Superposition de plusieurs retours sur la liste de diffusion nationale du parti pirate et d’ailleurs. Je les copie-colle ici pour éviter qu’ils ne se perdent dans les tréfonds des archives, et pour permettre à tout un chacun de les consulter, commenter tranquillement. Vous avez aussi à la fin des billets à lire sur d’autres blogs. N’hésitez pas à poster les vôtres en commentaire ou à me les envoyer à netz @ sploing.fr pour que je les rajoute. J’en profite pour signaler que j’ai aussi mes propres critiques/propositions d’amélioration.
- Antoine Walter en Alsace
- Julie Decourbe en Alsace
- François Ludwig en Alsace
- Anne-Marie Victor en Alsace
- Guillaume Tisserand pour le Languedoc Roussillon
- Edouard DUCRAY dans la 1° circo de la Haute Loire
- Gérald Schwartzmann pour la 2ème circonscription de Côte d’Or
- Articles sur d’autres blogs
Antoine Walter en Alsace
Antoine Walter est un des héros de cette campagne, avec un très bon score national (+2%) en Alsace. Voici son premier bilan.
Les Bons Points :
- On anime la campagne, donc la presse nous aime bien. En leur envoyant chaque jour des infos, on a obtenu chaque jour au moins un entrefilet dans les journaux, plus 4 gros articles et 2 éditos. En harcelant les radios, on a obtenu des pastilles sur Nostalgie et une radio locale, plus un sujet dans le journal local de France 3, et un spot sur Alsace 20.
- En jouant la carte du buzz, on gagne en notoriété, merci à tous pour votre soutien qui a permis de faire gonfler les scores et l’écho de notre Bref ! Il faut cependant être certain de rediriger derrière vers du concret plus «sérieux», d’où l’impératif d’avoir un site pas trop mal foutu et bien mis à jour.
- Avec toutes les personnalités pirates, on a des spécialistes de tout. En bossant sur un modèle « logiciel libre » on a toujours eu une réponse à chaque interrogation : ce système horizontal est une bénédiction !
- On a une cote de sympathie qui frise des scores communistes. En faisant les marchés, les soirées associatives, les sorties de gares et les centres commerciaux, on a rencontré énormément de gens et de militants d’autres partis, qui trouvent tous ça génial que des jeunes se lancent de façon un peu iconoclaste.
MAIS…
Les Points Négatifs :
- D’une cote de sympathie énorme, on passe à un score sympa, mais bien plus faible. En gros l’électeur rigole, salue la démarche, trouve ça chouette qu’on soit là, mais vote pour quelqu’un d’autre. C’est aussi dû au fait que dans notre circo UMP + UMP + PS + FN = 90%. Ca laisse peu de place aux petits candidats, quand les gros votent utile.
- Revers de la médaille de l’organisation horizontale, on s’est un peu perdus parfois dans les méandres de débats qui n’étaient pas directement liés aux législatives. C’est un peu dommage d’avoir perdu cette énergie, mais ça peut aider à construire la suite !
- On a investi des pépètes par militantisme en se disant qu’on aurait accès au financement électoral, et qu’on grandirait plus vite, pari perdu : dommage ! N’aurait-il pas été intéressant de garantir à tous le remboursement des bulletins de vote (en abondant pourquoi pas un fond de solidarité) ? Parce que là, on avait quand même pas mal de signaux contradictoires. On a eu des mails affolés d’électeurs qui nous demandaient comment télécharger leur bulletin de vote, alors qu’on avait amplement suffisamment de bulletins dans les bureaux. Sur des élections qui n’intéressent pas spécialement les français, faire compliqué n’est pas une bonne solution je le crains.
Julie Decourbe en Alsace
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Ce qui s’est bien passé
L’ambiance de la campagne était excellente ici au PPAlsace.
On a toujours réussi à trouver un consensus quand les discussions s’échauffaient, on s’est entraidé pour régler les problèmes techniques (dépôts des dossiers en pref, collage d’affiche, tour des circos, diffusion des infos sur les débats publics des différents candidats).
