Floraison

Échecs et réussites du Parti Pirate Français aux législatives 2012

Je vais être court sur la réussite, qui est évidente : le Parti Pirate avait 100 adhérents il y a quelques mois, et en a 700 pour l’instant. Très bon bilan. Il est passé de l’ombre à la lumière, en réussissant à présenter 100 candidats et à obtenir une couverture médiatique convenable. Ce qui fonctionne ne sera pas l’objet de cet article, concentré sur ce qu’il y a à améliorer.

  1. Introduction
  2. Le technique
    1. Un wiki national plus esthétique
    2. Des interfaces de blog locaux remodelées
    3. Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti
    4. Des serveurs qui tiennent la charge
  3. Le politique
    1. L’argent c’est le nerf de la guerre
    2. Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables
    3. Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?
    4. Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?
    5. Nous manquons clairement de programme
      1. La réexplication de notre réforme du droit d’auteur
      2. La régulation de la finance
      3. Les questions morales
      4. Cannabis, drogue
      5. Les questions agricoles
      6. La recherche
      7. Le revenu de vie
      8. À vous de compléter dans les commentaires… ;)
    6. La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant
    7. «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas
    8. Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique
  4. Le structurel

Introduction

Tout d’abord bravo à tous les candidats et leurs suppléants. Vous avez quelques retours de candidats ici. Ensuite, pour le boulot monstre abattu par les équipes élections et techniques, je salue très bas leur travail.

Je me permets de tirer un peu à moi la couverture pour l’équipe rédacteur et celle français de l’étranger. Pour l’équipe rédacteur je dois surtout remercier David Dufresne et Baptiste Marcel pour leur travail. Pour le vote des Français à l’étranger, c’est surtout Mathilde Cameirao, Benoît Sibaud et @letahoo (grand merci à lui) qui ont participé à la mise en place des dossiers de presse et de la com’ sur le vote par Internet.

Spéciale dédicace aussi à mon candidat bien aimé, Romain Devouassoux.

Désolé à ceux que je n’ai pas trouvé sur le web voir oublié ;( Rappelez-le moi au plus vite ;)

Il me semble qu’après les élections, le temps est venu du bilan. Je vais essayer de pointer des échecs selon moi du Parti Pirate et donc des points d’amélioration, ce qui est le plus important. Tous les commentaires sont les bienvenus.

J’ai organisé ces cafouillages en trois catégories : techniques, politiques, et structurels. Les points sont classés du plus au moins polémique à mon sens. Sachant que le diable est dans les détails et que le plus dur n’est pas de dire mais de faire. Ce billet est une esquisse. À sa lecture il doit vous paraître évident qu’il demande à être complété. D’ailleurs n’hésitez pas à remplir les paragraphes lacunaires dans les commentaires.

Le technique

J’ai signalé dans un journal sur LinuxFr que la multiplicité des canaux de discussion et diffusion des informations était une source de déperdition des efforts. Je vous laisse découvrir le contenu du post et les commentaires que je ne reprends pas ici. Je n’ai toujours pas trouvé de solution miracle. Cependant j’ai depuis pris un diagnostic relativement clair :

  • Le blog est à double usage, entre réaction médiatique et publication du programme.
  • Les forums font triple usage avec le blog, quelques listes de discussion et le wiki.
  • Les listes de discussion servent aussi bien pour la diffusion que les prises de contact que les groupes de travail que les discussions générales, et font double usage avec des outils de discussion instantanée.

J’ai bien une idée concrète pour faire avancer les choses : un wiki + une plateforme basée sur le même code que Linuxfr + quelques listes de travail + des outils de discussion instantanée. Le principal problème étant ensuite bien sûr que les équipes techniques suivent pour la mettre en place et que les adhérents soient d’accord pour arrêter de poster sur le forum et les listes publiques actuelles, qui seraient archivés mais désactivés.

Le wiki sert à retenir et organiser les informations. La plateforme à la Linuxfr sert à discuter publiquement du programme et à réagir aux actualités. Les listes de travail servent à la communication purement interne et la messagerie instantanée à … discuter en temps réel sans retenir les infos (surprenant non ?).

  • Un wiki national plus esthétique

    Soit Mediawiki requinqué à la sauce pirate, soit Twiki, qui a l’avantage d’avoir une gestion des droits très fine. Remarquez que je n’invente rien, je ne fais que demander de copier ce que font les allemands, pour le coup très bien organisés, et c’est normal et heureux, avec 30 000 adhérents de plus. Que mettre sur ce wiki ?

