L’auto-amputation de l’ARD et de la ZDF est en bonne voie
- jeu. 15 mars 2012 Selbstamputation von ARD und ZDF auf gutem Weg
- écrit par Kilian Froitzhuber traduit par Paul Neitse
- dans la catégorie droitauteur sous licence CC-BY-NC-SA à partager sur Twitter, Facebook ou à courrieller
Arrivée du modèle payant dans la presse en ligne allemande. Le 21 février 2012 se sont rencontrés des représentants de l’ARD et de la ZDF (chaînes de radio-télévision allemandes), nommément Monika Piel, la présidente de l’ARD, Markus Schächter, le directeur de la ZDF, ainsi qu’Ulrich Wilhel (BR) et Lutz Marmor. Ils ont discuté une nouvelle fois avec les représentants des éditeurs de presse pour circonscrire leur offre en ligne. D’après ce qui a été rapporté les uns devraient à l’avenir se concentrer sur l’audio et la vidéo tandis que les autres devraient se restreindre à l’écrit.
Tous les participants devaient être d’accord sur le fait qu’ils avaient du mal à reconnaître la différence entre des journaux imprimés et des journaux écrits en ligne. Stefan Niggemeier appelle l’ensemble «automutilation annonciatrice».
On se demande bien pourquoi l’ARD et la ZDF négocie un tel compromis avec les éditeurs de presse. Dans le différend à propos de la version tablette du tagesschau.de, contre laquelle plusieurs éditeurs ont déposé plainte, le tribunal avait invité les deux parties à discuter ensemble. Mais à présent les discussions ne tournent pas autour de la version tablette du Tagsesschau mais plutôt autour d’un jalonnage bien plus fondamental des frontières des services publics en ligne. Si encore l’ARD avait perdu son procès et donc avait un intérêt à essayer de s’adapter aux exigences des éditeurs papier…
L’association des journalistes allemands a expliqué en attendant ce qu’il pense de ces répartitions. Le réprésentant fédéral Michael Konken a déclaré :
«L’ARD et la ZDF devraient sacrifier déraisonnablement leurs propres journalistes, en devant alors leur formuler des exigences inadaptées à une activité journalistique».
2012 s’annonce comme l’année de l’introduction des modèles payants. Plusieurs maisons d’édition planifie de ne plus financer leur offre en ligne par de la pub mais essayent de trouver des lecteurs prêts à payer. Il leur est donc avantageux d’amputer les offres concurrentes à l’avance, même si les services publics doivent être mises sous pression avec des obligations de dépublication et de renoncement à des licences favorables aux consommateurs, ce qui confine au ridicule.
Commentaires !