Je retire de cette première expérience électorale un bilan extrêmement positif au niveau humain.
La couverture médiatique a été, dans l’ensemble, avant les résultats, très positive. Les médias régionaux, pour la plupart, nous ont pris au sérieux, contrairement à certains candidats concurrents rencontrés lors des débats publics, qui nous ont clairement traités avec condescendance.
La campagne sur Twitter a été efficace. En tant que suppléante, et parce que j’utilisais mon compte personnel, je n’ai fait que RT le PP national et le PPAlsace, mais j’ai réussi à convaincre beaucoup de mes followers habituels de voter pour le candidat pirate de leur circo, ou au moins de prèter attention à nos idées.
Enfin, à titre personnel, alors que je me suis toujours volontairement désintéressée de la politique jusqu’à la veille des présidentielles je n’avais pas choisi mon candidat et j’étais même quasiment certaine de voter blanc, j’ai adoré cette campagne électorale !
Me «frotter» aux idées de l’UMP lors de notre unique réunion publique sur la circo 6701 a été véritablement une révélation, et je compte bien continuer dans cette voie.
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Ce qui ne s’est pas bien passé
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Moyens inadaptés
On a cherché à être originaux, économes et pratiques avec nos stickers, c’était gagné, mais ils se sont avérés insuffisants. Rien ne vaut une bonne vieille affiche en couleurs.
On a mal évalué le territoire.
Certains de nos candidats ont eut les pires difficultés à ratisser l’ensemble de leurs circonscriptions, et les candidats situés en zone urbaine ont eu d’avantage de facilités. Je parle pour moi, par exemple, j’ai équipé mes bureaux de vote à Strasbourg en une après midi sur mon vélo, tandis que nos collègues ont mis des jours à tout couvrir en voiture.
Nous étions, dans l’ensemble, assez démunis, à courts de moyens et de bras.
En fait, c’est sur le terrain que nous sommes inférieurs aux autres formations politiques, qui disposent d’une main d’oeuvre bien supérieure à la nôtre pour tracter, poser des affiches, etc.
D’autre part, on a eu beaucoup de mal à se faire inviter aux débats entre candidats. En général, soit on organisait notre propre évènement, soit on s’incrustait dans les salles, avec le risque d’être collés dans le public.
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Retournement des médias
Le soir du premier tour, les medias locaux, qui nous avaient largement soutenus, nous ont carrément tourné le dos, malgré nos nombreux appels à rejoindre notre «QG de campagne» situé (stratégiquement) en face des locaux de France 3 Alsace. Nos pirates ont été refoulés à l’entrée par le vigile, nous n’avons pas été invités à nous exprimer à l’antenne.
Seule France bleue Alsace nous a accordé un petit temps d’antenne.
D’autre part, sur certains medias ultra locaux et en vogue (rue 89 Strasbourg par exemple) nous apparaissons dans la rubrique “autre” alors que la semaine d’avant, ils encensaient les «pirates».
Désagréable retournement de situation.
Enfin, j’ai pas mal de potes en région parisienne qui étaient intéressés par le Parti Pirate qui gardent un sentiment un peu désagréables du genre «c’est super de répondre au medias et de vous faire connaitre, mais quid des électeurs, vous êtes où quand on vous pose une question concrète sur les bulletins de vote, quel est mon candidat etc.» et qui ont finalement laissé tomber faute de retour rapide.
J’ai nuancé en expliquant que le timing était très réduit, que certains candidats n’avaient aucun moyen et se débrouillaient, que le national avait déjà du boulot par dessus la tête avec la gestion du site, de la demliqu, des forums, etc. mais du coup, y’a peut être des choses à faire pour progresser.
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Ce que j’ai appris
On peut faire de la politique avec peu de moyens, mais surtout en conservant son identité et son franc parler.
Je reviens sur cette réunion publique : à aucun moment je n’ai essayé de faire guindé, j’ai préféré parler vrai, avec mes mots, avec ce que j’avais appris et compris, plutôt que de faire du populisme et d’utiliser des termes abscons et des idées éthérées.