    • un annuaire des adhérents, avec des pages sur le modèle allemand. Sur chaque page d’adhérent, on devrait trouver, rempli par l’adhérent
      • les coordonnées du pirate
      • la liste des groupes de travail auquel il appartient et de ses responsabilités
      • une sorte de Curriculum Vitae ou de liste des activités à l’intérieur du Parti
      • les papiers publiés dans la presse ou des revues spécialisées, ainsi que bien sûr une photo si possible et les coordonnées du pirate.
    • un annuaire des groupes de travail et des partis régionaux
    • le programme et ses ramifications, qui ont plus leur place sur un wiki que sur un forum ou un blog
    • les archives des communiqués de presse
    • toutes les informations concrètes pour participer à un groupe de travail, adhérer, trouver une réunion publique dans les environs
    • les comptes-rendus de toutes les réunions rangés sur des pages dédiées et accessibles directement à partir des pages des groupes qui les ont fait
    • les informations de contact pour la presse ainsi qu’un organigramme des dirigeants et de la structure du parti
    • une aide pour savoir comment participer au wiki
    • les liens vers les autres sites importants liés au parti pirate, comme un agrégateur de blogs pirates, les autres partis européens
  • Des interfaces de blog locaux remodelées

    Il semble que le patron du blog des pirates d’Alsace va être utilisé. Formidable ! Un thème wordpress standard devrait être mis en place pour que les candidats et les sections régionales ne passent pas 10 heures à régler leur blog à chaque fois.

  • Une autre plateforme de discussion et de publication des points de vue des adhérents et du parti

    La partie publication du programme du blog devra aller dans un wiki. La partie réaction médiatique devra être fondue avec la partie discussion générale et réactions des adhérents à l’actualité sur une plateforme dédiée. Pour ça le code de Linuxfr me paraît le mieux adapté. Je m’explique dans un autre billet plus en détail.

  • Des serveurs qui tiennent la charge

    J’enfonce une porte ouverte, mais à chaque grand évènement médiatique, le blog national ou des législatives est tombé. En plus d’être peu pratique, ça donne une mauvaise image. Je fais confiance à l’équipe technique pour s’occuper de la situation.

Le politique

  • L’argent c’est le nerf de la guerre

    Il me paraît clair qu’il est illusoire de vouloir faire plus de 0,3% à une élection si on ne propose pas suffisamment de bulletins. Une collecte de fonds via un site de financement participatif comme Kickstarter ou Bankeez sera nécessaire.

    Je suis aussi pour que le Parti Pirate se prononce franchement en faveur d’une réforme de la loi électorale qui permettent à l’État de prendre en charge les frais essentiels des partis comme les bulletins ou circulaires. Cette ouverture pourrait être contrebalancée par la nécessité d’un nombre suffisant de citoyens qui parrainent les partis.

    Ou alors on devrait remplacer les bulletins par des listes où l’on coche des croix, de sorte que les petits partis n’aient pas à financer de bulletins. Cette possibilité aurait l’avantage d’être plus économe et écologique pour tout le monde.

  • Certaines circonscriptions nous sont électoralement défavorables

    Question de sociologie, et d’adéquation de notre programme à ces sociologies.

  • Ne sommes nous pas trop lisses, sages, légalistes dans notre image ?

    Jouons nous assez du côté pirate ? Le clip par exemple, qui avait déjà le mérite d’exister, m’est apparu trop plat. Question de diction et de musique.

  • Trop de références aux Partis Pirates allemands et suédois ?

    Pour Christophe Masutti, c’est apparemment le cas :

    On est là pour construire un PP français, pas calquer un modèle germaniste/nordiste dans des circonscriptions qui ne collent pas avec. Qu’est ce que ca donne à Marseille ? En Alsace par contre ca peut à peu près marcher (je dis ca parce que j’y habite).[…]

    En France, ce n’est selon moi pas du tout la même chose que chez nos voisins nordiques (qui, individuellement, n’ont pas du tout la même culture politique) ou des pays de l’Est (où la notion de liberté individuelle a un sens très différent et souvent encore très douloureux à cause de l’histoire récente).

    Nous constituons une frontière culturelle, une sorte de barrière latine, et il faut absolument décliner le Parti Pirate en fonction de l’histoire si particulière de la France et en fonction d’un positionnement par grands thèmes : il faut traiter d’idéologie… L’Internationale des Pirates n’a de sens qu’en multipliant les clés de lecture de problèmes similaires.

    Certains articles ont déjà paru sur le sujet, qui nous prédisent un avenir noir parce que notre pays serait trop conservateur ou que les différences culturelles seraient trop fortes. Certes ces différences culturelles sont potentiellement intéressantes. Mais c’est aussi du sable, ie imprécis/vague comme fondation. J’ai personnellement fait de la sociologie, et je sais combien il peut être dur de définir «une culture». D’autant que la France et l’Allemagne, intuitivement, ne sont pas les pays les plus éloignés du monde.

