectrale) qui leurs sont alloués.
L’autre point : de manière tout à fait logique, les pays qui se lancent plus tardivement ont forcément équipements plus modernes ! Les investissements sont beaucoup plus colossaux que tu ne l’imagines (juste pour te faire une idée : installer un site macrocell mobile coûte dans les 100000 EUR) et donc ça prend un certain temps à rentabiliser (je ne parle pas de s’en mettre plein les poches, juste d’avoir un retour sur investissement !)
Par exemple, le WiMax est un fiasco. Le WiMax était le « Wifi à l’échelle de la ville ». C’était un réseau wifi à longue distance dont les performances dépassaient celles de la 4G et qui ne coûtait pas cher à déployer. Les compagnies de télécoms ont réussi à placer les fréquences officielles du Wifi dans le spectre qu’ils contrôlent. Et le WiMax en est aussitôt mort, aussi sûrement que les pierres tombent. Nous aurions pu avoir des couvertures réseaux urbaines sans identifiant, sans restriction de rapidité ou de taille de données échangées, et… rien. C’est pourtant dans l’intérêt de tous sauf des télécoms.
Alors là, ça montre clairement que tu n’y connais rien ! Pourtant si tu te penches un peu sur la question (bouquins, réponses aux consultations Arcep, discussions avec des équipementiers, etc.), tu verras que :
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non, les performances du WiMAX ne dépassent pas celles de la 4G (qui d’ailleurs n’est pas 4G au sens de l’ITU/IMT-Advanced : une technologie “4G” doit permettre 1GB/s, et seul le LTE-Advanced / R10 répond au cahier des charges) ! Certains des choix technique du 802.16e et son efficacité spectrale sont relativement proches du LTE (de même que le HSPA+ a une efficacité spectrale quasi-identique au LTE), mais le standard date de 2005 et de nombreuses choses sont très inférieures - notamment la gestion des interférences, le roaming, l’implémentation de différentes tailles de canal (en WiMAX l’espacement inter-porteuses n’est pas le même entre 7 MHz et 10 MHz), la modulation uplink (PAPR bien moindre en SC-FDMA utilisé en LTE), l’overhead de la couche MAC, etc. Quant aux débits WiMAX : au mieux, en lab, sur 10 MHz TDD avec un ratio 20:18, tu as un débit downlink de 34MB/s (MIMO 2x2 inclus et supposé parfait), et 5.7 MB/s en uplink (pas de MIMO en uplink. Par contre tu peux doubler la capacité avec le MU-MIMO). Comme dans toute technologie radio, le débit dépend entre autres
- de la taille de canal (5, 7 ou 10 MHz TDD—en comparaison le LTE supporte jusqu’à 2x20 MHz, et sa R10 supportera 2x40 MHz). Les “70MB/s à 50 km” si souvent évoqués concernent des profils de canal >10 MHz qui existent dans la norme IEEE 802.16 mais n’ont pas été retenu par le WiMAX Forum (et donc n’existent pas industriellement), de même que des profils FDD étaient définis au niveau IEEE mais pas au niveau WiMAX Forum
- du MCS (modulation & coding rate), qui dépend notamment +/- du rapport signal/bruit, donc de la distance à la station de base et des interférences environnantes. Note que le MCS peut être différent en uplink et en downlink, et de fait on est souvent limité par l’uplink car les terminaux ont une puissance d’émission limitée (23 dBm typiquement). Le MIMO et les techniques de diversité dépendent également du fait que la matrice de canal soit “bien conditionnée” i.e. que tes trajets entre antennes soient suffisamment décorrélés, ce qui en pratique signifie en milieu urbain / multi-trajets.
- Du nombre d’utilisateurs effectuant du trafic simultané (car la bande passante est évidemment partagée), du MCS de chacun d’eux, et de la politique d’ordonnancement (tradeoff entre équité et utilisation optimale de tes ressource : à débit identique, un utilisateur loin de la cellule a un MCS plus faible et consomme donc plus de ressources). Par rapport au HSPA+, le LTE et le WiMAX n’ont pas une meilleure efficacité spectrale. Mais par contre le fait de recourir à de plus grandes canalisations entraine un meilleur multiplexage statistique.
- Des limites du terminal (nombreux étaient ceux qui n’avaient pas la puissance de calcul suffisante pour gérer mieux que 5 MB/s…)
donc en pratique sur un secteur 10 MHz, tu as à peu près une capacité de 12-15MB/s downlink et 5 MB/s uplink à partager entre tous tes usagers actifs. N.B. le LTE ne fait pas de miracle non plus (non, tu n’auras pas 300 MB/s !), mais par contre les canalisations sont plus larges (2x20 MHz) donc le ressenti utilisateur sera à l’avenant.