J’ai vraiment eu le sentiment d’exprimer des valeurs qui m’étaient propres, et de ne pas faire un discours électoral de base.
C’était rafraîchissant, enrichissant, et j’espère, comme il a été dit plus haut que le Parti Pirate conservera, même si on accède à des postes importants un jour, cette image do it yourself” franche, et pleine d’autodérision et d’humour.
J’ai particulièrement apprécié de voir en direct sur twitter le boulot des autres candidats, les gens qui se sont déguisés pour poser leurs affiches, et surtout, un grand sourire collectif, contagieux, une belle énergie.
Keep it real, garder l’espoir. Tiens, ouais, l’espoir, la foi en quelque chose, c’est un truc que j’avais perdu, et que j’ai retrouvé au Parti Pirate.
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Ce que je peux améliorer
Je me rends compte (avec un peu d’appréhension d’ailleurs, car c’est une partie de la campagne que j’ai volontairement occultée) qu’il va nous falloir une véritable stratégie d’action et de communication «de contact» pour les prochaines échéances électorales. Mais je suis confiante, je sais qu’on aura des adhérents nombreux et motivés qui viendront donner un coup de main.
Il va aussi falloir se faire un sacré carnet de presse, et même désigner un chargé de relations medias au sein de la section locale, un interlocuteur clé qui sait les draguer, leurs causer et les garder sous la main. J’aime pas ce fonctionnement, mais j’ai bien peur que ça soit nécessaire.
Comme les prochaines échéances seront européennes, certains d’entre nous ont évoqué hier soir des visites plus fréquentes à nos voisins allemands et suisses pour nous rapprocher d’eux et avoir une stratégie commune. Nous avons aussi la chance à Strasbourg d’accueillir des parlementaires en session plénière, il faut maintenir le contact avec nos députés pirates européens. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux, et réciproquement.
François Ludwig en Alsace
François Ludwig, candidat en Alsace, répondait à Julie Decourbe.
Je suis rélativement d’accord, le gros manque de cette campagne est la décentralisation hors de LA grande ville.
En effet, les candidats en zone péri-urbaine voir carrément en campagne, n’ont eu aucune aide dans cette campagne alors que ceux ci ont aidé les citadins.
J’y trouve 2 raisons :
- Le manque de militants
- La volonté de tout centraliser au détriment des rares «aventuriers»
Selon moi, il y a 3 choses qu’on doit améliorer pour les prochaines
campagnes :
- Pas de débat inutile à partir de la semaine précédente le début de la campagne, ca occupe les listes de discussion, ca empêche la participation et ca décourage (surtout ceux de l’équipe élections qui ne savent déjà plus où donner de la tête).
- Une plus grande solidarité et décentralisation, faire par exemple un «apéro» ou une animation par secteur, avec au moins 4 ou 5 pirates, à 1 on est pas pris au sérieux (vécu)
- Mutualiser les efforts, pas de double réponse à un journaliste ou sur un sujet contact, un ou deux correspondant presse, pas plus, faire des plannings avec plein de jolies couleurs pour ne pas faire 3 ou 4 fois la même chose à moins de 5 km… Bref, une vrai corrélation du travail d’équipe, et, ca en découle, un travail uni et une équipe soudée sur tous et chacun.
En dehors de ça, j’ai remarqué que la campagne Internet à jouer pour beaucoup dans les GRANDES villes, j’ai une ville de 35 000 personnes et fait très peu de voix, j’en ai fait plus dans les villages qui ne savent pas encore qu’ils y a des chaines TV après la 3…
Les marchés, ca sert à rien ou presque… J’estime à 30/40 voix celles obtenues dans les réunions publiques et les marchés, soit un peu moins de 10%. Ca à un but informatif, mais pas électoral pour un mouvement comme le PP.