    Au lieu de se fonder sur des différences culturelles certes peut-être réelles mais très sûrement aussi pas toujours là où on les attends et où elle sont revendiquées, et au lieu de mettre en exergue notre latinité contre l’exemplarité nordique, ce qui n’est, au fond, qu’un moyen commode de refuser de porter la faute des échecs en accablant notre culture politique, il me semble que l’on devrait d’abord résoudre les problèmes concrets que j’énonce par ailleurs dans cet article.

    Enfin, surtout, changer notre culture politique, n’est-ce pas ce que nous voulons ? Vouloir arrêter parce que notre culture politique n’est pas adaptée à notre mouvement est donc tout à fait contreproductif : c’est justement ce contre quoi nous voulons nous battre.

  • Nous manquons clairement de programme

    La Politique du Netz c’est bien, mais il n’y a pas que ça qui fait vivre son homme.
    Je propose comme pistes d’amélioration de s’intéresser à

    • La réexplication de notre réforme du droit d’auteur

      Non je ne suis pas obtus ;) À lire les commentaires dans les journaux à droit à gauche, j’ai l’impression qu’il n’y a pas 5% de la population française qui a lu cet article. Pourtant la réforme du droit d’auteur selon le Piratpartiet suédois au Parlement Européen est loin d’être utopique ou idiote. Elle mériterait d’être réexpliquée pour que nous ne passions pas simplement pour des farfelus qui veulent tout pirater gratuitement, ce qui n’est pas et n’a jamais été notre position.

    • La régulation de la finance

      Pour reprendre Christophe Masutti :

      Nous vivons des temps de crise économique, on débloque des milliards d’euros pour «sauver les banques» de leur propre connerie.

      Mais dites moi : les flux financiers, la rapidité des échanges mondiaux, la logique boursière… Depuis les téléscripteurs de Wall Street des années 1920 jusqu’à nos ordinateurs surpuissants en réseau d’aujourd’hui : n’est ce pas uniquement du numérique ?

      Le seul vrai «second Internet» est cette puissance dangereuse au-delà des États. C’est bien en substance cette puissance numérique qui fait de la finance une contre-puissance sociale, non ? Le traitement informatique des capitaux financiers ne devrait-il pas être lui-même sujet à une surveillance sociétale ? Ne manque-t-il pas un wikileaks de la finance ?

      Et sans vouloir jeter de l’huile : le traitement des fonds (publics) européens devrait à mon sens lui aussi être sujet à réflexion. Tout cela entre dans le souci de transparence prôné par le Parti Pirate mais cette transparence c’est à l’État de l’exiger en tant que garant des libertés.

    • Les questions morales

      J’ai été séduit par les très bons billets de Raphaël Isla sur l’euthanasie ou l’homosexualité. Ce sont des questions que nous devons absolument traiter à mon sens.

    • Cannabis, drogue

      Le Piratenpartei est pour la légalisation des drogues dites douces et pour une réévaluation politique de la nocivité des drogues et de leur interdiction sur des critères scientifiques. Pour eux, la répression ayant largement prouvé son échec pour lutter contre le trafic de drogue, il reste le chemin de la protection, de la prévention et de la responsabilisation. Leur position est traduite rapidement ici.

    • Les questions agricoles

      Carole Fabre l’avait déjà bien senti et expliqué dans une interview filmée, le brevetage du vivant via les OGMs nous est aussi absurde que le brevetage du logiciel mais encore plus ignoble, car des firmes comme Monsanto peuvent s’en servir pour condamner à mort des paysans criblés de dettes. Le Parti Pirate a là un boulevard pour proposer de nouvelles politiques agricoles durables et respectueuses de l’humain puis de la nature.

    • La recherche

      Le Parti Pirate Suédois a déjà une position assez tranchée et éclairée sur les brevets pharmaceutiques (traduite ici) et la recherche médicale, qui doit selon lui être publique et non privée, pour libérer le savoir et mutualiser les coûts. Le privé doit se contenter de produire des médicaments génériques à bas coût. Une telle position donne des pistes de réflexion intéressantes sur le financement de la recherche, où une question principale est : Quand est-il dans l’intérêt général que la recherche soit privée ou publique, ou entre-deux ? Quel équilibre ?

    • Le revenu de vie

      Le revenu de vie ou allocation universelle est une question qui me tient personnellement à cœur.

      Il s’agit de libérer la créativité des individus tout en garantissant à chaque citoyen français d’avoir les moyens de mener une vie digne sans pour autant se sentir un «assisté», en donnant à chacun une somme inconditionnelle suffisante pour arriver à vivre décemment (donc proche du seuil de pauvreté), qui ne soit pas assez haute pour ne plus du tout inciter à travailler pour gagner de l’argent.

      Les aides actuelles sont très sectorisées, chaque population a ses propres aides, et les règles sont parfois kafkaïennes.