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toujours pour casser le mythe “70 MB/s à 50 km” qui a décidément la vie dure : les “50km” provenaient de profils point-à-point dans d’autres bandes de fréquences et qui n’ont pas grand chose à voir avec les équipements point-multipoint dont il est question ici. Le rayon de couverture est tout à fait comparable à une cellule 4G (sauf que les licences WiMAX sont dans la bande 3.5 GHz, donc en gros “ça va moins loin et ça passe moins les murs”). Ce n’est pas plus un « Wifi à l’échelle de la ville », c’est une technologie d’opérateur avec une couche MAC qui n’a rien à voir (elle est plutôt inspirée du DOCSIS, et propose une QoS sophistiquée)
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Comme tu dois le savoir, le marché de l’électronique est guidé par les économies d’échelles. Dans le monde, la plupart des “gros” opérateurs sont sur des technologies 3GPP (donc le WiMAX avait déjà du plomb dans l’aile dès le départ, même si des opérateurs comme Sprint/Clearwire se lançaient dedans, et ont d’ailleurs fait volte-face depuis). En Europe, on a eu la bonne idée de choisir une bande de fréquences différente du “mouvement d’ensemble” (donc on ne pouvait même pas utiliser les mêmes terminaux, ni les mêmes composants RF qu’aux US/Japon/Russie/…), et comme le marché était beaucoup plus petit, eh bien les composants et les terminaux ne sont jamais apparus ! Les rares terminaux qui sont apparus étaient buggés, pas finis, inutilisables et surtout non interopérables (par exemple, il fallait “patcher” le firmware en fonction du fournisseur de station de base en face…), ceci parce que les équipementiers n’investissaient que très peu en R&D. C’est le problème de la poule et de l’oeuf : les équipementiers ne veulent pas créer de produits s’il n’y a pas de marché, et les opérateurs ne veulent pas déployer s’il n’y a pas de produit ! A ce jeu là, seuls les gros acteurs peuvent briser ce cercle vicieux. Intel était en position de le faire (Centrino WiMAX), mais ne l’a pas fait. Game over
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je t’invite à réfléchir en terme de stratégie et à te mettre à la place d’un opérateur : il existe 3 licences de 2x15 MHz en France dans la bande 3.5 GHz (3437.5-3442.5, 3465-3480, 3480-3495 MHz, et l’autre duplex 100 MHz plus haut). Outre quelques “détails techniques” (comme le fait que la canalisation typique WiMAX était de 1x10 MHz TDD i.e. très mal adaptée à ces licences, ou 1x7 MHz mais supportée par très peu de chipsets/terminaux), est-ce que tu te projettes dans un marché de type BLR (rural) ou dans de la pré-4G (urbain) ?
- Si considères le marché BLR, il faut savoir que les zones rurales ne sont intrinsèquement pas rentables donc il faut trouver un subventionnement public. Sauf que je t’ai dit qu’il y avait 3 licences en tout point du territoire, et les collectivités ne vont évidemment n’en subventionner qu’une (au mieux). Les deux autres attributaires de licences sont donc condamnés à financer les campagnes non rentables par des déploiements pré-4G en zone urbaine rentable ! C’est ce que font typiquement les opérateurs mobile, mais qui n’était pas possible en WiMAX car…
- les déploiements urbains sont un marché différent qui nécessite des terminaux nomades, inexistants sur cette bande (il n’y a guère que des terminaux fixes). De plus, il faut bien que tes clients aient du service partout donc qu’ils puissent faire du roaming sur la 3G quand ils sortent de la zone couverte et/ou le temps que le réseau se déploie (comme Free). Or, je te souhaite bon courage pour trouver des terminaux nomades multi-mode multi-bande capables de roaming 3G, ceci à la fois à cause du WiMAX en soi (pas de composants baseband supportant WiMAX+3G) et de la bande de fréquence (pas de RFIC/PA/FEM supportant 3.5 GHZ + les autres bandes IMT, même si c’est en train de changer. Notons aussi que les PAs ont une efficacité typique de 20% dans cette bande, contre environ 40% dans les bandes plus basses => si tu veux faire un smartphone WiMAX@3.5 GHz, l’autonomie sera pourrie et ça va chauffer !). Bref, les quelques équipementiers qui n’ont pas jeté l’éponge ont bien vite recentré le WiMAX (fût-il “mobile” depuis le 802.16e) comme une technologie exclusivement fixe/BLR à destination des pays en développement et essentiellement dans la bande 2.5 GHz.
“Les compagnies de télécoms ont réussi à placer les fréquences officielles du Wifi dans le spectre qu’ils contrôlent. Et le WiMax en est aussitôt mort”
Gnii ??? Les bandes Wi-Fi sont du spectre non-licencié (donc n’appartiennent pas aux opérateurs) !
“Nous aurions pu avoir des couvertures réseaux urbaines sans identifiant”
et la marmotte…,
“sans restriction de rapidité ou de taille de données échangées”
la quantité de ressources radio allouées au WiMAX fait que la donne est fondamentalement analogue à la 3G, donc il n’y avait de toute façon pas de raison de faire sauter les quotas et les mécanismes de QoS (qui sont un garde-fou pour préserver un confort acceptable pour tout le monde). Pour changer ça il faudrait des ressources spectrales plus grandes ! C’est en partie ce qui s’est passé avec les licences 4G (même si je pressens qu’elles seront rapidement saturées à leur tour. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le RSPP demande de trouver 1200 MHz d’ici 2015 !)
Bref, s’il n’y avait que quelques “vilains petits canards” et que le WiMAX était un succès mondial, on pourrait peut-être reprocher aux acteurs Français (qui sont de petits opérateurs) de ne pas avoir suffisamment bougé. Mais en l’occurence et vu la situation, peut-on leur reprocher de ne pas avoir investi quelques millions ou milliards dans une technologie qui allait mourir… ? (d’ailleurs ceux qui ont investi en Europe ont tous déposé le bilan !). Le 3GPP a défini un profil LTE@3.5 GHz l’année dernière (et entre temps, les composants RF multi-bande évoluent aussi, et le LTE a une modulation uplink différente du WiMAX, permettant de concevoir des PAs plus efficaces) donc on verra peut-être des choses progressivement bouger sur la bande 3.5 GHz - notamment avec la saturation de la bande 2.6 GHz qui arrivera inéluctablement. Mais par contre le WiMAX est clairement mort et enterré, et les opérateurs Français n’y sont pas pour grand chose (ni les petits chipsettiers d’ailleurs, qui ont fait ce qu’ils pouvaient. BTW, pour ceux qui ne connaissent pas, la France compte un fabricant de chipsets très en pointe sur le WiMAX/4G qui s’appelle Sequans. Je vous laisse regarder jusqu’à quel point leur site parle encore de WiMAX…)
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