En Grande-Bretagne, la mesure très controversée de David Cameron (premier ministre conservateur) commence à se heurter à rencontrer une première opposition massive. Une pétition mise en ligne dans l’après-midi a déjà été signée plus de 65 000 fois.
Il est attendu que la reine, en tant que chef de l’État, annonce les mesures délirantes de Cameron le 9 mai lors d’un discours. Les administrations devraient ensuite recevoir l’ordre de sauvegarder toutes les données personnelles des utilisateurs qu’elles peuvent récolter, en temps réel. La pétition est adressée à Cameron. Son message est très simple :
Cher David Cameron,
- Respectez notre vie privée. Stoppez le plan d’espionnage national d’Internet et des lignes téléphoniques.
- N’écoutez pas nos mails, ne lisez pas nos mails, ne listez pas les sites auxquels nous nous connectons.
- Tenez-vous en à vos promesses de campagne : « renverser la tendance de l’État à devenir Big-Brother ». Ici nous sommes en Angleterre, pas en Chine ou en Iran. Nous ne voulons pas être surveillés par le gouvernement.
Apparemment il est nécessaire d’habiter au Royaume-Uni pour signer la pétition.
La pétition autrichienne lancée sur un sujet similaire a elle aussi déjà gagné 90 000 signatures, soit 1% de la population, et 11 000 citoyens ont rempli le formulaire de recours constitutionnel (cf ici)proposé par AK Vorrat, le groupe d’activistes qui s’occupe du sujet.
Rappelons qu’en France c’est à l’époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur que la rétention obligatoire des données de télécommunications a été incluse dans une loi de lutte contre le terrorisme. Les opérateurs de télécommunications doivent retenir toutes les données de connexion pendant 12 mois.