      À mon sens, cela résulte d’une idéologie paternaliste : l’État nounou doit contrôler pas à pas tout ce que font ses rejetons. Ce faisant, l’État bride les initiatives individuelles qui n’entrent pas dans ses plans et dépense des millions d’euros dans une administration uniquement destinée à contrôler les droits des uns et des autres. Il faut supprimer la catégorie des dit-«assistés» (pas les personnes ! la catégorie) pour supprimer leur stigmatisation, tout en facilitant en encourageant chacun à réaliser ses ambitions personnelles, sans contrôle de l’État.

      En mettant tout cela à plat, nous gagnerons in fine de l’argent, en rendant toute un pan de la bureaucratie inutile.

      Nous avons en France une population qui se prête à une telle initiative, surtout chez les jeunes : elle est le plus souvent bien formée, mais souvent sous-employée par rapport à ses qualifications. Nous avons également toute une partie de la population coincée dans un chômage résiduel et dont l’accès à l’emploi classique paraît durablement compromis, mais qui doit tout de même sans cesse rendre des comptes à l’administration.

      Toute cette énergie qui s’épuise dans des boulots alimentaires ou des recherches d’emploi condamnées au détriment de sa propre formation, de sa propre réalisation, et donc de l’avenir du pays doit être libérée. Il faut permettre à tout un chacun de pouvoir recommencer des études ou fonder sa propre entreprise ou association sans craindre pour le lendemain.

    • À vous de compléter dans les commentaires… ;)
  • La médiatisation Internet c’est bien, mais pas suffisant

    Les plus médiatisés s’en sont les mieux sortis. Ceci dit, sur Internet, nous courons le risque de tourner en rond en nous congratulant les uns les autres. Au contraire il faut aller à la rencontre des populations et des électeurs. Sur la durée, les tractages et réunions publiques pour développer la base, le bouche à oreille, et la confiance ou bonne image qu’un contact direct peut apporter (ou pas :P) sont nécessaires.

    Certains députés qui ne sont jamais à l’Assemblée sont réélus ou en passe de l’être simplement parce qu’ils ont passé 3 mois à sillonner leur circonscription et à répondre à toutes les invitations.

  • «Ni droite ni gauche mais en avant», ça ne marche pas

    «Les gens» nous regardent avec des grands yeux incrédules, ou pensent que nous sommes d’extrême droite ou gauche. Le Parti Pirate devrait accepter son orientation de gauche libérale, voire libertaire (si, ça existe, c’est nous, pire que des libéraux, des libertaires, mais de gauche, car nous refusons de laisser crever notre voisin dans l’indifférence générale). Centre-gauche, c’est mieux qu’extrême-droite non ? Dans tous les cas, cet article ici sur le positionnement du Parti Pirate est à lire ;). Les concepts de liberté et de neutralité pirates sont aussi utiles à lire.

  • Il y a une certaine immaturité dans la prise de conscience du poids de la parole d’un politique

    Par exemple répondre publiquement à des commentaires insidieux dans des journaux à grand tirage qui pointent qu’un candidat a accordé une interview (très bonne au demeurant) à Minute ne devrait pas être polémique. De même les mesures locales c’est bien mais cela laisse courir le risque que certains programmes locaux paraissent un peu trop folklos.

Le structurel

Autant prévenir, c’est un sujet qui me met mal à l’aise, car une structure à mettre en cause, c’est aussi des personnes derrière. Je préfère donc en parler à l’intérieur du parti et j’avance donc sur des œufs. Cependant, il me semble que les personnes qui ont encaissés bravement une augmentation des effectifs de 600 personnes en deux mois ont un peu souffert.

La seule solution à mon avis est maintenant de plus déléguer à ceux jugés compétents (et actifs !) ainsi que de distribuer les responsabilités afin d’éviter les abus, tendanciels chez tous les humains. C’est un équilibre à trouver entre la prise de responsabilité et sa dilution pour empêcher les abus.

Pour l’instant, une bonne idée qui me viendrait à l’esprit serait d’enlever le Politique à Conseil Administratif et Politique, pour qu’on ait un conseil politique quotidien élu/une cour suprême en plus de l’assemblée générale des adhérents qui soit dissocié de l’administratif au quotidien.

27 thoughts on “Échecs et réussites du Parti Pirate Français aux législatives 2012

  1. Paul Michu

    Preums,
    et je ne suis même pas du parti pirate ( que j’aime bien j’avoue)
    très bon billet, car il propose un après , pour permettre un reel futur au PP français (qui débute)
    Ce sera je n’en doute pas, discuté, mais c’est justement l’objectif.
    Construire

    signé:
    un sympathisant zanonyme

  2. Thal

    Super travail de synthese, a le mérite de proposer une trame de réflexion.
    Il serait bon de proposer cela en wiki pour permettre a ceux et.celles qui veulent commenter de le faire plus facilement point par point.
    Je suis d’accord sur pas mal de points mais pas du tout question pour moi de dire que nous sommes d’orrientation gauche liberale, ça j’ai déjà entendu il y a quelques années avec les ecologistes… Seul moyen de faire fuir les pirates qui rejettent (comme bibi) tout classement politique.
    Pour les autres points, j’approuve les sujets de discussion et de reflexion, bravo encore!
    Thal de la Reunion.