Jouez sur le local ca sert… J’estime (d’après certains dires, stats et mon avis perso) que mon nom de famille et le logo local du PPAlsace ont joué pour 20% environ de mon électorat, et cela sans que les gens ne s’interesse au PP, donc c’est utile de mettre en avant le local… dans des circo très portées sur le local.
Le must : Une bonne presse… Les journaux locaux ont pas mal parlé de nous, les chaînes TV nous ont au contraire snober, les radios étaient curieuses mais on n’y a pas trouvé d’écho. Le fait est que la presse régionale (pas l’internet, surtout localement) nous a rapporté la majorité des voix hors-agglomération, pour preuve, on as un candidat qui n’a pas fait de campagne ( 30% de Bulletin, mais jamais aucune réponse à aucun journaliste ni présence sur le terrain) et qu’il as fait 0,74% (362 voix) dans la circonscription la plus campagnarde et dialectophone du département, donc la campagne internet n’a servi à rien pour lui, et pourtant c’est plus de 350 personnes qui ont voté… ce qui le place 8/10 devant LO et PPLD, pas si mal.
Bref, une campagne en mode ALPHA test qui nous aura surtout appris à faire campagne :) Bravo à tous, et merci à ceux qui se sont investis :)
Anne-Marie Victor en Alsace
En réponse à Julie Decourbe et François Ludwig.
Ma circonscription électorale comprenait une ville centre de 12 000 ha, Saverne, des bourgs ruraux et des petits villages dispersés sur un territoire très étendu.
Malgré quelques bonnes volontés qui me sont venues en aide, je me suis sentie seule devant la tâche d’apposer des stickers sur tous les panneaux électoraux. Je n’ai pu mener cette tâche à bien. Quand je l’ai pu, j’ai ajouté un tract-affiche au sticker pour plus de visibilité et lisibilité.
À l’inverse de François, j’ai eu l’impression d’avoir une campagne assez efficace en ville eu égard au peu de moyens déployés à Saverne avec un bon résultat de 1,21%. La rédaction locale des DNA y a contribué par une égalité de traitement entre candidats et un débat public bien médiatisé auquel j’ai participé. J’ai pu en outre bénéficier d’un débat organisé par une association locale bien implantée.
En revanche, il y a eu peu de possibilités de rencontres avec la population en territoire rural et dans les bourgs. La circonscription comprend peu de marchés et il y a peu de lieux de rassemblement. Les mairies mettent assez facilement des locaux à disposition, mais des réunions non préparées localement et annoncées seulement par un communiqué de presse publié aléatoirement ne servent à rien. J’ai eu 0 public à Drulingen (plus d’une heure de déplacement pour y aller).
Quand il a été possible de rencontrer des habitants et de leur parler, à l’occasion de marchés ou d’une braderie, cela a été intéressant, à mon avis positif, une expérience enrichissante pour moi et que j’aimerais renouveler. Le terrain est indispensable et une campagne internet ne peut la remplacer entièrement.
Une bonne dynamique de groupe au sein de la section strasbourgeoise, malgré l’isolement ressenti par les candidats «ruraux».
J’ai comme tous réalisé mon premier apprentissage d’une campagne électorale: presse, relations avec les autres candidats, les autres partis, interventions publiques, tenue d’un blog de campagne etc
Je partage entièrement les remarques de Julie sur l’attitude de la presse après les résultats. Mais malgré cela, et tout comme elle, je suis prête à recommencer. Contrairement à ma vision préconçue d’une campagne électorale, j’ai vécu une expérience humaine enrichissante et intense que je suis loin de regretter malgré les difficultés rencontrées.
Guillaume Tisserant pour le Languedoc Roussillon
- 0,70% avec 213 voix pour Romain Mauger dans la 2° circonscription de l’Hérault,, ce qui le place 11° sur 17
- 0,50% avec 234 voix pour Fabrice Tavera dans la 8° circonscription de l’Hérault, ce qui le place 10° sur 13
- 0,41% avec 209 voix pour James Climent dans la 2° circonscription du Gard ce qui le place 8° sur 11.