  3. Patriator

    Autour du programme :
    Nous sommes parfois (à chaque fois en fait pour moi) mis en porte à faux par les médias qui jouent le jeu de nous considérer comme les autres. Voici par exemple les thèmes qui nous ont été soumis dans mon département : Éducation et Jeunesse / Santé / Emploi / Agriculture / Sécurité / Dépendance / Immigration / Transports
    Soit on s’y jette quasi sans filet soit on esquive et perd au minimum une opportunité d’être visible.

    Nous avons donc 2 ans pour définir d’une ligne standard sur les thèmes de société. Si vous voulez voir ce que j’ai répondu (en mon âme et conscience en ne pensant pas avoir dévoyé la pensée générale du PP_fr faites un tour

  4. Gautier Knittel

    Nous devons aussi et surtout montrer par l’exemple ce que nous prônons, ne soyons pas frileux en ayant un discours trop consensuel de peur de choquer, à notre niveau de jeunesse et d’existence c’est en choquant que nous grandirons, nous on peut se le permettre vu qu’on ne vise pas au consensus mou et hypocrite du discours électoral.

    _ Pourquoi élire nos dirigeants ? On peut très bien tirer le CAP au sort chaque année entre tous les volontaires, avec interdiction de rempiler deux années de suite. Là on a un truc original qui implique tout le monde et casse la logique carriériste.
    _ Ce qui serait formidable serait d’avoir des choses concrètes et utiles immédiatement à fournir aux citoyens ( le PP UK sert de miroir à Pirate Bay par exemple). On pourrait envisager des ateliers permettant de concevoir sa propre PirateBox, des conseils d’utilisation pour naviguer anonymement, quels logiciels installer et comment… des conseils pratiques quoi.
    _ Pour la plateforme de communication j’aime pas Linuxfr tout simplement parce que passé une douzaine de réponses un sujet devient un bordel illisible ;)

    Pour l’idée que nous serions selon toi un parti de gauche libertaire :
    La France est un pays binaire, se déclarer de gauche revient à se couper immédiatement de toute capacité de conviction envers la moitié de la population… d’autant que le classement gauche/droite en France repose exclusivement sur la question économique. Si nous plaçons le curseur selon un angle de vue étatiste tous les partis Français ou presque sont extrêmement à droite, si nous analysons selon l’angle des libertés individuelles, le PS comme l’UMP sont clairement conservateurs et liberticides… les électeurs qui m’ont parlé sont fortement séduits par notre volonté de nous démarquer de cette division absurde. Ce n’est pas un détail cosmétique, c’est très important au contraire.

    1. politiquedunetz Post author

      Pour linuxfr, est-ce que tu t’identifie pour utiliser la possibilité de ne lire que les derniers commentaires ? Par ailleurs, est-ce que les autres systèmes sont vraiment meilleurs pour la lisibilité ? Au bout de 12 réponses par mail où on répond dans les lignes, ça devient aussi un vrai cafouillis non ? Pareil pour les forums. Avec le problème du manque de hiérarchisation supplémentaire non ?

      Sinon, je suis d’accord pour les trucs concrets à offrir à tout un chacun, et pour le discours.

      Pour la gauche libertaire, je ne sais pas, c’est difficile… D’un côté libertaire est de droite aussi en partie non ? Et au Parlement Européen, les pirates sont avec les Verts, qui sont à gauche globalement. De même en Allemagne on les voit en alliance possible avec le SPD mais pas avec la CDU. De toute manière, si nous déclarons notre appartenance politique à quelque catégorie que ce soit, nous nous couperons des autres.

      Mettons nous donc au centre alors ;) Moi ça me convient très bien !

  5. kafim

    De la même manière, je suis absolument pas d’accord avec ton idée que ni gauche ni droite ça ne marche pas. A terme il faudra peut-être nous positionner mais pour l’instant c’est une force que de pouvoir s’adresser à tout le monde. Sinon on sera un énième parti dont on ne comprend pas le positionnement et qui n’intéresse pas. Gardons un peu de mystère. Parti radical de gauche, qu’est ce qu’ils prônent?

    1. politiquedunetz Post author

      Ah mais nous pouvons réinventer le centre-gauche. C’est le plus proche qui existe du PP à mon avis, mais leurs propositions sont loin de valoir les nôtres !

  6. Minos

    Ne manque-t-il pas un wikileaks de la finance ?

    Plus maintenant, il y a maintenant Finance Watch avec par exemple leur dernière publication sur la règlementation Bâle 3 :
    http://www.finance-watch.org/wp-content/uploads/2012/04/Bale-3-en-5-question.pdf

    Cette ONG est récente et pleine d’ambitions qu’elle aborde par ordre de priorités. Ne soyez donc pas trop exigent du fait qu’il aient des accès privilégiés aux pouvoir européen. (cette association est né de la volonté même de plusieurs parties prenantes européenne)

  7. Truxillo

    Tout d’abord, un grand merci au 393 électrices et électeurs de la première circonscription de Paris qui ont porté leur voix sur ma candidature au service du Parti Pirate. Je le en remercie personnellement. Bravo pour votre liberté d’esprit.

    Le premier travail du candidat Pirate était de porter à leur connaissance les thèmes du programme pirate : c’est fait ! Le second travail, de plus longue haleine celui-ci, consistera à illustrer, dans la durée, la justesse de ses thématiques, au plus près d’eux.

    J’avais en point de mire 1% des suffrages, il aura donc manqué 44 voix, ce qui est très peu, sachant que ni moi, ni les miens ne résident dans la circonscription. Ce sont donc près de 400 voix de pure conviction qui ont choisi la rénovation républicaine proposée par le Parti Pirate.

    Après cette première avancée, je ne doute pas qu’elles seront rejointes par de nombreuses autres qui auront, dans l’intervalle, pu mesurer sa nécessité. Elles l’exprimeront à l’occasion des prochaines échéances électorales qui bénéficieront d’un scrutin proportionnel plus favorable à l’expression de la diversité.

    Compte-tenu du niveau record d’abstention et de la qualité de la plupart des autres candidats, soutenus par des partis bien installés, respectivement ancien ministre, député sortant, maire d’arrondissement ou conseillère et conseiller de Paris, je me plais à souligner que la présence du Parti Pirate n’aura été ni vaine, ni négligeable, loin de là, puisque nous devançons tous les autres petits partis pourtant médiatisés de longue date.

    Nous nous offrons même le plaisir insigne, que je ne bouderais pas, de devancer le candidat du CNIP, à priori très à l’aise dans l’environnement socio-politique de la circonscription.

    Je vous donne donc rendez-vous sur le terrain, avec le Parti Pirate, pour continuer l’aventure à laquelle vous venez de donner, de manière éclatante et courageuse, le gage de votre intérêt.

    Merci.

    Le meilleur est à venir.

  8. Carole Fabre

    Très bon premier débriefing. Oui, il nous faut aller plus loin sur la réflexion des brevets hors logiciel, que sont les biens communs à préserver et à partager, où l’OpenSource peut-il être utile en dehors du numérique, etc … c’est ce l’on nomme aussi le P2P social, c’est un chantier énorme et réjouissant ! Michel Bauwens devrait nous inspirer :)
    Ce sont carrément de nouveaux modèles sociaux et économiques à mettre en place. Et le revenu de base, bien sûr, auquel je suis très attachée aussi, puisqu’il serait le levier pour s’atteler au travail de ce nouveau monde à créer. (voir mon post ici http://www.candidatscitoyens.org/fabre2012/le-redressement-improductif-vs-le-revenu-de-base/#comments )
    Nous pouvons envisager également un chantier sur la monnaie et la création monétaire dont nous avons été dépossédés. OpenMoney, monnaie décentralisée, monnaies complémentaires, etc …
    Il me semble qu’il y a aussi un point au niveau structurel où nous devons être très vigilants ! C’est le syndrome de la grosse tête. Le pouvoir corrompt, c’est comme ça, c’est humain. Rien que le fait d’être élu, représentant, star etc … enlève l’intelligence, l’égo prend le dessus. Sachant cela, comment pouvons-nous nous prévenir de ces excès, c’est ce qui fout en l’air tous les partis politiques, sans exception ! La démocratie liquide est déjà un bon pas, je pense que nous devons aller plus loin sur ce sujet.
    A bientôt pour d’autres réflexions ! :)

    1. Barack.O

      Juste une précisions. Nous ne nous sommes pas fait ceci ou cela. Il n’y a pas d’entité au dessus qui nous dépossède de quoique ce soit.
      Tout ce que l’on a, c’est ce que nous avons collectivement accepté (passivement ou activement).
      La remarque sur le pouvoir est vrai. Plus que le pouvoir c’est la Puissance qui corrompt.
      A mon avis si le PP a à apporter quelque chose c’est bien dans la conception de la politique. Et pas forcément sur la libéralisation du cannabis.

  9. Barack.O

    Bonsoir,
    C’est effectivement une bonne synthèse.
    Pour ma part je pense adhérer. J’ai failli le faire mais ce qui m’a retenu c’est la dispersion.
    Pour qu’un petit parti émerge il faut 2 ou 3 idées fortes et un programme. MAis ce programme ne devrait pas être celui d’un parti classique. De même, imiter les partis classiques sera néfaste pour le PP.
    Dans ce que je vois des propositions, certaines sont “illisibles” pour les non initiés et elles brouillent le message global

  10. tulipius

    Ce constat semble à priori plein de bon sens. On s’y perds un peu en arrivant entre wiki/forum et autres.