Tout ça avec des affiches, des bulletins, et… pas de circulaires (malheureusement). A priori nos bulletins ont été répartis correctement. Personne n’a fait de décompte, donc on ne sait pas si des bulletins ont été non comptabilisés.
On se retrouve au milieu des « petits partis » qui pourtant ont pour la plupart une visibilité bien meilleure que la nôtre. Nos résultats montrent qu’à priori, on a été plus efficace en ville qu’en campagne. (Mais il y a d’autre facteurs… par exemple, dans le Gard, on s’attaquait à un endroit ou le FN avait à la fois un fort électorat, et une star médiatique…)
Les + :
- Une section locale qui commence à concerner plus que 5 buveurs de bière qui se réunissent dans un bar pour discuter politique. On a réussi à mettre des affiches sur tout les panneaux de toutes nos circonscriptions, alors qu’il y en avait deux composés très majoritairement de petits villages.
- Plein d’interviews un peu partout :)
Les – :
On est super fatigué par la campagne, on a mis (comme, je pense, beaucoup de pirates) une énergie complètement folle la dedans, pour des scores un peu décevants.
Edouard DUCRAY dans la 1° circo de la Haute Loire
Cumul de plusieurs difficultés :
- zone très peu dense
- un ministre député maire
- vice président de communauté de commune sortant ( L Wauquiez)
- UMP / PS : 80% , 91% si on ajoute le FN, près de 96% avec le FdG dur de se faire une place dans les urnes.
J’avais fait la totale :
- circulaire pour tous
- affiches de partout (certaines un peu à la bourre dans les régions les plus reculées -> 0 pointé )
- bulletins dans les bureaux de vote + de l’énergie et un peu de présence.
- j’ai répondu à toutes les sollicitations, bien qu’en général pas sur des thèmes très Pirates : en contrepartie les médias locaux ont joué le jeu.
Les plus : Une expérience magistrale et un excellent accueil auprès du public
Les moins : Beaucoup de fatigue accumulée et un budget conséquent (à mon échelle). Les réunions publiques tournaient souvent en une liste de griefs ou d’exemple de la maladie de notre démocratie.
Résultat : 380 suffrages pour 0.61%, premier petit parti ( devant LO POI Trefle MEI Alliance + sans étiquette) derrière Modem à 0.8% (7° sur 13 – oui il y avait deux PS).
Projet pour demain : Créer une section locale Auvergne.
Gérald Schwartzmann pour la 2ème circonscription de Côte d’Or
Gérard Schwartzmann a fait un compte-rendu plus complet sur son blog. J’ai sectionné-collé ses premiers paragraphes.
Mes résultats
J’ai 226 voix dans ma circonscription, soit 0,57% des exprimés ou encore 0,34% des inscrits. Je m’étais fixé plusieurs objectifs.
- Le premier était d’aider le Parti Pirate à obtenir un clip de campagne sur les chaînes publiques ; l’objectif a été atteint.
- Le deuxième était de faire connaître le Parti Pirate et là encore c’est gagné, les médias ont parlé de ma candidature et les affiches ont fait office de promotion. Une dépense d’environ 650€ (affiches et bulletins) pour que 39721 votants prennent connaissance de notre existence est un montant très correct.
- Le troisième objectif que je m’étais fixé était de franchir la barre des 1% et là c’est raté ^^. Je voulais faire partie des candidats qui obtiendraient plus de 1% pour permettre au Parti Pirate d’obtenir un financement public et du coup lui donner une assise dans le paysage politique.
Première analyse des résultats
Avoir un candidat Pirate dans chaque circonscription de Côte d’Or ou encore une section locale du Parti aurait probablement créé une dynamique plus favorable pour atteindre ce dernier objectif. Vu le peu de visibilité du Parti Pirate, une circulaire aurait finalement été la bienvenue.
Grâce aux données publiques mises à disposition par le ministère de l’Intérieur, l’association Regards Citoyens met à disposition des fichiers contenant les résultats du 1er tour des législatives par circonscription ou par commune.