    Par contre, se classer à gauche, très peu pour moi. A droite non plus. Il ne nous reste que le centre, à la limite. S’y poser permet d’attirer à droite, comme à gauche. Mais ça rebutera les extrêmes. Mais ne sommes-nous pas là pour lutter contre eux ?

  11. nnelyo

    Il faut capitaliser l’expérience suite à cette campagne. Il est important de regarder ce qui est réussi et pointer du doigt ce qui ne l’est pas. Sinon, il n’y aura plus de Parti Pirate avant qu’il n’ait pu mettre vraiment ces idées en avant.

    Effectivement, il faut se positionner sur l’échiquier politique. Centre-gauche pourquoi pas. Toutes les personnes qui ont évoqué le sujet en ma présence ont placé d’eux-même le Parti Pirate à gauche. N’empêche qu’il faut le définir et cessez les hésitations.
    Ni droite, ni gauche, ça fait un peu penser à t’es gentil, on reste copain…

    - l’argent, c’est le nerf de la guerre. On ne peut plus faire de campagne avec 1/5ème des bulletins de vote. Il faut une circulaire et un BV dans toutes les enveloppes élections. Ca fait de la visibilité pour les personnes qui ne lisent pas les journaux ou ne vont pas se renseigner sur internet.

    - il faut définir les zones où il est possible de se présenter. Parce qu’il faut vraiment être plusieurs pour mener une campagne électorale. De plus, les scores se font dans les villes même si on peut intéresser certaines communes rurales.

    - il faut prendre des décisions nettes dans certains domaines, âge de la Retraite, médecine conventionnée, rôle de la police au quotidien, durée du travail…
    Dans les domaines prioritaires comme la santé et l’éducation, il peut-être nécessaire de proposer de fixer des objectifs et ensuite attribuer les moyens. Il faut donner savoir donner des avis et cessez les hésitations.

    - concernant l’interface, blog et cie, effectivement, débarquer sur le site du PP c’est compliqué, il y en a de partout. Il faut de l’organisation.

    A+

      1. nnelyo

        Parfois juste se positionner suffit. Franchement, l’âge de la Retraite, c’est un exemple simple d’un truc qui touche tout
        le monde.
        Lors d’une interview, un journaliste a survolé notre programme et m’a demandé ce que je pensais de la Crise. J’ai pu lui répondre en disant que les autres candidats étaient des flans sur le sujet alors qu’ils se partagent le pouvoir depuis 35 ans sans avoir rien changé et que moi je connaissais bien le sujet parce que j’ai le même âge que la crise. Le journaliste a confirmé mais pour l’électeur on est passé à côté du sujet.
        Dés le début il fallait se rapprocher de Roosevelt2012 faute de mieux. Ca aurait fait 5 propositions Pirate et 15 propositions économiques.

        Je suis en train de lire le retour d’expérience publié sur ton site, c’est intéressant. Je confirme ce que dit François Ludwig, à la campagne, on est des aventuriers. J’ai tout fait tout seul. Ma femme m’a juste aidé pour la partie administrative.
        Et puis, c’est très difficile de porter la bonne parole quand on bosse loin de son domicile en partant le matin à 7h et en revenant à 19 ou 20h. Si on rajoute à ça la perte des BV puis une deuxième livraison répartie uniquement sur les grandes villes, niveau visibilité, c’est pas top. Résultat de la campagne, je suis HS.

        Je pensais que la campagne sur internet ferait un plus gros buzz mais j’ai l’impression qu’ici internet sert pour la VPC et facebook. Twitter ne sert que pour les fans de basket.
        Ma circo est en Rhône-Alpes mais trop loin de Lyon. Même en bossant à Lyon, c’est toute une organisation si je veux rencontrer des pirates plus aguerris.
        Maintenant, je me pose des questions pour la suite.
        Je me demande si ce n’est pas en mode associatif qu’on sera le plus utile en faisant la promotion de l’opendata, en créant un hacklab… Néanmoins des personnes ont l’air motivé. Je vais essayer de les rencontrer et d’organiser un ou plusieurs apéros-pirates ou simplement café débat…
        Une chose m’a touché pendant cette campagne, des personnes ont voté pour moi alors qu’ils votaient blanc depuis des lustres et ça c’est ma petite victoire.

  12. Alix

    Merci beaucoup pour cette analyse plutôt exhaustive. Pour tout ça et le reste durant la campagne: bravo. Maintenant je ne vais rebondir que sur un point.

    Pour rebondir sur ton article sur LinuxFR et celui-ci en particulier, j’aurais listé Le structurel avant Le technique. Tous les outils peuvent être utilisés s’il y a besoin mais s’il n’y a pas de structure indiquant tel ou tel outil prime pour tel tâche, on continuera à être perdu.

    Il reste que pour les outils, tu n’as pas cité le site web. Il devrait y avoir un point central où les nouveaux venus pourraient être orientés vers une section locale, un groupe de travail ou de réflexion (ou bien wiki, forum, liste… si tu préfères).

    1. politiquedunetz Post author

      À mon avis le wiki devrait être le nœud névralgique de ces infos. Ou alors le blog site d’infos qui redirige vers le reste. Pour la structure, je pense que celle en place convient plus ou moins, à quelques modifs près. Et comme tu peux le sentir, le technique est un peu moins polémique que le structurel ;) Ceci dit je serais ravi d’avoir des propositions diverses et variées sur le sujet ;)

  13. ens

    jolie creation…

    quelques remarques et suggestions

    - j’apprecie le sommaire en hypertext en debut d’article un peu a la mode wiki..
    – proposition des “liens” retours possibles a ce sommaire a chacune des sous rubriques??

    - le foisonnement des mails (ou comme ici des commentaires) fait que on aimerait presque des animateurs de rubrique qui (ou on demande abstract a chaque contributeur??) synthétiserait en qques mots, une/2 phrases courtes chaque contenu proposé..
    et il y aurait une mini table toutes les 10 ou 15 20? contrib… un recapitulatif joignable en debut ou fin ou a coté?

    les ML soufrent des meme travers…


    un detail
    la presentation en fine colonne a un coté sympathique aéré..
    facilite peut etre aussi la lecture pour nombre de lecteurs…

    perso apprécierais que la largeur soit extensible, je lis bcp, tres vite, j’arrive aussi a ne pas me perdre dans de longues lignes.. et trouve souvent penible d’avoir a glisser le doigt ou la souris trop souvent…
    mais vraiment ca s’est mineur et peut etre ne trouve aucun autre echo!!!

    ah encore… en desordre…

    pas facile d’aller contre la culture de ceux qui sont habitués a irc pour le blabla..; et un flot de mail pour un peu plus structuré
    (et apres ok, il y a wiki, linuxfr, forums avec reguliere synthese…)

    vraiment le mail a pris une grande et solide place
    et l’impression qu’a part pour les “jeunes”/gamers ou des trucs tres techniques (“j’amenage mon camion..”) le forum reste mort..
    et les ML meme a fort bruit restent peu contournables…

    pour les qui-n-aiment-vraiment-pas le flood… (et la tentation d’elargir via cross post immodérés!!!!)
    il reste le daily digest, la liste shadow “annonce” ou (auto) modérée.

    1. politiquedunetz Post author

      Je n’avais pas pensé à faire revenir au sommaire à chaque fois. Je vais voir s’il n’y a pas une manière discrète de faire ça dans cet article et les futurs. Merci pour l’idée !

      C’est aussi une bonne idée de demander un résumé à chaque contributeur de ce qu’il dit, dès que son mail dépasse plus de x mots.

      Pour la «fine» colonne, ça dépend vraiment. Le bloc texte+colonne de droite est réglé pour faire 80% de la largeur de l’écran in toto. Je ne sais pas si c’est possible d’adapter cette largeur à chaque lecteur. Au besoin, tu as l’export pdf en haut, où tu n’as plus que le texte et rien que le texte, mais c’est un peu lourd, je suis d’accord ;)

      Sinon, à mon avis, linuxfr bat largement en utilisabilité et filtrage du bruit les forums et listes. Enfin, le CAP, dans sa grande sagesse, a décidé d’essayer d’interdire autant que possible les cross-posts avec la liste discussion…

      J’utilise de temps de digest, assez pratique.

      Merci pour tes nombreux retours très utiles, même si je pense pas pouvoir tout appliquer dès demain ;)

  14. Xav

    «des libertaires, mais de gauche, car nous refusons de laisser crever notre voisin dans l’indifférence générale»
    Mais…. mais… un libéral ça refuse aussi de laisser crever son voisin ! C’est juste qu’il va l’aider lui-même et non prendre l’argent du contribuable.

    Le libéralisme n’est ni de gauche ni de droite. En fait, gauche, droite, ça ne veut pas dire grand chose…

    Alors étiquetez-vous “libéral de gauche”, mais s’il s’agit de détrousser la classe moyenne pour assurer la pitance du pauvre, sans réfléchir aux mécanismes qui font qu’il est pauvre… il vous faut vous étiqueter “de gauche” et enlever le “libéral”. ;)

    1. politiquedunetz Post author

      Ou pas ;) Je vous rejoins sur le fait que droite/gauche n’est pas toujours très pertinent. Mais du coup j’ai du mal à comprendre quelle importance ça a pour vous de vouloir nous classer d’un côté ou de l’autre ;)

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