Ces données permettent de faire des analyses et éventuellement de développer des applications informatiques. Vous venez de comprendre ce qu’est l’Opendata. J’ai extrait les données qui me concernent et que vous pouvez télécharger ici (à lire avec LibreOffice).
Pour arriver à ce petit fichier, je suis passé par des étapes intermédiaires qui pourraient servir à d’autres candidats de ma circonscription ; je le leur mets donc à disposition, à lire avec LibreOffice. Vous venez de comprendre ce qu’est un modèle de travail collaboratif et mutualisé (modèle économique du logiciel libre).
Voici les communes où le pourcentage était le plus favorable au Parti Pirate :
- Poncey-lès-Athée : 2,5%
- Saint-Maurice-sur-Vingeanne : 1,72%
- Jancigny : 1,56%
- Billey : 1,53%
- Dampierre-et-Flée : 1,37%
- Drambon : 1,35%
- Cirey-lès-Pontailler : 1,18%
- Bézouotte : 1,06%
Les villes de plus de 1000 inscrits :
- Dijon : 0,77%
- Saint-Apollinaire : 0,39%
- Auxonne : 0,43%
- Varois-et-Chaignot : 0,63%
- Mirebeau-sur-Bèze : 0%
- Belleneuve : 0,29%
- Saint-Julien : 0,3%
Je vous laisse interpréter ces premiers résultats.
Articles sur d’autres blogs
Pourquoi les candidats pirates Hors de France ont été bons par Pablo Martin-Gomez, candidat dans le Bénélux.
Petit Pimousse au rapport : Ce fut notre premier scrutin national. Et oui, cela nous a transformé. Par Xavier Mouton-Dubosc.
En réponse à Julie Decourbe et François Ludwig.
Ma circonscription électorale comprenait une ville centre de 12 000 ha, Saverne, des bourgs ruraux et des petits villages dispersés sur un territoire très étendu.
Malgré quelques bonnes volontés qui me sont venues en aide, je me suis sentie seule devant la tâche d’apposer des stickers sur tous les panneaux électoraux. Je n’ai pu mener cette tâche à bien. Quand je l’ai pu, j’ai ajouté un tract-affiche au sticker pour plus de visibilité et lisibilité.
A l’inverse de François, j’ai eu l’impression d’avoir une campagne assez efficace en ville eu égard au peu de moyens déployés à Saverne avec un bon résultat de 1,21%. La rédaction locale des DNA y a contribué par une égalité de traitement entre candidats et un débat public bien médiatisé auquel j’ai participé. J’ai pu en outre bénéficier d’un débat organisé par une association locale bien implantée.
En revanche, il y a eu peu de possibilités de rencontres avec la population en territoire rural et dans les bourgs. La circonscription comprend peu de marchés et il y a peu de lieux de rassemblement. Les mairies mettent assez facilement des locaux à disposition, mais des réunions non préparées localement et annoncées seulement par un communiqué de presse publié aléatoirement ne servent à rien. J’ai eu 0 public à Drulingen (plus d’une heure de déplacement pour y aller).
Quand il a été possible de rencontrer des habitants et de leur parler, à l’occasion de marchés ou d’une braderie, cela a été intéressant, à mon avis positif, une expérience enrichissante pour moi et que j’aimerais renouveler. Le terrain est indispensable et une campagne internet ne peut la remplacer entièrement.
Une bonne dynamique de groupe au sein de la section strasbourgeoise, malgré l’isolement ressenti par les candidats “ruraux”.
J’ai comme tous réalisé mon premier apprentissage d’une campagne électorale: presse, relations avec les autres candidats, les autres partis, interventions publiques, tenue d’un blog de campagne etc
Je partage entièrement les remarques de Julie sur l’attitude de la presse après les résultats. Mais malgré cela, et tout comme elle, je suis prête à recommencer. Contrairement à ma vision préconçue d’une campagne électorale, j’ai vécu une expérience humaine enrichissante et intense que je suis loin de regretter malgré les difficultés rencontrées.
Je te mets dans l’article ;)